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 SHOW MUST GO ON - John

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Léonore Caldwell



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MessageSujet: SHOW MUST GO ON - John   Mer 15 Oct - 16:26


Découvrez Good Charlotte!

Show Must Go On.

Pv John.



    Léonore était seule, assise dans sa chambre, sur son lit. Devant elle, sur la vitre de sa fenêtre, des gouttes d’eau dégoulinaient lentement. Il pleuvait depuis ce matin, le ciel était masqué par d’épais nuages gris et personne n’osait mettre le nez dehors sans avoir un parapluie et des bottes en caoutchouc. Les clients du Wildshire s’étaient tous enfermés dans leur chambres respectives, se livrant à différentes activités. Certains regardaient la télévision, d’autres lisaient, dormaient ou encore, se baladaient dans les couloirs comme des âmes en peine. Ou plutôt, comme de pauvres mortels qui s’ennuyaient à mourir. La jeune femme avait entendu plusieurs personnes passer près de sa chambre, d’une démarche traînante, en soupirant bruyamment. Mais elle, elle n’avait pas bougé, à par ce matin, pour descendre dans la grande cuisine se chercher un café. La tasse, toujours pleine, reposait à présent sur l’une des tables de nuit Elle ne l’avait même pas bu, préférant frotter ses doigts froid contre la porcelaine chaude. Bien entendu, dès que la chaleur émise avait baissé, elle l’avait abandonné, trop fainéante pour redescendre et l’apporter aux autres membres du personnel charger des repas et de la vaisselle dans le château. La vampire portait encore son habit de nuit, une robe qui lui arrivait jusqu’au dessous des cuisses, blanches, fluide et ample, avec des manches bouffantes. Plutôt sophistiqué comme simple pyjama, certes, mais la miss Caldwell était ainsi. Belle, jusqu’au bout des doigts, en n’importe quelle circonstance. Même si elle ne se pomponnait pas particulièrement, si elle enfilait une vieille robe trouée, toujours, à chacun de ses pas légers, on la remarquait, on l’observait, on l’adulait. Parfois, cela l’agaçait. Ne pouvait-on pas la laisser tranquille ? S’intéresser à une autre demoiselle ? Il fallait croire que non. Ce regard que les hommes posaient sur elle, sans gêne, l’énervait. Elle était pourtant habituée, ç’avait toujours été ainsi.

    Enfant déjà, dans son « ancienne » vie d’avant sa transformation, les amis de son père posaient déjà leurs regards globuleux et vicieux sur sa frêle silhouette mince et souriaient de toutes leurs dents à l’enfant qu’elle était. Bien sur, elle ne comprenait pas encore, elle prenait ces sourires, ces regards pour de la simple politesse, pour de la sympathie pure et simple. Ce n’est que lorsqu’elle entra dans l’adolescence, qu’elle comprit que c’était bien autre chose, quelque chose de complètement différent que de la gentillesse. L’un des hommes que son père avait invité à dîner, lui avait demandé de lui montrer, en haut, dans le grand salon, de lui jouer un morceau de piano. Evidement, elle avait accepté et était montée avec lui, sans se douter de quoi que ce soit. Et là, après qu’elle eut joué un court extrait d’une mélodie, il s’était glissé à côté d’elle sur le petit tabouret, avait passé une main autour de sa taille, et avait renifler ses cheveux. Aussitôt, elle s’était dégagée, et était redescendue rejoindre ses parents dans la grande salle de réception. L’homme était revenu lui aussi, peu de temps après, confus, et avait fait comme si de rien n’était. Ce n’était pas grand chose, mais cet évènement l’avait à tout jamais marqué. Une leçon qu’elle n’oublierait pas de sitôt : toujours se méfier des hommes.

    Ses yeux pivotèrent alors vers la petite montre accrochée au mur, juste au dessus du fauteuil en cuir noir sur lequel étaient éparpillés quelques vêtements. Il serait bientôt vingt et une heure. Et on l’attendait, au bar de l’hôtel. Ce soir, c’était elle qui devait danser pour les clients masculins. Histoire de leur redonner le sourire suite à cette journée plutôt morose. Elle avait environ dix minutes devant elle. Largement suffisant. Un soupir s’échappa de ses lèvres gourmandes, tandis qu’elle se levait de son lit et passait sa robe par dessus sa tête. Léonore changea de sous-vêtements, en enfila des noirs, plus classes, plus provocants aussi. Ensuite, elle se dirigea vers le petit siège, et dégagea de la pile d’habits la petite robe gris. C’était une robe conçue spécialement pour ce genre de soirées, pour ce genre d’animation qu’elle savait qu’elle devrait animée. Courte, elle lui arrivait bien au dessus des cuisses et recouvrait à peine son postérieur. Les manches dénudaient ses épaules, et supposer ses formes gracieuses et féminines. Une fois mise, il ne lui restait plus que les collants noirs et opaques à mettre, les escarpins noirs, son collier et à passer rapidement par la salle de bain. Une fois habillée, elle choisit un collier très simple, une chaîne en argent basique au bout de laquelle pendait une perle blanche, ronde, de taille moyenne. Elle passa alors dans la pièce à côté. Le reflet que lui renvoyait le miroir était satisfaisant. Sa main droite libéra ses cheveux blonds, retenus par une pince tout au long de la journée. Ils retombèrent souplement sur ses épaules. Un coup de brosse suffit à les dompter. Mademoiselle Caldwell posa ensuite une touche de rouge à lèvres sur sa bouche, maquilla ses yeux de gris, les souligna à l’eye-liner et au mascara, puis se parfuma copieusement. Et la voilà prête. Léonore adressa un dernier regard à son reflet, puis quitta sa chambre et se rendit dans l’Aile Ouest, dans le bar.

    Les couloirs étaient pratiquement déserts, les lumières étaient éteintes, et seul le bruit de ses tallons sur le sol laisser supposer une présence. Sa paume se posa sur le bois de la porte, qu’elle poussa doucement. La lumière était heureusement tamisée, de nombreux regards se tournèrent vers elle, tandis qu’elle s’avançait vers le bar. La vampire fit mine de ne pas s’apercevoir qu’elle était observée, et demanda un verre de Vodka au barman qui lui servit aussitôt. L’espèce de scène était faiblement éclairée, tout le monde autour d’elle chuchotait, installé à des tables rondes sur des chaises en bois réparties tout autour. Quelques hommes traînaient au bar, perché sur les hauts tabourets, un verre de bière dans une main, et une cigarette dans l’autre.. Déjà, ils semblaient bien amochés, avec leurs rires bruyants qui s’élevaient de temps à autre. Tranquillement, elle but son verre, regardant distraitement autour d’elle, sans porter un réel intérêt à tous ces gens. Les quelques femmes présentes grimaçaient déjà, la regardant de haut en bas, se demandant sûrement si c’était elle qui allait faire le show ce soir. De petites tapes se faisaient parfois entendre, c’était les demoiselles qui frappaient le genou de leur ami, ou petit-ami, voir mari pour certaines, lorsqu’ils se dévissaient le cou pour regarder d’un peu plus près le spécimen féminin qui venait de faire son apparition. Léonore leva les yeux au ciel. Ne connaissaient-ils donc pas la notion de respect ici ? Elle n’était pas un morceau de viande qu’on se dispute. Elle était là, uniquement parce qu’on lui avait demandé. Lorsqu’elle eut terminé son verre, quelques minutes plus tard, elle se leva et retourna près du bar pour le posé sur le bois vernis. L’une des serveuses, membre elle aussi du personnel, et donc, buveuse de sang, lui fit signe qu’elle pouvait y aller. La blonde hocha simplement la tête. Les lumières s’éteignirent alors, tandis qu’elle se dirigeait vers le milieu de la scène et s’asseyait sur la chaise en bois installée au centre. C’est partit …
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John Highfield

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MessageSujet: Re: SHOW MUST GO ON - John   Ven 17 Oct - 20:58

    Il faut que je parte d'ici.
    Je ne me suis pas amusé les jours depuis mon arrivée, mais il suffit de dire que je ne fous rien depuis de nombreux jours. Et qui a eu cette idée de poser ici, pensant peut-être qu'il y aurait des vampires? La Jillian, comme par hasard. Et ouais, celle-là, elle sert vraiment à rien. Même à se demander si elle a déjà croisé un vampire dans sa vie, ou pire encore, si elle a déjà tué un buveur de sang. Moi, à présent, je suis en manque. En manque de cette montée d'adrénaline. En manque d'avoir cette peur de mourir d'une minute à l'autre. En manque d'être fier, d'avoir épargner la Terre d'un démon. C'est peut-être elle que je devrais tuer, ainsi je n'aurai pas la main engourdie par manque de mouvements. Il faut avouer que depuis mon arrivée, je n'ai pas fait grand chose de mes journées, et étant de nature hyperactif, il est inutile de préciser que je m'ennuie à mourir. Et j'ai beau adoré la pluie, parfois, on s'en passerait bien. Il suffit de voir les nombreuses gouttes qui s'éclatent contre la vitre pour imaginer penser sortir pour s'amuser. Tant pis, il faudra que je trouve une activité appréciable dans ce maudit et luxueux hôtel. Je me lève de ma chaise qui était situé près de la fenêtre afin d'admirer le paysage, et me dirige vers le placard: j'ai beau me moquer éperdument du regard des autres, je crois que simplement vêtu de mon boxer, je serai ordonné de quitter l'hôtel. Je prends un jean levi's (que j'ai payé la peau des fesses, soit dit en passant) de couleur brut et j'enfile par la suite un tee-shirt de couleur gris. Trouvant que le temps se rafraichit, je cherche un gilet de couleur noire que je mets dès que je le trouve. Ayant quelques douleurs à la cheville droite (depuis ma tendre enfance, j'ai quelques soucis avec ce maudit pied!), je décide de sortir mes bonnes vieilles Doc.Martens, elle aussi de couleur noire.

    Ni une ni deux, je prends la direction du couloir en ouvrant la porte pour ensuite la fermer à double tour. Je mets la clé dans ma poche et je me dirige je ne sais où, ne connaissant toujours pas l'hôtel du bout des doigts (et puis de toute façon, le sens de l'orientation et moi, cela fait bien au moins trois cent mille). Alors que je continue à avancer sans prêter de l'attention à ce qui m'entoure (autant les Hommes que les objets) mais quelque chose m'attire: sans doute est-ce les lumières tamisées de l'endroit, ou peut-être plus le bruit des verres contre le bois vernis. Je ne réfléchis pas et je pénètre dans ce bar, qui me plait déjà. Bien que je ne sois pas habité à fréquenter des endroits aussi chics, j'adore déjà la banquette en cuir où je m'installe, ayant vu sur une sorte de scène: s'agit-il donc d'un cabaret? Sans trop d'attente, une serveuse se présente devant moi en me demandant avec douceur et patience ce que je souhaite. La trouvant polie et respectueuse, je fais de même:
    « Une Vodka tonic, s'il vous plaît. », dis-je, accompagné d'un sourire charmeur. Elle me retourne son sourire en prenant ma commande.

    J'aperçois alors une femme montée sur scène, et pas pure curiosité, je la regarde y aller discrètement. Discrètement? Pas tant que ça, pour dire vrai. Ce serait mentir de dire qu'elle n'attire pas le regard, avec cette robe très courte -mais pas pour autant vulgaire- qui laisse montrer ses jambes fines et délicieuses. Et ne parlons même pas de ses épaules dénudées qui la rend tout simplement irrésistible. Je soupire: décidément, les femmes sont bien trop belles et classes ici, je sens que je ne vais pourvoir m'en mettre une seule dans ma lit ainsi! Les lumières s'éteignent alors, ce qui veut sûrement dire que le spectacle va commencer. Ne sachant ce qui va m'attendre, je reste les yeux fixés sur la blondinette bien qu'à cause du noir de la pièce, cet action est difficile. La serveuse m'apporte mon verre et je la remercie. Je déguste la première gorgée, et j'attends alors, impatient de voir la suite des évènements..


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MessageSujet: Re: SHOW MUST GO ON - John   Lun 20 Oct - 11:08

    Léonore s'était simplement assise sur la chaise en bois et avait négligemment croisé ses jambes. La musique résonna doucement dans la salle, c'était une vielle chanson qu'elle ne connaissait que très vaguement, pour l'avoir entendu une fois ou deux, comme ça, sans qu'elle n'eut retenu son attention plus que ça. Bref. La mélodie était plutôt calme, douce. Bien évidement, c'était des haut-parleurs qui diffusaient l'air, peu de personnes ici jouaient du piano ou de la guitare. Elle excepté. Mais ça, personne ne le savait. Tranquillement, elle déplia ses longues jambes, glissa son coude le long du dossier de la chaise. Elle ne dansait pas réellement mais ses mouvements étaient légers, fluides et captivants. La lumière s'était rallumée, faible, ne laissant deviner que sa silhouette féminine et élancée. Apparemment, c'était déjà amplement pour émoustillé ces messieurs qui sifflaient bruyamment. Elle n'y prête pas attention, et se releva complètement. Sa robe remonta un peu sur ses cuisses, mais l'obscurité de la pièce ne laissait que supposer ses formes. Jamais elle ne voulait taper dans le vulgaire. Supposer sans montrer, sa devise personnelle. Une fois debout, perchée sur ses talons, elle leva une jambe sur la chaise, et défit la sangle de ses chaussures. Déjà qu'elle avait à marcher toute la journée avec ce genre d'engin de torture... Ses pieds libérés, elle les envoya valser près du bar, puis revint vers la chaise de sa démarche plus féline qu'autre chose. Une moue enfantine égaya son visage, tandis qu'elle rejetait ses cheveux blonds en arrière qui retombèrent en cascade dans son dos. Le tempo devenait plus rapide, d'un pas dansant, elle fit le tour du meuble, puis appuya ses mains sur le bas du dossier et se pencha en avant, se cambrant légèrement. Un grand sourire dévoilant ses dents blanches illumina son visage, les projecteurs dévièrent de la jeune femme, et éclairèrent une petite partie de l'avant de la scène. La belle s'y avança, et s'allongea à même le sol. Ses yeux clairs et bleus croisèrent le regard d'un des serveurs, qui la dévorait timidement du regard. Un humain, plus respectueux que la normale. Elle lui rendit son sourire. Les yeux du mortel prirent une mignonne teinte rosée, puis il retourna derrière le comptoir du bar, car le patron venait d’éclater de rire en surprenant son regard vers la jolie danseuse et lui avait tapé sur l’épaule.

    La chanson s’était à peu près écoulée à sa moitié. Et heureusement, elle n’était sensée danser que sur une, ce qui était largement suffisant. Léo se releva, et quitta son espèce éclairer pour aller s’amuser avec ces messieurs qui n’attendaient que cela. Ca faisait partie du jeu. Au passage, elle attrapa ses escarpins dans une main, puis s’aventura vers un couple, mais plus particulièrement vers l’homme, naturellement. Une filet de sueur coulait sur son front dégarni, tandis que de sa démarche de tigresse, elle s’approchait de lui. La musique était devenue plus endiablée, et tranquillement, elle ondula des hanches et fit le tour de la chaise sur laquelle le client était assis. Comme prévu, ça le rendit fou. Un peu trop même, puisque quand elle fit mine de partir, il ne put retenir sa main, et la posa sans gêne, sans retenue, sur son postérieur. La réaction de la blonde fut immédiate. Elle se retourna, et la claque résonna dans le bar. Ses yeux bleus semblaient lancer des éclairs, et l’homme rougit, confus de s’être ainsi laissé emporter. Sa femme avait une expression bouche-bée sur le visage, lèvres entrouvertes et joues pâles. Il ne tarda pas à lui murmurer des semblant d’excuses, puis tout deux quittèrent le bar. Pendant ce temps, Léonore était déjà retourné sur la scène, avait renfilé ses chaussures et était entrain d’effleurer de ses lèvres le front du barman, qui lui, savait contenir ses pulsions masculines. D’autres l’appelaient à grands cris, réclamant eux aussi leur part d’attention et de plaisir. Qu’ils aient se faire voir. Elle fit mine de ne point les entendre, traversa la salle, puis retourna s’asseoir sur la chaise installée sur la petite estrade, tandis que la musique touchait à sa fin et que les lumières s’éteignaient. Georges ne pourrait pas lui reprocher de ne pas avoir mit de l’ambiance ce soir. Un soupir silencieux s’échappa de ses lèvres rosées alors que des sifflements vulgaires et des phrases la réclamait. C’était assez pour la soirée.

    Profitant de l’obscurité qui n’était, elle le savait, que temporaire, elle se faufila parmi la foule encore plus nombreuses qu’au début de son show, et se laissa aussi discrètement que possible tomber sur un tabouret. Une seconde danseuses était déjà en train de prendre sa place. Le serveur de tout à l’heure vient et lui apporta un verre de Gin tonic bien frais. Léonore lui en fut reconnaissante et le remercia d’un signe de la tête. Le second numéro commença. Autour de son poignet, elle savait qu’elle avait un élastique noir, elle noua donc ses cheveux blonds en une queue de cheval lâche. On lui avait toujours dit que les cheveux libres lui allaient mieux, mais elle s’en fichait, elle n’avait plus besoin de plaire pour la soirée. Personne ne semblait avoir remarqué qu’elle était ici, près d’elle était assis un homme, seul, qu’elle n’avait pas vraiment remarqué avant. Leurs regards se croisèrent, elle lui sourit brièvement, de peur de se voir à nouveau abordé et observer comme un morceau de viande. Elle avait déjà eu sa dose.
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John Highfield

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MessageSujet: Re: SHOW MUST GO ON - John   Sam 1 Nov - 15:53

    La musique se lance, et alors the show must go on. Il suffit de balayer d'un regard la salle pour constater que principalement les hommes sont impatients de voir la jeune femme danser, ce qui au contraire, ne semble pas être au goût de leurs femmes: elles n'avaient qu'à pas venir ici, après tout. Ou tout simplement, elle n'avait qu'à pas épouser un porc pervers. Je comprends, suite aux sifflements des spectateurs, que la blondinette à commencer sa danse: à vrai dire, je m'en moque éperdument, bien qu'elle soit plus que jolie, les femmes qui se montrent filles faciles ne m'intéressent en aucun cas. Elle ne m'intrigue en aucun cas et il serait trop facile de la mettre dans mon lit: alors quel intérêt de faire attention à un simple bout de viande? Je termine mon verre alors et immédiatement, j'en redemande un autre. De nature curieuse, je me décide finalement de me tourner vers la danseuse et cela ne me surprend pas quand je constate que celle-ci a quitté la scène, pour offrir une danse personnelle à un client, qui ce dernier semble très emballé, bien plus que sa compagne en tout cas. Personne ne manquera le geste de la blondinette, et tout le monde se rappellera du bruit de la collision entre la joue de l'homme et de la main de la danseuse. Suite à cet acte, je me mets à rire, trouvant cette scène tout simplement comique. Finalement, n'est-elle pas si facile qu'on peut le croire, mais cela ne change pas mon opinion sur ce qu'elle fait: elle montre avec sensualité son corps et son métier est comparable à celui d'une call-girl. Métier plutôt dégradant en soit.

    Son show est alors terminé, et on peut constater sans trop de difficultés sur le visage des hommes leur déception: mais ne dit-on pas que toutes les belles choses ont une fin? Je termine à nouveau mon verre et alors qu'un serveur me propose de m'en servir un à nouveau, je refuse, préférant avoir le temps de déguster les bonnes choses. Une autre femme remplace l'autre danseuse, et elle est déjà beaucoup moins jolie et bien trop vulgaire. Je retourne alors vers le comptoir, où j'appuie mon coude entre le bois et place mon menton sur la paume de ma main en soupirant: j'ai pour habitude de plus m'amuser les soirs ainsi, et m'ennuyer ainsi me rend totalement las et blasé. La danseuse s'installe à côté de moi, et je lève alors un sourcil, étonné qu'elle vienne dans la foule ainsi après son show.

    Finalement, un autre verre s'il vous plaît.


    Je la regarde de plus près et je remarque qu'elle est encore plus jolie, ce qui étonnant d'ailleurs. Pourtant, elle m'agace. Elle m'agace alors qu'elle ne m'a absolument rien fais. J'ai envie de l'utiliser comme bouc émissaire, comme souffre-douleur, comme responsable de mon ennuie presque mortel. Je porte alors le verre fraichement servis à mes lèvres puis le repose brutalement contre le bois, n'ayant absolument pas peur de le briser sous le choc. Je me tourne vers la blondinette et j'attends qu'elle me regarde, ce qu'elle fait au bout de quelques secondes. Elle n'a pas l'air étonnée de remarquer que je le regarde, ce qui renforce ma haine envers elle.


    Je ne comprends vraiment pas comment vous pouvez faire ce métier. Comment vous pouvez être si peu pudique. Comment vous voulez nourrir le côté pervers de tous les hommes, ou même des femmes. Comment vous voulez rendre jalouse les femmes.


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MessageSujet: Re: SHOW MUST GO ON - John   Dim 2 Nov - 16:56

    Léonore glissa ses longs doigts pâles autour du verre que lui avait apporté le gentil-serveur. Elle le porta à ses lèvres et posa laissa l’alcool glisser dans sa gorge. Après en avoir but une petit gorgée, tout juste suffisante pour la rafraîchir un peu, elle passa sa langue rose sur ses lèvres. Tout le gloss qu’elle avait soigneusement appliqué avant de monter sur scène avait disparu, et quand elle passa son index sous son œil droit, elle put constater qu’une bonne partie de son maquillage avait coulé, puisque le bout de son doigt était tout noir. Tant pis, ce n’était pas bien grave. Au mieux, cela lui permettrait de passer incognito pour le reste de la soirée. Mais bon, fallait pas trop rêver hein. Ses pieds étaient douloureux. Aussi discrètement que possible, elle se baissa, sans bruit, et défit la sangle de ses chaussures qui retombèrent sur le parquet. Personne n’entendit rien, parce que le son était bien trop fort et que les hommes les plus vicieux, s’étaient déjà accoutumé de celle qui la remplaçait sur scène et bavaient à nouveau. Pathétique. Quand elle les voyait, d’ici, de son tabouret de bar, c’était le premier mot qui lui venait à la bouche. Et dire, qu’avant, c’était pour elle, ou plus précisément, pour son corps, pour sa silhouette gracieuse qu’ils se comportaient de la sorte. Bande de pervers.

    Une voix masculine et grave la tira de ses pensées, près d’elle, juste à sa gauche. L’homme a qui elle avait précédemment sourit de façon brève. Il souhaitait avoir une autre boisson. Elle ne détourna pourtant pas son regard de son verre, et tourna distraitement la paille dans le récipient. C’était pas le moment de se faire remarqué, encore une fois. Et pourtant … Le verre percuta le bois du bar dans un bruit sec, comme si celui qui venait de faire ce geste brusque voulait extérioriser toute la haine qu’il éprouvait. C’était réussi en tout cas. Deux serveuses, en train d’essuyer des verres relevèrent la tête vers lui et stoppèrent leur discussion. Evidement, il n’attendait qu’une seule chose. Qu’elle se tourna vers lui, pour lui balancer elle ne savait quoi à la figure. La jeune femme soupira longuement, mais pris son temps. Son pouce et son index relâchèrent la paille de son verre, tandis qu’elle pivotait vers lui.

    « Je ne comprends vraiment pas comment vous pouvez faire ce métier. Comment vous pouvez être si peu pudique. Comment vous voulez nourrir le côté pervers de tous les hommes, ou même des femmes. Comment vous voulez rendre jalouse les femmes. »

    Ces quelques phrases, on aurait presque dit qu’il les lui crachait à la figure tellement son ton laissait sous-entendre du dégoût, de la répugnance pure et simple.

    Parce que, peut-être, c’était de sa faute, si elle était aussi affreusement belle ? C’était de sa faute si les femmes l’enviaient ? C’était de sa faute si les hommes bavaient devant son corps ? Ne dit-on pas qu’il faut de tout pour faire un monde ? C’est tellement facile de critiquer quand on ne sait pas ! Oh oui, tellement simple. Mais alors, si elle le dégoûtait à ce point, que faisait-il encore ici ? Pourquoi, n’était-il pas encore partit en courant se réfugier dans sa chambre ? Pourquoi ? … Parce que lui aussi est un homme, qu’il semble être révolté par son attitude, mais qu’il profite aussi, qu’il regarde, qu’il prend du plaisir. C’est si difficile à avouer ? Quel homme n’a jamais regardé un de ces films, à usage privé, quand sa femme ou sa petite amie n’est pas là ? Comment peut-elle être si peu pudique ? Nier sa beauté serait stupide. Se terrer dans sa chambre, s’observer dans le miroir en gémissant des ridicules « J’suis grosse, j’ suis moche … » alors que c’est tellement évident que c’est faux, est-ce que, ce comportement serait meilleur ? Non. C’est terriblement humain, de se plaindre sans cesse, de vouloir toujours être pire que ceux qui ont encore moins que nous … Elle, elle le sait, et ne se plaint plus, ni de son physique, ni de son passé, ni de quoi que ce soit. Son physique est avantageux, pourquoi ne pas en profiter ? Et puis, sait-il, ce qu’elle ressent ? Croit-il que ça lui fait plaisir, que quand les clients masculins entendent le prénom Léonore quelque part, ils ne peuvent s’empêcher de sourire et de penser à son corps ? Quelle femme ne rêve pas de ça, n’est-ce pas !? N’importe quoi …

    Malgré toute cette colère qui montait en elle, après que cet homme qu’elle ne connaissait même pas lui balance toute sa haine à la figure, elle ne laissa rien paraître, mais serra les poings, fort. Pour se calmer, elle s’imagina, seule, avec lui, dans la forêt. Lui, attaché à un arbre, la suppliant de ne pas le tuer, de le laisser retourner à ses occupations de mortel naïf …

    Léonore plongea ses yeux, bleus clair à l’ordinaire, dans ceux de l’homme. Son regard était comme dit la chanson, revolver. Il semblait vous percer à jour en moins d’une seconde, voir à l’intérieur de vous, et tout remuer jusqu’à trouver votre point faible. Et puis, finir par utiliser ces faiblesses, contre vous. Puis, un sourire au coin des lèvres, ses dents dévoilées, elle lui répondit :

    - Je ne vous demande pas de me comprendre. Cessez donc d'être aussi hypocrite. Vous ne devez pas être ici, par pur hasard.

    Elle sourit de plus belle. Ses muscles se décontractèrent un peu. Ses ongles tapotaient le comptoir du bar, tandis qu’elle soutenait son regard. Léo pivota sur sa chaise, légèrement puis engloba tout les hommes, assis aux premières tables qui criaient, les yeux exorbités vers la danseuse :

    - Et ces hommes, qu’ils me regardent à leur guise, que leurs conjointes me jalousent autant qu’elles veulent. Ces femmes n’ont cas mieux choisir leurs maris, ou alors, mieux les éduquer.

    La buveuse de sang se tourna vers son interlocuteur. Elle même se surprenait de pouvoir aussi bien se contenir. Ce n’était qu’un humain, qu’un jeune homme naïf. Un peu différent de la sorte typique d’hommes, qui se comportent comme des chiens, agitent la queue dès qu’ils voient quelque chose qui leur plait. Non, celui là semblait avoir plus de caractère. Chose qui plaisait à Léo. Même s’il ne finissait pas dans son lit, elle ne crachait pas sur une bonne prise de tête, de temps à autre. Elle attendit une quelconque réaction de sa part, bien décidée à garder son calme.
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MessageSujet: Re: SHOW MUST GO ON - John   Mar 11 Nov - 1:22

    Et je ne peux le nier, si je viens de le jeter tous ses mots à la figure, c'était juste pour voir sa réaction. Je ne suis pas déçue lorsque je remarque qu'elle reste de marbre, et qu'elle se contente de serrer les poings suite à mon attaque gratuite. Cela ne la rend que plus attirante et intrigante, ce qui me fait décrocher un léger sourire, étant très satisfait. Elle plonge ses yeux dans les miens, et bien que l'envie de me tuer peut se lire dans ses yeux, je ne peux m'empêcher d'être hypnotisé face à la beauté de son regard, beauté très rare soit-elle, d'ailleurs. Mon cœur se serre quand elle ne me lâche pas du regard, ayant la sensation qu'elle cherche quelque chose dans mes yeux, qu'elle pourrait utiliser contre moi. Lorsque la blonde dévoile ses dents, j'ai l'impression d'être de retour à moi, comme si pendant un léger moment, mon âme avait fui mon cœur sous la fixation de la danseuse.

    « Je ne vous demande pas de me comprendre. Cessez donc d'être aussi hypocrite. Vous ne devez pas être ici, par pur hasard. »
    Sa réponse ne m'énerve en aucun cas, au contraire, cela me fait à nouveau sourire, la trouvant bien intelligente pour un métier aussi dégradant. Pourtant, elle se trompe tout de même dans ma venue dans cet endroit ce qui m'empêche d'être déstabilisé. Alors que ses doigts entrent en contact avec le bois du comptoir, j'en profite pour boire une gorgée de l'alcool, me procurant toujours autant de plaisir. Quand je repose le verre, je regarde à nouveau la danseuse, un sourire aux lèvres, pour lui montrer combien je parviens à rester calme, et que je ne suis en aucun cas troublé par sa présence, la trouvant bien trop sûre d'elle.

    N'ai-je donc pas le droit de déguster une délicieuse boisson dans un merveilleux endroit sans pour autant paraître pour un pervers? Ne vous trouvez pas trop prétentieuse, à croire que les hommes viennent ici dans l'unique but de vous voir vous dandiner de façon déplacée face à un large public?


    Dieu, ce que j'aime ça. Taquiner des jeunes femmes et qu'elles le fassent en retour, avoir toujours le dernier mot, gagner ce genre de défis. Pourtant, je sais qu'avec cela sera plus difficile que d'habitude, ce qui me fait immédiatement penser à Jillian, la seule brunette qui sait résister à ce jeu-là, avec moi. La blondinette pivote vers quelques uns des clients de l'hôtel afin de les désigner juste d'un coup d'œil, et encore une fois, elle oublie ce qu'est la modestie, ce qui me fait sourire. Encore une fois. Sans doute parce qu'elle me rappelle inévitablement moi-même.

    Rares sont les hommes qui se retiendraient d'assister à ce genre de spectacle, après nous ils ne sont que des pauvres humains et il est inutile de les blâmer de la sorte. Si leurs femmes sont incapables de les satisfaire comme il se doit, il ne faut pas se plaindre que ces hommes souhaitent voir ailleurs, et encore, ceux-là sont beaucoup plus sages et honnêtes que les autres maris. Ils se contentent de contempler, et bien qu'ils veulent toucher, ne le font pas.

    Et puis après tout, si ces femmes refusent catégoriquement qu'ils admirent d'autres femmes qu'elles, et bien celles-ci n'avaient qu'à ne pas les emmener dans cet hôtel, où seules des magnifiques femmes de votre genre sont employées.


_________________

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    To escape your meaningless, and your insignificance.
    You're uncontrolable, and we are unloveable.
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Léonore Caldwell



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MessageSujet: Re: SHOW MUST GO ON - John   Jeu 20 Nov - 21:46

    Léonore arqua l’un de ses sourcils, puis regarda furtivement autour d’elle. Personne ne semblait avoir remarqué leur petit manège, tous étaient encore occupés par la danseuse, qui n’allait d’ailleurs pas tarder à se faire à son tour, remplacé par une autre. Ses yeux clairs rencontrèrent ceux du jeune serveur, qui l’observait apparemment depuis un petit bout de temps, puisque, immédiatement, le rouge monta à ses joues, et il fit mine d’être occupé à discuter avec le barman. Un grand sourire amusé se dessina sur les lèvres de la pulpeuse vampire. Mignon, le petit jeunot avec ses allures angéliques et timides. Mais, l’homme près d’elle, dont elle ne connaissait même pas le nom, l’interrompit dans ses pensées sournoises.

    « N'ai-je donc pas le droit de déguster une délicieuse boisson dans un merveilleux endroit sans pour autant paraître pour un pervers? Ne vous trouvez pas trop prétentieuse, à croire que les hommes viennent ici dans l'unique but de vous voir vous dandiner de façon déplacée face à un large public? »

    Quel sens de la répartie ! C’était rare de nos jours. A nouveau, elle sourit. Une mèche glissa de sa queue de cheval, et passa devant son œil gauche. Elle releva sa main et enroula la dite mèche rebelle autour de son pouce, réflexe qu’elle avait gardé de son enfance humaine. Puis, elle haussa les épaules, et prit tout son temps pour répondre :

    - Prétentieuse ? Non, juste peut-être, réaliste.

    Elle songea un instant à poursuivre, mais finalement, se ravisa et se tourna simplement vers son interlocuteur avant d’éclater de rire. C’est ce que tous pensaient tout bas, elle n’était rien d’autre qu’une pauvre fille imbue de sa petite personne, désireuse de se donner en spectacle et d’exhiber ses atouts. Qu’ils pensent donc. La jeune femme glissa les quelques cheveux blonds qui la gênaient derrière son oreille, puis continua :

    - Quel homme n’a pas un soupçon de perversité en lui ? Et regardez tout ce monde autour de vous, il faut croire que ma façon de me dandiner ne doit pas être si déplacée que vous l’insinuer, et apparemment plait même à certains clients.

    Mademoiselle Caldwell le gratifia d’un regard appuyé, puis glissa l’une de ses mains pâles autour de son verre qui reposait toujours sur le bois vernis. Lentement, elle le porta à ses lèvres, et but une longue gorgée de la boisson alcoolisée. Elle se lécha ensuite scrupuleusement les lèvres de sa langue rosée. Un vrai félin qui fait sa toilette. On la comparait souvent à un chat, ou même à une panthère. En raison de sa démarche, plus que féminine, plus que sensuelle disait-on, de ses yeux revolvers, et de ses petites manies d’enfant. La buveuse de sang se tourna alors vers l’homme assis à ses côtés, et le dévisagea avec un peu plus d’attention. Un visage ovale, des cheveux bruns, des yeux charmeurs, un air mauvais-garçon qui devait sans aucun doute faire son petit effet sur les jeunes demoiselles humaines. Mais, elle ne parvenait à le qualifier de mignon, même si sa façon de la taquiner était divertissante. Il ajouta ensuite quelques mots, et, la fin de sa dernière phrase ressemblait fort à un compliment. Aussi, Léo inclina son visage sur le côté, sa façon personnelle de le remercier pour son sous-entendu. Durant quelques minutes, la buveuse de sang ne dit rien, se contenant de regarder distraitement autour d’eux, et de faire glisser son verre sur le bois, en tenant le récipient entre son index et son pouce.

    - Si l’on vous écoutait, il ne faudrait pas laisser les hommes sortir sans surveillance. Les femmes, ont en général tendance à être plus fidèles. En général …

    Léonore sourit légèrement, un petit sourire au coin des lèvres, comme à chaque fois que quelque chose la faisait penser à autre chose. Là, en l’occurrence, elle pensait à Edward. Son, comme on le dirait chez les mortels, son premier amour. Mais aussi, son premier chagrin d’amour. Eh oui, eh oui, même les personnes qui paraissent aussi sûres d’elles que Miss Caldwell ont connus des moments douloureux. D’ailleurs, ces instants là, elle préférait les sortir de sa tête. Heureusement, depuis, elle s’était vengé de cet homme, à sa manière. Lui s’était marié, avait eu deux enfants, elle, était devenue éternelle. Et surtout, surtout, elle avait usé et abusé de ses charmes naturels, qui avaient encore été embellis par sa transformation.
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