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 We Might As Well As Strangers {James

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Jillian Helsing
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Votre force : Mon intuition
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MessageSujet: We Might As Well As Strangers {James   Mar 11 Nov - 22:21


    I don't know your face no more
    Or feel your touch that I adore
    It's just a place I'm looking for
    We might as well be strangers in another town
    We might as well be living in a different world
    I don't know your thoughts these days
    We're strangers in an empty space
    I don't understand your heart
    It's easier to be apart


    Découvrez Keane!

    «-Ils ont tous un grain dans cette ville ou quoi ? »

    Voilà la réflexion que venait de faire d’une voix murmurée une jolie brunette répondant fièrement, ou pas d’ailleurs, au nom de Jillian Helsing. Quatre heures de l’après-midi, et pour passer le temps la jeune femme n’avait rien trouvé de mieux que d’aller visiter les « boutiques »de Ridgecrest. Enfin « boutiques » ! Un grand mot vu leur état calamiteux. On aurait dit que ces dernières avaient été abandonnées il y a bien longtemps. Poussiéreuses, désertes, et pleines de toiles d’araignées. Dire que cette ville abritait un hôtel de luxe de renom ! Il n’y avait vraiment qu’un vampire pour avoir l’idée de créer un palace au milieu d’un endroit paumé. En fait ça ne l’étonnait pas de Georges. Le cerveau d’une huître et le cœur d’une pierre. Il faudrait qu’elle pense à lui rendre visite d’ailleurs, juste pour avoir le plaisir de revoir sa tête effrayée. Les rares habitants qu’elle avait croisé jusqu’à présent avaient vraiment réussi à lui faire peur : aucun ne semblait net, on aurait dit qu’ils sortaient d’un autre siècle. Ce genre de personnes, Jillian en avait déjà vu dans les films d’horreur mais elle n’aurait pas imaginé qu’on pouvait aussi en rencontrer au cœur de la Transylvanie. N’étant pas encore totalement rebutée par l’apparence première des lieux, la chasseuse entra dans une épicerie.


    « -Youhouu…Quelqu’un dans les parages ? »s’enquit alors la brunette.

    Bien évidemment, personne. Pas une âme qui vive. Tant mieux finalement. Ce qu’elle cherchait ? De l’alcool. Vous devez sans doute vous dire qu’elle aurait facilement pu en trouver à l’hôtel mais elle commençait à avoir son compte des bouteilles coûtant les yeux de la tête. Déjà que toutes les économies de ses défunts parents partaient avec la location de sa chambre d’hôtel, inutile d’en rajouter ! Quand à son problème avec l’alcool…disons que c’était le cadet de ses soucis pour le moment. Elle se refusait à reconnaître qu’elle commençait à avoir un sérieux problème avec ça. Peut être parce qu’elle n’avait pas spécialement envie d’être guérie. Au moins cela lui permettait d’oublier sa montagne de soucis quelques heures, alors où était le mal ? James ne s’en rendait pas compte. Ni de ça ni de son fameux secret. Ou plutôt il refusait de s’en rendre compte, il se voilait la face. Elle le comprenait, lorsqu’elle sortait avec Liam elle avait agi précisément de la même manière. Maintenant l’ironie du sort c’est qu’elle était devenue exactement comme ce dernier. C’était la remarque cruelle et bouleversante de vérité qu’elle s’était faite l’autre soir en le rencontrant au bar de l’hôtel. Enfin elle ne voulait plus songer à lui ni à la personne qu’elle était en train de devenir, remuer le couteau dans la plaie ne lui serait pas d’un grand secours.

    De toute manière pour le moment ses pensées étaient loin d’être occupées par le blond, déjà totalement monopolisées par le brun, c’est à dire James. Lui et sa réaction quand il apprendrait ce qu’elle avait fait. Elle et ses foutus états d’âmes, qui n’avaient pas été arrangés par sa récente violente dispute avec John. Encore et encore, Jillian avait tenté maintes fois de se convaincre qu’elle n’était pas tombée amoureuse de James. Elle avait vraiment essayé, mais le problème c’est qu’elle n’éprouvait pas exactement le genre de sentiment qui s’oublie ou disparaît facilement, bien au contraire. Et le fait de passer toutes ses journées en sa compagnie n’arrangeait rien. Elle ne pouvait s’empêcher de se demander ce qui arriverait quand ils arrêteraient de chasser ensemble. Parce que cela devait survenir, tôt ou tard. A l’origine elle était restée avec lui pour qu’il la protège car c’était évident qu’être une Helsing la mettait fortement en danger, et ce jusqu’à la fin de ses jours. Aujourd’hui cette raison ne tenait plus. Jill était parfaitement capable d’affronter les créatures des ténèbres seule, ou plutôt capable de se mettre un pétrin sans nom toute seule comme une grande. Alors pourquoi restait-elle ? En partie parce que se retrouver seule la terrifiait ; elle avait beau être assez solitaire de nature, l’idée de l’être chaque heure de chaque jour n’a rien de réjouissant. Ensuite et c’est la vraie raison parce que l’idée de se séparer de lui, de ne plus le voir tous les jours, et même la simple idée de ne plus se disputer avec lui lui était insupportable. Mais dans un autre temps elle se disait que si« loin des yeux, loin du cœur », elle arriverait peut être à l’oublier en s’éloignant. Sans compter qu’avec ce qui se passait avec son frère Peter, le fait qu’elle lui mente de plus en plus souvent pour le libérer ; s’éloigner du beau brun demeurait la meilleure solution. Et puis son altercation avec Highfield ne lui laissait pas le choix. Il était au courant qu’elle cachait quelque chose de grave et d’avance elle savait qu’il ne la lâcherait pas avant d’avoir découvert le fin mot de l’histoire et d’en avoir fait profité son meilleur ami au passage. Voilà sa théorie, très bien fondée d’ailleurs, mais pour ce qui était de l’exécuter…

    Plus le temps passait, plus cette idée s’imposait à elle comme une évidence. Elle se devait de le faire, à défaut de lui avouer la vérité à propos de son pacte avec deux vampires. Mais chaque fois elle se ravisait, la simple pensée de ne plus le voir chaque jour lui paraissait insupportable, intolérable. Un cercle vicieux. Il finirait par tout découvrir. Tout se sait, la vérité éclate au grand jour tôt ou tard. Quand il saurait que ferait-il ? L’insulterait-il ? Voudrait t-il encore lui parler ? Aurais t-il jamais à nouveau confiance en elle, et surtout essaierait t’il de faire en sorte que ce soit le cas ? La tuerait-il ? Non il ne pourrait pas la tuer. Certes sa trahison était terrible mais elle était sure qu’il ne lui ferait pas de mal. Physiquement du moins. A la rigueur s’il apprenait la vérité, elle préférait presque qu’il la frappe, qu’il l’assomme de coups de poings, qu’il lui jette des choses à la figure…plutôt que d’entendre à quel point elle l’avait déçu, blessé, à quel point il la méprisait. Oui elle aimait mieux une vive douleur physique qui s’atténue au fil des jours de préférence à des paroles acerbes qui risquaient de la marquer à vie. Elle s’étonnait qu’il n’ait pas encore appris ce qu’elle avait fait. Elle avait l’impression que ça se voyait comme le nez au milieu de sa figure. Etait-elle une si bonne manipulatrice que ça ou bien était-il aveugle ? Pourtant d’ordinaire son intuition perçait à jour n’importe qui. John lui n’était pas dupe, elle se sentait jugée à chacune de ses remarques, chacun de ses gestes. A ce rythme là son secret ne ferait pas long feu. Jillian visualisait la situation un peu comme un volcan dont l’on attend l’éruption imminente et dévastatrice d’un jour à l’autre.

    Alors oui, de plus en plus, Jillian pensait que chasser en solo était la solution la plus éclairée et raisonnable. Au moins elle serait presque sure qu’il ne connaîtrait pas le fin mot de l’histoire, qu’il ne la détesterait pas. Et puis c’était une manière de le protéger aussi. Ambre s’en était prise à son frère pour la faire chanter, elle aurait tout aussi bien pu capturer James…l’effet produit sur Jilly aurait été à peu près le même. A la différence qu’elle aurait mis au courant Peter. Parce que lui ne pouvait pas la haïr, ils étaient du même sang après tout. Elle savait que leur amour était inconditionnel ; elle aurait pu tuer, trahir, torturer des êtres humains…il n’aurait sans pas compris mais il l’aurait soutenue elle en était sure. Il aurait continué à l’aimer. Parce que c’était son frère. Quoi qu’il advienne, ce lien ne pouvait pas se briser. Il l’avait toujours secourue quelle que soit la situation. Elle aussi l’aurait fait pour lui. Elle l’avait fait. C’était dans l’ordre des choses, à son tour de prendre soin de lui. Tandis que James…là elle nageait dans le flou total quand il s’agissait d’imaginer la réaction qu’il pourrait avoir. Qu’était-elle pour lui ? Juste une fille qu’il protégeait par simple sens du devoir ou était-ce plus fort que ça ? Par moments elle optait pour la deuxième option, mais d’autres fois pour la première. Impossible d’avoir des certitudes. La jolie brunette aurait voulu ne pas se poser autant de questions, ne pas en être amoureuse. Plus elle essayait de ne pas l’aimer, plus c’était l’inverse qui arrivait. Niveau chagrin d’amour, elle avait pourtant déjà donné. Avec Liam pour n’en citer qu’un. D’ailleurs si on y réfléchissait bien il n’y en avait eu qu’un. Il avait été son premier grand amour et jusqu’à rencontrer James elle avait cru que ce serait le dernier. Apparemment elle s’était trompée. Restait à savoir si elle aimait le brun plus qu’elle n’avait aimé le blond, et si elle était encore amoureuse de ce dernier en fait. Peux t’on aimer autant deux hommes à la fois ? Non, sans doute pas.

    Elle n’ignorait pas ce qu’il lui restait à faire, mais elle savait aussi qu’à la minute même où elle croiserait le regard de James, toutes ses résolutions partiraient en fumée. Pour la première fois de sa vie, Jillian se sentait lâche. Bon d’accord pas pour la première fois. Ou alors elle pouvait filer à l’anglaise, en traître puisque de toute façon elle en était une. Ce serait forcément plus facile. Le risque c’est qu’il cherche à la retrouver, qu’il croit qu’elle ait été enlevée ou quelque chose du genre. Ou alors elle pouvait toujours lui laisser un mot pour lui annoncer son départ. Non ça se serait vraiment minable comme attitude. Comme de rompre avec quelqu’un par sms, sauf que James et elle ne sortaient pas ensemble même s’ils donnaient parfois l’impression d’être un couple. Elle savait d’avance qu’il le prendrait mal si elle agissait de la sorte. Très mal même. Et puis il croirait peut être que l’initiative d’écrire ce mot ne venait pas d’elle, qu’on l’avait forcée à le faire. Il la connaissait assez bien pour pouvoir affirmer que ce n’était pas son genre d’agir de la sorte. Surtout pour « abandonner » quelqu’un qu’elle connaissait depuis quoi ? Trois ans ? Quatre ? A peu près. Et surtout après tout ce qu’ils avaient vécu, partagé…Sans compter que Jilly pouvait se vanter d’être une personne franche et entière. Enfin jusqu’à son marché avec deux immortels du moins.

    Voilà à quoi la belle brune pensait tout en détaillant du regard les quelques bouteilles de vin poussiéreuses et peu engageantes de la petite épicerie. Elle en prit alors une dans ses mains, soufflant sur l’étiquette pour mieux distinguer son nom. L’effet produit ne se dit pas attendre : la jeune femme se reçut la poussière en pleine figure et se mit à tousser comme une asthmatique en pleine crise. C’est à ce moment là que son portable se mit à sonner, affichant en lettres claires « James. » Sans beaucoup hésiter, la jeune femme ne daigna pas répondre et éteignit même son portable. Certes c’était mal, très mal même mais elle l’évitait depuis plusieurs jours. Lui mentir devenait de plus en plus pesant, alors elle aimait mieux fuir sa compagnie pour ne pas se trahir. Même si ne plus le voir restait très dur. De toute façon elle devait s’habituer à ne plus passer tout son temps avec lui. N’importe quelle langue médisante, John par exemple, aurait ajouté ça à la liste des faits qui prouvaient que Jillian n’était pas sincère avec son ami mais si j’avais une seule chose à vous dire ce serait « Ne vous fiez pas aux apparences. » Les choses sont parfois l’exacte opposé de ce qu’on s’imagine qu’elles sont au premier abord. Elle sentit quelques secondes plus tard une main ferme se poser sur son épaule. Autant vous dire que Jillian sursauta immédiatement et manqua de faire tomber la bouteille qu’elle avait dans les mains. Se retournant, elle tomba alors nez à nez avec celui dont elle avait ignoré l’appel : James Arlington en personne.


    « -Ah c’est toi…Tu m’a foutu une de ces trouilles, James.... Je t’ai déjà dit d’arrêter ça. » s’exclama d’une voix gênée la jolie brune, espérant de tout son cœur qu’il ne l’avait pas surprise en train d’éteindre son portable la seconde d’avant.

    Arrêter quoi ? Arrêter de marcher d’une manière si silencieuse que même une chasseuse comme elle, pourtant habituée à rester aux aguets au moindre petit son, pouvait se faire surprendre par lui. Son cœur battait d’ailleurs maintenant à tout rompre dans sa poitrine, autant à cause de la peur qu’à cause de sa proximité avec James. Elle se rendait compte qu'ils auraient tout aussi bien pu être des étrangers, vu tout ce qu'elle lui cachait, tout les non-dits qui s'insinuaient entre eux...Elle se détestait de faire ça, de briser morceau par morceau tout ce qu'elle avait construit avec James au fil des années.
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MessageSujet: Re: We Might As Well As Strangers {James   Jeu 13 Nov - 4:22

    # Her life is a lie, but he don't know ...

    Marcher. Tout simplement. Rien de plus, rien de moins. Se serait juste ça, il ne pourrait pas penser à d’autres choses. Il devait se concentrer sur le bruit régulier qu’il forçait ses pas à faire sur le sol. Sur l’asphalte qui s’étendait devant lui, sans fin apparente. Non mais franchement, construire un hôtel ici n’avait rien de glorieux, ni d’engageant : aucun voyageur ne daignerait s’arrêter ici. Ou plutôt.. Faux. Tous les voyageurs s’arrêteraient ici étant donné que c’est sûrement le seul hôtel à des lustres à la ronde. J’ose imaginer, en tout cas. Mais en réfléchissant légèrement, (même si je sais que ce n’est pas donné à tout le monde, mais je précise ici que James est doté d’un cerveau particulièrement intelligent) c’est vrai que marcher 7 heures d’affilées méritent un repos. Alors quel voyageur dédaignerait un hôtel en sachant que le prochain doit être à.. Disons, 2 ou 3 fois plus d’heures de marche? Suffit d’avoir un petit peu de jugement et on irait s’écraser là-dedans, que l’établissement soit miteux ou pas. Mais, me direz-vous, qui serait assez dingue pour venir se balader jusqu’ici? Bonne question, tiens. Tant qu’à y être, essayez d’y trouver la réponse, si votre cerveau vous le permet? D’ailleurs, ça m’étonnerait, même si ce n’est pas ça qui m’intéresse. Ce qui m’intéresse, c’est le jeune homme qui, les yeux dans le vague, observait les alentours d’un regard vide. Lui qui, d’habitude, était si alerte à tout ce qui se passait semblait totalement perdu. À quoi pensait-il, au juste? À tout et à rien, devrais-je sûrement répondre. Effectivement, il réfléchissait mais aucune pensée précise ne s’insinuait dans son esprit. En fait, il essayait d’oublier totalement un mot, une personne, un sentiment. Jillian Helsing.

    Il ne voulait plus rien savoir d’elle, ça c’est sûr. Il savait qu’il allait changer d’idée, il était beaucoup trop prévisible pour ça. Et de toute manière, sans qu’il veuille véritablement se l’avouer, le simple fait de ne pas l’avoir vue plusieurs jours d’affilée suffisait l’inquiéter au plus haut point. Pas qu’il doute des aptitudes de la jeune brune face à un vampire, mais si elle s’était fait prendre comme il avait faillit se faire prendre tellement de fois? Si elle n’avait pas regardé en arrière au bon moment, ou plutôt qu’elle avait regardé au mauvais moment et qu’une bestiole lui avait sauté dessus par-devant? Qui le sait réellement? Ce qui était sûr, c’était qu’il voulait savoir ce qui lui arrivait. Il voulait absolument comprendre le fait de son absence. Avait-il dit quelque chose qui l’avait blessée? Avait-il fait quelque chose qui lui tombait sur les nerfs et qu’elle ne pouvait pas supporter – à part le fait qu’il se tienne avec John? James avait trop conscience que Jillian était quasiment une obnubilation. Comme une drogue. Comme si la première fois qu’il l’avait vue, il y avait « goûté » et que maintenant, plus moyen d’arrêter de penser à elle. Il n’imaginait même pas sa réaction si elle s’était foutue dans un pétrin pas possible, ou si elle s’était blessée. Il reconnaissait qu’il était beaucoup trop protecteur et que Jilly devait sûrement en avoir assez. Mais comment l’en empêcher? Elle comptait tellement pour lui qu’il ne pouvait pas envisager la perdre.

    Et puis, pourquoi avait-elle disparue si rapidement? Juste le fait de ne pas l’avoir dans son champs de vision ou du moins savoir où elle était pour qu’il puisse la rejoindre en cas de danger le stressait sans qu’il ne comprenne vraiment pourquoi. Ou peut-être que, dans le fond, il le savait que trop bien et ne voulait pas se l’avouer? Huum.. Possible ça aussi. Il savait qu’il se cachait des choses. Que la vérité fait beaucoup plus mal qu’il n’y paraît. Il aurait préféré se faire roué de coup le plus longtemps possible plutôt que d’être obligé d’accepter cette dure vérité. Il ne voulait pas la savoir, il ne voulait pas l’entendre. L’admettre, c’était trop, bien qu’il le sache dans le fond. Parce que le fait était là : s’inquiéter tant que ça pour une simple amie n’avait pas de sens. On peut avoir peur de la perdre, d’accord. Mais lui craignait quasiment plus pour elle que pour sa propre vie. Sa vie à lui, il s’en fichait. En fait, la jolie brunette et lui était complémentaire. Elle se préoccupait de sa vie à lui et lui de la sienne. Étrange, non? Il m’aurait bien frappé s’il savait que je vous l’avais confié, mais voilà : James est amoureux d’elle..

    Donc, le beau brun se passa une main dans ses cheveux, enlevant ainsi des mèches qui gênaient sa vue. Secouant la tête, une bourrasque de vent plus fraîche et plus violente que les autres le réveilla. C’est tout juste s’il ne se demandait pas ce qu’il faisait ici. James s’arrêta quelques instants et ferma les yeux, pour les rouvrir aussitôt. Oui, oui, c’est vrai! Il était venu chercher du une caisse de bière pour la partager avec John. Voilà. Rien de plus. Il se focalisa sur ça, pour que cette simple pensée emplisse son cerveau et fasse taire toute pensée concernant Jillian. Mais lorsqu’il éliminait toutes les pensées et les questions la concernaient, il se retrouvait avec des questions du genre « Définissez ce qu’est une roche innée. » (MDR) Il devait se l’avouer, la jeune femme occupait 99% de ses pensées, jours et nuits. Surtout ces temps-ci, étant donné qu’il ne la voyait plus. Elle lui manquait, c’était certain, mais il ne l’avouerait jamais, même sous la torture. C’est dire à quel point il essaye de se convaincre qu’il ne l’aime pas et qu’elle n’est rien de plus qu’une amie chère à ses yeux.. Bonne chance, mec. J’espère simplement que tu as du temps à perdre, parce que ce n’est que ça que ça va te rapporter. Mais bref. Lorsqu’il entra, toujours silencieusement, dans l’épicerie, elle semblait vide. Et il fut prit d’une envie irrépressible d’appeler Jillian. Il sortit son portable noire de sa poche, l’ouvrit d’un coup de pouce et composa machinalement un numéro. Il porta le combiné à son oreille et attendit, tant et plus. Puis il tomba sur sa messagerie et ne songea même pas à laisser un message. Il referma doucement son téléphone, plus refroidi que jamais.

    Il tourna une allée et que vit-il, si soudainement? Jillian Helsing, en personne. Hé oui, même de dos elle était reconnaissable entre mille. Il posa une main sur son épaule, fermement. La jeune femme sursauta et se tourna vivement vers lui, lui disant qu’il lui avait fait une peur bleue. Ah ha! Et après, elle disait qu’elle était plus douée que lui à la traque aux vampires. Pffeu, apprends au moins à faire attention à tes arrières, miss. (xD) James sourit, amusé. Ses yeux qui, en l’absence de la demoiselle, s’étaient ternis retrouvèrent leur éclat habituel. Il était si beau, souriant. Le soulagement se peignait sur son visage et c’est tout juste s’il ne l’enlaçait pas en lui soufflant à l’oreille qu’elle lui avait manqué. Il se retint à la dernière seconde et vrilla son regard au sien. Bon sang, ce qu’elle avait de beaux yeux, si brillants. Ils semblaient si intelligents..

    -Je t’ai déjà dis de faire plus attention à tes arrières, même lorsque tu es persuadée que tu es seule, fit-il en rigolant.

    Il l’observa attentivement quelques secondes plus posa son épaule contre le comptoir, jetant de légers regards autour d’eux. Puis, il sembla avoir retrouvé l’usage de sa parole et prononça doucement parce qu’il ne voulait pas la brusquer mais assez fermement pour lui faire savoir qu’il souhaitait avoir une réponse.

    -Je viens de t’appeler il y a à peine deux secondes.. Comment ça se fait que tu n’ai pas répondu?

    Ses yeux bruns plongés dans les siens, il attendit une réponse. Parce qu’il savait qu’elle avait son portable. Ça lui revenait : c’était donc ça le léger bruit qu’il avait entendu, si faiblement! À présent, il allait peut-être avoir une réponse à ses questions. M’enfin, à celle-là en tout cas. Tout ce qu’il voulait entendre, c’était qu’elle ne l’avait pas entendue ou quelque chose du genre. Tout pour convaincre sa conscience que ce n’était pas à cause de lui. Il voulait juste savoir quelque chose, n’importe quoi..

    Parce que lorsque la vérité éclate au grand jour, ça fait mal.

    { Désolée de la pauvreté de mon post, je vais essayer de faire mieux la prochaine fois <3 }
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Jillian Helsing
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MessageSujet: Re: We Might As Well As Strangers {James   Ven 14 Nov - 9:18

    Jillian détestait cette impression. Celle qu’elle avait chaque fois qu’elle était en présence de James. Celle de perdre le contrôle. En face de lui elle ne répondait plus d’elle même, elle ne se faisait plus confiance. Elle aurait donné n’importe quoi, fait n’importe quoi pour faire disparaître cette sensation. Tout serait devenu nettement plus facile si elle n’avait pas eu à se soucier de lui, de son jugement. Mais voilà ce n’était pas le cas et elle devait vivre avec. En tout cas essayer. La chasseuse avait du mal à imaginer sa vie, que ce soit dans 10 ans , dans 6 mois ou même juste dans deux heures. Chaque fois qu’elle essayait de se projeter dans le futur, tout lui semblait flou et incertain…comme si de toute manière elle ne vivrait pas assez vieille pour avoir un avenir à long terme. Les traqueurs vivent rarement vieux, le souvenir de ses parents ne lui rappelait que trop bien. Elle ne se voyait pas continuer la chasse mais encore moins poser les armes. Elle ne se voyait pas rester avec James, mais encore moins le quitter. Elle sentait aussi qu’ils avaient atteint un certain stade dans leur relation, comme s’il fallait absolument évoluer. La jeune femme se sentait comme une enfant qui refuse de grandir et qui pourtant doit bien se résoudre à le faire. Elle savait que c’était inévitable, il fallait qu’elle saute le pas et qu’elle ouvre son cœur mais chaque fois une peur terrible la tiraillait de toutes parts et tout mouvement lui était impossible, comme si elle était paralysée. Nous savons ainsi vous et moi qu’elle ne lui avouerait jamais ses sentiments pour lui, à par peut être si elle était sûre de mourir la seconde d’après…et encore ! A défaut de le faire, elle se devait donc de mettre un terme à ce « nous »qui n’avait jamais existé et n’existerait probablement jamais en l’abandonnant mais là encore une part d’elle même faisait de la résistance. Jillian se trouvait à un croisement, incapable de choisir une route. De toute manière, elle n’avait jamais été douée pour prendre des décisions. Chaque fois il lui fallait des heures et des heures de réflexion, même parfois pour choisir entre deux paires de chaussures. Alors vous imaginez bien que choisir entre quitter James, lui dire la vérité ou bien continuer à s’enfoncer dans le mensonge, se révélait remarquablement difficile. Elle aurait voulu continuer à éviter le brun, juste pour ne pas avoir à prendre une décision. Mais encore une fois, le hasard n’avait pas été de son côté.

    James avait entièrement raison. Il lui avait répété cent fois de ne pas baisser sa garde, même lorsqu’elle se croyait seule. Que pouvait t’elle dire pour sa défense ? Elle était indéfendable et elle doutait que lui répondre « Désolée mais j’étais trop occupée à décider avec quel type d’alcool j’allais me bourrer la gueule ce soir pour m’occuper de la présence éventuelle d’un vampire dans les parages »était la bonne chose à faire. Cela aurait été la pure vérité pourtant, pour une fois ! Sauf que Jillian avait apprit avec l’expérience qu’il vaut souvent mieux dire aux gens ce qu’ils ont envie d’entendre. Son ami voulait entendre qu’elle allait bien, que tout était parfait dans le meilleur des mondes. Il aurait voulu qu’elle lui dise « Tu sais quoi ? En fait John est quelqu’un de génial, on va pouvoir traîner tout le temps ensemble comme les trois mousquetaires », enfin sauf qu’eux étaient quatre en fait mais bon on va dire que la jeune femme souffre d’un dédoublement de la personnalité et compte double vu le fait qu’elle ment comme elle respire depuis plusieurs mois. Mais là encore cela aurait été un abominable leurre. Si ça n’avait pas été pour James, elle n’aurait jamais supporté Highfield aussi longtemps. Dès le premier jour il lui avait tapé sur les nerfs, pourtant il était rare qu’elle méprise quelqu’un si vite. Elle l’avait trouvé, et c’était toujours le cas d’ailleurs, arrogant et moralisateur. Il se croyait au dessus de tout et de tout le monde, chose que la belle brune ne pouvait pas supporter. Ces derniers jours c’était encore pire car contrairement au beau brun il s’était rendu compte qu’elle cachait quelque chose et il lui avait bien fait comprendre qu’il entendait bien découvrir quoi. Heureusement pour elle, elle bénéficiait pour le moment d’un sursis car ce dernier était pour le moment complètement à côté de la plaque. Elle, chasseuse de vampire, une buveuse de sang ! La brunette en aurait presque ri si son état moral n’avait pas été si bas.

    La seule chose qu’elle espérait au fond , c’est que John finisse par reprendre la route seul mais ça elle s’avait qu’elle pouvait toujours s’asseoir dessus. Maintenant qu’il était au courant qu’elle cachait quelque chose, il avait même une raison de plus de rester. Au moins elle était à peu près sûre qu’il n’irait pas en parler à James dans l’immédiat, histoire qu’elle même n’aille pas raconter qu’il avait découvert ça une seconde avant de lui trancher la gorge. Evidemment elle aurait pu imposer à son ami un choix, mais elle ne le faisait pas parce qu’il risquait fort de lui préférer le chasseur. Elle était même presque certaine que c’est ce qu’il ferait : il connaissait John depuis quoi…trois semaines ? Et déjà il le décrivait comme le frère qu’il n’avait jamais eu, tandis que Jillian était pour lui…elle ne le savait même pas ! Pour le moment donc le chasseur qui lui avait tout apprit restait dans l’ignorance à propos de son secret et cela semblait lui convenir comme ça. Il continuait à se voiler la face. La preuve il entretenait toujours l’espoir de pouvoir un jour faire cohabiter ses deux amis. On a déjà vu des chiens et des chats s’apprivoiser, mais ne vous faites pas d’illusions cela n’arrivera certainement pas avec John et miss Helsing. Souvent, elle était jalouse de cette complicité que James et l’autre idiot avaient eu immédiatement…elle était souvent nostalgique du temps où ils n’étaient que tous les deux, ce temps où personne ne se mettait entre eux. Elle ne pensait pas être de ce tempérament là, quand elle sortait avec Liam elle n’avait jamais ressenti ce genre de sentiments. Jamais elle n’avait été jalouse d’un de ses amis, ni même d’une des filles qui lui tournaient autour. Peut être parce qu’elle était alors sûre que le blond l’aimait. Enfin elle n’allait pas se lancer dans un débat là-dessus, elle avait changé en quatre ans, sûrement bien plus vite que ne le fait une personne normale d’habitude. Sauf que depuis la fin du lycée, elle avait l’impression que quarante ans au moins s’étaient écoulés et non quatre seulement.


    « -Je plaisante, je t’avais parfaitement entendu. C’était pour te faire marcher. Comme si James Arlington pouvait me faire peur ! » répliqua enfin la jeune femme, un léger sourire aux lèvres.

    Typique. Pathétique aussi. Comme d’habitude son orgueil avait pris le dessus. Il fallait toujours qu’elle aie raison, même quand elle avait tort. Comme maintenant par exemple. La seule chose à espérer c’est que James ne renchérisse pas comme d’habitude, car s’il s’y mettait cela pouvait durer toute la nuit. Peut être que le fait qu’il lui tienne tête était l’un des éléments qui la séduisaient chez lui, mais ne comptez surtout pas sur elle pour avouer une chose pareille. Elle savait aussi que la plupart du temps il ne la prenait pas réellement au sérieux pour la traque des vampires, il la voyait encore comme la jeune femme inexpérimentée du début et le fait qu’elle en soit encore à se faire surprendre par quelqu’un n’allait pas le faire changer d’opinion. Cela avait vraiment tendance à lui taper sur les nerfs, bien qu’elle trouve ça assez naturel et normal. A cause de ça, elle avait accompli des actes vraiment stupides :du genre partir chasser seule en douce dès qu’elle avait à peu près su se débrouiller, tout ça pour se retrouver à sceller un pacte avec une sangsue. Si Jillian avait été moins prétentieuse, elle ne se serait jamais retrouvée face à Georges Stanford toute seule, et ainsi James l’aurait empêchée de faire l’erreur de sa vie. Mais on ne revient malheureusement pas en arrière, et elle devrait vivre avec ça jusqu’à la fin de ses jours. L’autre gros mensonge de sa réplique était sans aucun doute celui où elle avait prétendu ne pas le craindre. Alors qu’en comparaison de la peur d’affronter son regard, être confrontée à une armée de buveurs de sang lui paraissait un jeu d’enfant ! Là encore pour lui faire admettre ça, il faudrait se lever tôt. Elle aurait donné tellement pour pouvoir se confier à lui, pour lui avouer tout ce qu’elle ressentait à son égard et aussi sa trahison... Paradoxalement James était la personne sur Terre en qui elle avait le plus confiance et celle qu’elle irait voir en dernier s’il s’agissait de raconter à quelqu’un ce qu’elle avait fait. A quoi bon tout lui révéler ? Il ne comprendrait pas, il serait blessé et elle le perdrait pour toujours. Ce n’était même pas la peine de l’envisager ne serait ce qu’une seule petite seconde. Il se dirait : « Si elle m’a menti pour ça, alors pour quoi d’autre ? ». A sa place c’est ce qu’elle aurait pensé en tout cas. Sans compter que s’il apprenait l’existence des vampires au sein de l’hôtel il chercherait à les tuer, Ambre la première…et alors elle perdrait sa dernière chance de sauver son frère. Prendre un tel risque serait un crime, elle signerait l’arrêt de mort de son frère en faisant ça. Tout ça pour quoi ? Soulager sa conscience ?! Pas sur que ça suffise. Pourtant une petite voix au fond d’elle lui soufflait qu’elle avait peut être tort, qu’il comprendrait…il avait eu une sœur et elle était convaincue que s’il avait eu une chance de la sauver il n’aurait pas hésité, peu importe le sacrifice exigé. Il ne lui en parlait pas très souvent, il préférait garder sa souffrance pour lui même : peut être pour ne pas paraître faible, une manière comme une autre de se protéger…quoi qu’il en soit, Jillian savait cependant quelle restait continuellement dans son esprit, à ses côtés chaque fois qu’il débarrassait l’humanité d’un vampire de plus. Mais peu importe, elle garderait le silence. Jusqu’à temps qu’il ouvre tout seul les yeux sur son compte.

    Vint ensuite la question fatidique, celle qu’il allait forcément poser… « Pourquoi tu ne m’a pas répondu ? »Là encore la vérité faisait trop mal pour être énoncée à voix haute : « Pardon mais je cherche à t’éviter, j’aimerais arriver à ne plus t’aimer ce serait charitable à toi d’au moins me laisser essayer ! » Non, impossible de lui dire ça. Le problème c’est qu’elle ignorait s’il l’avait vue lui raccrocher au nez ou pas. Car s’il savait alors c’était un test, il voulait voir si elle allait dire la vérité ou non. Peut être commençait-il à se méfier d’elle, les accusations de John sur son compte faisaient peut être leur effet finalement. Elle ne l’avait pas vu depuis plusieurs jours, donc il avait donc eu le temps de faire opérer sa force de persuasion. Une phrase lancée par Highfield lancée lors de leur dispute lui revint alors subitement en mémoire « James est bien trop heureux en ce moment pour être au courant de quoi que ce soit. » Sur le coup, elle n’avait guère fait attention à cette réplique mais à présent elle trouvait qu’elle prenait tout son sens. Elle l’observa un bref instant, et elle arriva au constat suivant : il était bien trop décontracté pour l’avoir surprise en train de lui raccrocher au nez ou pour être en train de se méfier d’elle.


    «-Hum…tu m’a appelée ? J’avais plus de batterie de toute façon, il s’est éteint tout seul quand t’a essayé je suppose.» répondit alors la jeune femme, d’une voix qu’elle essaya de rendre la moins hésitante possible mais pour quelqu’un qui la connaissait aussi bien que James, cela aurait été un jeu d’enfant de deviner qu’elle mentait. Encore fallait-il qu’il souhaite le voir…

    C’est à ce moment là que Jillian se rendit compte qu’elle tenait toujours entre ses mains la bouteille de vin de la sinistre épicerie. D’un geste gêné elle reposa celle ci à son emplacement et replongea son regard dans celui de James. Elle aurait préféré être n’importe où plutôt qu’ici. Son cœur battait toujours à tout rompre dans sa poitrine mais elle avait renoncé depuis longtemps à le faire ralentir. La belle brune essaya alors de se concentrer sur autre chose que ses yeux, histoire de ne pas finir noyée, mais malheureusement son regard se porta aussitôt sur les lèvres du jeune homme. Encore pire. Maintenant elle se demandait qu’elle impression cela faisait de l’embrasser. Une fois elle avait failli le découvrir mais bien entendu John était arrivé pour les interrompre avant. Tant mieux d’un côté. Enfin non pas tant mieux. Ou plutôt si…A vrai dire, elle aurait été incapable de vous dire si cela avait été une bonne chose ou non. Bien décidée à faire arrêter tout de suite son cerveau de cogiter sur la manière d’embrasser de James Arlington, elle fixa alors un point fixe dans le fond de l’enseigne. Voilà déjà c’était mieux.


    « -Qu’est ce que tu me voulais en fait ? »rajouta ensuite la brunette, sur un ton qui pouvait être perçu comme agressif et comme un reproche alors qu’il trahissait surtout sa nervosité.


["La pauvreté de mon post" Rolling Eyes Qu'est qu'il faut pas entendre! lol]
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We Might As Well As Strangers {James
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