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 Like a Cannonball. - GEORGES *

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Léonore Caldwell



Féminin
Nombre de messages : 199
Age : 24
Votre faiblesse : Mon passé, mes souvenirs.
Votre force : Mon assurance, ma persévérance.
Humeur : Elle dépend de la personne que j'ai en face de moi.
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MessageSujet: Like a Cannonball. - GEORGES *   Mer 1 Oct - 18:02


Découvrez Damien Rice!


Like a Cannonball *





    La grande horloge accrochée au dessus de la cheminée dont le feu artificiel crépitait doucement indiquait très précisément trois heures du matin. Oui, il était tard, c’était pour cette raison que Léonore s’était rendue ici, sans crainte d’être dérangé par quiconque. Assise sur le petit fauteuil noir en cuir, elle laissait ses doigts courir à leur guise sur les touches du petit piano à queue qui était présent dans cette pièce depuis toujours, mais qui, la plupart du temps, ne servait pour les autres occupants de l’hôtel que de décoration. Chaque fois qu’elle était venue ici, l’envie de poser ses doigts surs les touches blanches de l’instrument la démangeait, mais pour cela, elle avait besoin d’être seule, pour faire corps à corps avec la musique. Et ce moment s’est révélé être ce soir.

    Seule dans sa chambre, mademoiselle Caldwell ne parvenait pas à trouver le sommeil, elle patientait, couchée sur le dos, les yeux mis-clos, que la fatigue finisse pas prendre son esprit. Mais elle ne venait pas, alors, elle restait dans cette position, les poings serrés et tout ses membres tendus. Rester immobile aussi longtemps relevait du défi pour elle qui aimait être constament en mouvement. Finalement, ayant attendu durant deux heures complètes, elle décida de se lever. Vêtue d’une robe qui lui servait de chemise de nuit, elle se rendit tout d’abord dans sa salle de bain. Ses cheveux étaient emmêlés et ébouriffés, l’eye-liner qu’elle appliquait quotidiennement autour de ses yeux avait coulé et laissait de longues traînées noirâtres sur ses joues pâles. Armée d’un gant de toilette humide, elle les effaça. Le reflet que lui renvoyait le miroir lui plaisait assez. Ses yeux, très grands, très clairs étaient la première chose que l’on voyait de son visage, on le lui avait toujours dit. Le col de sa légère robe beige était froissé, les manches lui arrivaient au dessus du coude. Ses jambes minces étaient dévoilées, puisque le vêtements s’arrêtait à la moitié de sa cuisse. Les rebords étaient bruns, plus foncé que le reste. A la taille, la robe était ample, mais moulait le début de ses jambes. La jeune femme ne prit pas la peine de se remaquiller ou même de se coiffer. Personne ne la verrait de toute façon. Elle pressa son index sur l’interrupteur, puis sortit de la pièce qu’elle connaissait par cœur. Dans le noir, ses pas la menèrent vers la porte de sa chambre, qu’elle ouvrit mais qu’elle ne referma pas complètement, laissant un léger courant d’air s’infiltrer à l’intérieur. Ensuite, elle poursuivit son chemin, dans l’Aile Sud toujours, direction le salon de relaxation. Les clients n’y mettaient pas souvent les pieds, bizarrement. Mais qu’importe, c’était même préférable, en l’occurrence. Sans bruit, elle poussa la porte de bois, et entra. La cheminée était éteinte, et l’une des grandes fenêtres ouvertes pour garder la pièce fraîche sans doute. Léonore frissonna et alla fermer la fenêtre. Au passage, sa main glissa le long du dossier des grands et confortables canapés bordeaux sur lesquels elle aimait s’installer pour lire un des vieux et gros volumes pris à la bibliothèque qui se trouve dans la même aile. Cependant, elle ne s’y assied pas, elle alluma d’abord la cheminée. Un faux-feu éclaira l’âtre tandis que la chaleur se répandait peu à peu dans la pièce. La charmante demoiselle avança jusqu’au piano. Ses doigts caressèrent la cuir du siège, le plastique qui recouvrait les touches. Une fine pellicule de poussière y reposait, preuve formelle que l’instrument n’était pas utilisé, ou, très rarement. Instinctivement, elle s’assied sur le siège et remonta la protection. Sa respiration s’était ralentie, et dans la pièce, le silence régnait. Aussi, la belle régla le volume très bas, avant de poser ses doigts sur les touches blanches. Avant d’oser les presser de ses doigts, elle ferma les yeux et inspira profondément. Un immense sourire illumina son visage, et ses yeux bleus clairs s’ouvrirent à nouveau. Et là, elle se mit à jouer.

    A présent, cela faisait plus d’un quart d’heure qu’elle s’était assise là et qu’une douce mélodie berçait l’atmosphère de la pièce. Léonore n’avait pas oublié, rien. Elle savait toujours jouer du piano. Et peut-être que c’est à cause de ce doute, ce doute de ne plus savoir, d’avoir perdu la main, qu’elle ne s’y était pas risquée auparavant. Sûrement même. Maintenant, elle avait même du mal à s’arrêter, elle ne sentait plus ses doigts courir le long des touches, elle n’entendait plus rien d’autre que la mélodie que l’instrument émettait.

    Léonore avait aussi été envahit par les souvenirs. Ces derniers lui revenaient en mémoire à toute allure, les uns après les autres,. Elle se voyait dans leur grande maison, avec ses deux parents, devant leur grand piano noir. Ils étaient assis près d’elle, avec entre leurs mains une tasse de tisane, leurs yeux étaient émerveillés et les sourires qui flottaient sur leurs visages montrait tout l’amour qu’ils éprouvaient pour elle. Puis venait s’imposer à son esprit la fois où, quand ses parents étaient partis en visite chez une amie, elle s’était retrouvée seule chez elle, dans l’immense demeure, et avait invité Edward. Son cher Edward … en voyant l’instrument, au beau milieu du salon, il lui avait alors demander de lui jouer un petit quelque chose. Elle avait refusé, puis, finalement, avait fini par céder et s’était installée devant le clavier. Dès qu’un mince filet de musique avait commencé à se faire entendre, il avait adopté la même attitude, le même regard que ses parents précédemment. Le souvenirs devient ensuite floue, et elle ne distingua plus que les lèvres du jeune homme qui s’approchait des siennes. Arriva ensuite l’image de l’une des nombreuses journées de pluie. Elle s’était levée de bon matin, s’était préparée un lait chaud qu’elle avait apporté avec elle dans le vaste salon. Et là, ses doigts engourdis par le froid qui régnait dans la maison, elle s’était mise à jouer. Cette foule de souvenirs, de flashback cessa enfin, laissant la jeune femme avec le souffle coupé et les joues rosies. Et, durant ces quelques minutes, malgré que son esprit soit livré à lui même, à des choses qu’elle s’était interdite de garder dans sa mémoire, ses mains n’avaient arrêtés de jouer le morceau qu’elle avait entamé.

    Tout d’abord, elle avait commencé par jouer des choses relativement simples, puis, se rendant compte qu’elle y parvenait sans aucune difficulté, la jeune femme s’était lancée dans des morceaux plus complexes. Hésitante au début, et puis, au fil de sminutes, de plus en plus à l’aise. Une fois partie, c’était dur de s’arrêter, et plus elle jouait, plus elle reprenait confiance et se souvenait de toutes ces sensation que lui avaient toujours procurées la musique. C’était aussi agréable que ce dont elle se souvenait en rêves, parfois. Elle se sentait libre, flottante, légère. La chanson qu’elle s’apprêtait à jouer s’appelait 9 Crimes, une chanson de Damien Rice. C’était un homme qui chantait, avec une femme dont la voix était saisissante et incroyablement belle. Léonore ne remarqua et n’entendit même pas la porte s’ouvrir dans son dos, tellement elle était concentrée pour jouer les premières notes de cette chanson, qui lui tenait beaucoup à cœur. Plus rien d’autre ne comptait, elle ne s’était plus sentit aussi bien depuis longtemps.
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MessageSujet: Re: Like a Cannonball. - GEORGES *   Mer 1 Oct - 21:04

  • Nuit noire a l'extérieur de l'hotel, pas une ame ne bougeait dans cette obscurité oppressante. La nouvelle saison voulait cela, les nuits courtes de l'été s'étaient achevées depuis quelques semaines a présent et la fraicheur de l'automne s'était profondément installée jusqu'a dans les os des promeneurs noctambules. A vrai dire, Georges n'avait jamais réeelement apprécié cette saison, lui préférant l'hiver froid ou l'été tres chaud. Evidemment, cela n'étaient que deux extrêmes, mais ce demi changement était bizarre. Ne chercher pas a comprendre pourquoi, Georges avait toujours préféré quand les choses éaient entiéres, quand elles étaient claires. Mais le temps en l'espace de cinq siécles avait tellement changé. Bref, nous ne sommes pas la pour parler du temps, si?

    Le vampire a l'apparence de jeune homme revenait de la foret qui entourait l'hotel. Son hotel presque même. Evidemment, cela parait présomptueux de dire cela tel quel, surtout que ce n'était qu'a moitié vrai, mais il était clair que c'était lui qui avait la majeure partie des responsabilités et conséquences en cas de problemes. Cette idée, si brillante soit elle, de creer un hotel fait de maniére a satisfaire tou le monde, ne tenait qu'a un fil a présent. Oui beaucoup de nouvelles choses s'étaient immiscées dans la vie tranquille de Georges. Premiérement le retour de Ambre. Qui savait honnettement ce qu'elle projettait pour le faire souffrir apres ce qu'il avait fait? Il le méritait, évidemment, mais si quelqu'un d'autre l'apprenait, il était sur de finir au milieu de flammes tres... chaudes. Jolie fin pour un vampire? Non, juste la seule et unique envisageable car dans leur position, ils n'avaient aucun autre moyen de mourrir. Deuxieme probleme et pas des moindres: Les chasseurs. Il savait parfaitement qu'ils étaient présents dans l'hotel, mais n'arrivait malheursement pas a faire la différence entre eux et de simples clients bons sous tout rapport. De ce fait, il fallait s'assurer avant de prendre un repas de sang de la nature du client.

    Evidemment, entre vampire, il était impossible de se tromper: Un vampire reconnaissait tout de suite un autre vampire, d'ailleurs cela aurait été bien pratique pour un chasseur de devenir un vampire pour tous les tuer, mais bon, ensuite il aurait été obliger de se suicider et cela n'aurait pas vraiment été drole non? De toute maniére, les vampires acquérissaient de l'expérience en majeure partie avec l'age. Quelqu'un qui n'avait qu'un siécle serait indéniablement moins fort qu'un autre ayant un demi millénaire... Comme Georges.

    Le vampire revenait de la foret sombre et profonde bordant l'hotel et qui menait a un petit village ou les habitants disparraissaient rapidement en ce moment. Raison peu commune a cela: une colonie de vampire affamé, et c'est d'une jolie et jeune blonde que Georges s'était rasasié ce soir. Il pouvait encore sentir le gout de son sang dans sa bouche, savourant les derniéres secondes de vie de sa victime, car oui, elle était morte a présent. Il ne trouvait pas cela vraiment drole de torturer des humains afin de les faire souffir rle plus possible et ensuite leur effacer la mémoire. Mais aussi une autre petite chose, le sang humain était profondément délicieux et il était extremement dur de s'arreter avant que la personne n'en ai plus assez pour survivre alors Georges avait pris la décision de tuer quelques personnes par mois afin de se faire un petit plaisir entre guillemet. La il avait laissé le cadavre de la jeune femme dans le bois, des bêtes relativement sauvages y vivaient et de ce fait, personne ne suspecterait des vampires bien évidemment.

    Lorsqu'il rentra a l'hotel, celui ci était desespérement vide. Les humains dormaient profondément la nuit, permettant a son staff de se nourrir ou encore d'avoir des conquêtes bien plus jeunes qu'elles. Car les membres de l'équipe de vampires étaient majoritairement de sexe féminim. Pourquoi? La raison était simple, deja, Georges les préféraient et secondement, elles étaient plus malignes que la majorité des vampires hommes qui eux s'étaient tous fait assassinés. Georges étaient le plus vieux d'entre eux, mais ne croyez pas que cela se lisait sur son visage, parfois juste dans ses yeux quand le passé remontait.

    Il se décida a faire un tour dans son hotel, entendre les battements de coeur réguliers des humains qui dormaient tous sans se méfier de ce qui rodait autour d'eux. Les couloirs étaient éclairés par des lampes fixé au mur qui donnait a l'endroit un petit air mystique propice a l'ambiance du Wildshire Castle. D'ailleurs, c'était cela qui donnait tant de cachet a l'hotel, le fait qu'il ait ce nombre d'étoile impressionnant et cette clientéle si huppée. En longeant le corridor perdu dans ses pensées de passé, il entendi le bruit du piano de la salle de repos surlequel personne ne jouait quasiment jamais. Qui pouvait donc jouer ces nots qui sonnaient si bien? Il n'en avait aucune idée mais n'entendant aucun battement de coeur humain, il ne put en conclure que ce n'était qu'un vampire.

    Il décida de pénétrer dans la salle faiblement éclairée et fut saisi par la personne qui jouait: Léo. Il ne connaissait pas ce talent pour cet instrument de musique de la part d'une de ses maitresse. Curieusement, il fut saisi par la musique, n'hésitant pas a ne pas faire remarquer sa présente a la charmante blonde qui jouait. D'ailleurs, elle ressemblait énormément a sa victime nocturne. Jeu du destin? Georges avait toujours cet effet de lévres rougies par le sang de sa victime, en général des fragments infimes d'émoglobine restait sur les lévres et ne partait qu'avec le temps. C'était le cas a ce moment la, et il ne pouvait rien y faire, tous les vampires connaissaient cela, et ca expliquait pourquoi ils ne se nourrissaient presque uniquement que la nuit.

    Il s'installa dans un des fauteuils de velours qui n'étaient pas vu par la pianiste concentré sur sa musique. Il ne voulait pas la dérenger, et ne bougea qu'une fois qu'elle eut fini son morceau. D'ailleurs quel morceau...

    - Je ne te savais pas pianiste Léo...

    Sa voix était basse, douce et calme, la nuit était deja des plus avancée ...
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Léonore Caldwell



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MessageSujet: Re: Like a Cannonball. - GEORGES *   Jeu 2 Oct - 21:09

    Léo ne prêtait même plus attention à ses longs doigts fins qui couraient à toute vitesse sur les touches du piano. Les yeux fermés, elle chantait à mi-voix les paroles, murmurant de façon à peine audible celles chantées par l’homme. C’était comme si elle transportait toute la pièce avec elle, dans cette mélodie si douce et envoûtante. Les fausses flammes de la cheminée s’agitaient régulièrement, répétant inlassablement les même mouvements et projetant une lumière faible qui éclairait à peine le visage de la pianiste. Dehors, tout était calme, la nuit n’était plus tout à fait totale, le jour approchait peu à peu et, dans quelques heures, tout au plus, le soleil apparaîtrait dans le ciel. Les nuages se dégageaient, les étoiles se faisaient moins lumineuses, et la Lune disparaissait en même temps que le mince brouillard nocturne. La vie reprenait progressivement son cours, les oiseaux pépiaient faiblement de temps à autre mais les branches et le feuillage des arbres se balançaient encore au gré de la brise.

    Les souvenirs oppressants avaient quitté l’esprit de la belle vampire, à présent, ses pensées volaient au rythme de la mélodie. Elle était complètement détendue, jusqu’au bout de ses phalanges. Quelques mèches de ses cheveux blonds étaient retombées devant ses yeux, mais elle n’y prêtait même pas attention, tant la musique l’entraînait dans son tourbillon. C’était fou, l’influence d’un simple air sur une personne, en fonction de son tempo, il pouvait le faire pleurer, rire, lui donner des ailes ou même lui remonter le moral, qui sait. Cette dernière possibilité ne devait marcher que sur les humains. Ils sont si naïfs ! Peu de choses suffisent pour faire renaître un semblant de sourire, de joie, sur leurs visages. Une blague quelconque, une musique entraînante, un film drôle, des choses si simples parfois. Léonore critiquait, mais savait pertinemment qu’au fond d’elle-même, elle aurait aimé elle aussi, avoir encore cette sensibilité, cette joie de vivre et cette innocence propre aux mortels. Mais les choses en étaient différemment. Comme toujours, on a jamais ce qu’on veut, et on n’est surtout jamais satisfait de ce qu’on possède déjà. C’est un peu comme ce problème qu’ont souvent les adolescentes : celles qui ont les cheveux bouclés les voudraient lisses, et inversement, celles qui les ont lisses les souhaiteraient ondulés ou bouclés. Elle, elle n’avait, à son souvenirs, pas voulu d’autres cheveux que les siens, ils lui convenaient parfaitement.

    Revenons-en à cette chanson. Evidement, elle finit par se terminer. Léonore joua deux fois de suite la fin, laissant traîner la mélodie dans l’air, insistant particulièrement sur les dernières notes. Elle garda ses mains suspendues au dessus du claviers quelques instants, le souffle coupé. Doucement, sa respiration reprit son rythme normal et ses yeux clairs se rouvrirent. Heureusement que la lumière du plafond n’était pas allumée, sinon, elle aurait été encore plus troublée par cette soudaine clarté, qu’elle ne l’était à présent. Sa vision s’accoutuma donc rapidement à la quasi-obscurité de la pièce. Cependant, ce qu’elle n’avait pas prévu, c’était la voix grave de Georges qui s’éleva dans son dos. Sauf que, les vampires ne sursautent pas, ou rarement. Aussi, Mademoiselle Caldwell pivota simplement sur le tabouret de cuir, et se tourna de façon à lui faire face, un sourire discret dessiné sur ses lèvres rosées.

    Personne ne la savait pianiste, personne ne la savait créative, personne ne connaissait sa passion pour le piano, pour le dessin, pour l’art, pour les livres. Tout cela appartenait à son ancienne vie, à celle d’avant sa transformation, quand elle était encore jeune et naïve, pleine de qualités et déjà, plutôt jolie. Maintenant, elle ne s’adonnait à ces passes-temps uniquement quand elle se savait seule, dans un lieu peu fréquenté. Ne croyez pas pourtant qu’elle en ait honte, non, bien sur que non, c’était juste, que c’était un peu, son jardin secret à elle, son passé, ses souvenirs. Que son amant depuis quelques années à présent soit au courant, ne la gênait pas plus que ça, à vrai dire. Il en savait déjà pas mal sur elle, plus que n’importe qui sans doute dans cet hôtel en tout cas. Et voilà qui ne ferait que compléter la description qu’il pourrait faire d’elle. En plus de tout ce qu’il savait déjà, bien qu’il ne connaisse que peu de choses, seulement quelques détails peut-être dont elle avait parlé à de rares moments avec lui, à propos d’Edward ou de sa famille. Ce dernier terme était dur à employé, puisque, normalement, lorsque l’on parle d’une famille, on imagine un ensemble de personne, du même sang, unies, soudées, qui s’aiment et se respectent. Or, ses parents n’avaient pas respecté son choix, ils ne l’avaient en fait, peut-être jamais fait. Tout deux avaient préféré la savoir malheureuse au point d’en mourir, mais près d’eux plutôt qu’heureuse, avec un immense sourire fixé sur ses lèvres, mais loin d’eux. Avouons tout de même, accordons leur, qu’ils n’avaient pas tord. En quittant tout pour son bien-aimé, Léonore avait tout perdu. Lui avec, puisque lâchement, il avait fui, par simple peur de ce qu’il pouvait lui arrivé, à lui. Oui, c’était un bel égoïste, mais elle l’aimait. Et l’aime peut-être encore maintenant, même après tout ce qu’il lui a fait. Non. Non, elle ne l’aime plus. Elle ne sait plus ce qu’est l’amour, il lui a volé son cœur en fuyant, il l’a détruite sans le savoir, et savoir qu’elle a plus d’une vie devant elle lui faisait parfois peur. Comment vivre, ou comment survivre, quand on a perdu son âme sœur ? La vie n’est plus qu’un éternel combat, sans fin malheureusement. La charmante vampire était décidée à en profiter, mais ne pouvait empêcher aux images du passé de remonter en vagues épaisses, à certains moments. Elle ne pouvait pas oublier, elle ne voulait pas non plus, cependant, elle ne voulait pas y penser, pour ne pas souffrir, pour ne plus avoir cette sensation désagréable qu’elle n’a plus de cœur, juste encore un corps inerte et faible. Sauf que, depuis quelques années, elle n’était plus faible, au contraire, elle était devenue forte. Quand elle chassait, de temps à autre, hors de l’hôtel, il lui arrivait de tuer des femmes. Oui, des femmes. Non pas qu’elle soit bisexuelle, c’est simplement une façon de se venger, de déverser sa colère sur une des humaines qui a, ou qui aurait pu faire partie de la vie de son cher et tendre Edward, à sa place.

    La délicieuse blonde adressa un regard langoureux à Georges, tandis qu’elle se levait souplement de son siège noir. De sa démarche féline, elle le rejoint et s’assied sur l’accoudoir du fauteuil. Une moue enfantine éclaira son beau visage, tandis qu’elle haussait les épaules en lui répondant sur le même ton :

    - Je ne te savais pas ici Georges.

    Elle sourit, puis songea que lui, n’avait pas de surnom comme lui l’appelait Léo. Parce qu’il était le boss ? Non, sûrement pas, ça n’avait rien à voir. Elle avait même parfois du mal à le considérer comme tel : le patron. Il avait un visage trop parfait pour que son nom soit associé à ce poste de chef. La jeune femme soupira longuement, puis étira ses bras en avant, épuisée par tant d’émotions imprévues.
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MessageSujet: Re: Like a Cannonball. - GEORGES *   Jeu 2 Oct - 23:21

  • L'enfance de Georges avait été tout sauf heureuse. Il était loin d'avoir le même niveau que celui qu'il avait aujourd'hui, et n'osait même pas y aspirer. Résumons tout cela. Dans les années 1450, le petit Georges était venu au monde dans une famille tres pauvres. A cette époque la, il n'y avait que deux catégories de gens: les tres riches, la noblesse, et les paysans tres pauvres. L'argent était tres important mais ne servait pas a vivre dans la luxure comme aujourd'hui, juste a survivre. C'est ce que le vampire n'avait cessé de faire durant toute sa vie humaine. Il avait tout perdu tres rapidement: famille, maison, et bientôt vie. L'orphelinat dans lequel il fut placé ne fut qu'un amas de misère et de malheur: rien de bien passionnant pour un enfant qui commençait sa vie sans aucun repère. Pas de livres, pas de piano, pas d'argent non plus. Il avait au moins a manger tous les jours, c'était le seul point positif dans cette vie qu'il n'aurait recommandé a personne. Il se raccrochait a son seul espoir, celui de quitter tout cela qu'il connaissait depuis qu'il était seul au monde, s'en aller, vivre autre chose. Il n'aspirait pas a des aventures extraordinaires mais juste a un quotidien légèrement meilleur. Et puis, quelques années plus tard, il traîna avec une nouvelle bande, des nouveaux gens qui le transformèrent en ce qu'il était aujourd'hui, un vampire.

    Sa vie s'améliora, mais pas en un instant. Tout le monde croyait aux belles légendes, aux récits mystiques qui faisaient de leur race quelque chose de magnifique malgré toutes les misères qu'ils faisaient subire. Au fil de son existence, il apprit a aimer les arts, et a avoir une vie meilleure. Il n'appelait pas son quotidien vie, mais bien existence. La vie était le laps de temps entre la naissance et la mort de quelqu'un, mais cette vie ne pouvait pas excédé grand maximum cent vingt cinq années, alors que la " vie " de Georges approchait les cinq siècles et demi. Malgré qu'au début, il en voulait aux gens qui l'avaient transformé, cette époque fut révolu le jour ou il but pour la première fois de sa vie du sang humain...

    FlashBack...

    Londres était sûrement la ville la plus puante Angleterre... Barbiers et restaurant étaient placés l'un a coté de l'autre, des immondices traînaient dans les rues embourbées par ceux ci. Cela n'avait absolument rien de beau et charmant comme le narrait les voyageurs passants dans les villages ou les habitants ne connaissaient rien de la capitale de l'Angleterre. Tous ne rêvaient qu'a une chose, la belle vie, les châteaux, la royauté. Pour Georges, non, simplement d'une vie toujours meilleure, et pour surpassé celle dans laquelle il vivait a présent, cela ne serait pas dur.

    Il était arrivé il y avait quelques semaines a Londres, après avoir quitté le groupe de vampires qui avaient fait de lui l'être surhumain qu'il était a présent. Il leur en voulait profondément, étant conscient qu'il vivrait bien après tout le monde, qu'il ne pourrait jamais avoir de famille ou trouver un bon emploi, chose a laquelle il s'était remis a espérer. Il ne vieillirait jamais, serait emprisonné dans un corps ou seul l'âge de son regard pourrait le trahir. Mais il avait déjà ce regard bleu transperçant, et c'est cela qui précipita le jeune homme, enfin le vampire qu'il était devenu, dans sa chute.

    Il avait décidé de se rendre a une soirée dans la haute société, sa première a Londres, mais sa troisième en tout. Il avait commencé a apprendre les codes si spécifiques a ce milieu et avait même la tenue qui allait avec les circonstances. Ces hautes sphères qu'il n'avait jamais fréquenté auparavant et dont on lui avait tant dit dessus... A quel point les gens étaient bien, beaux et riches... A quel pint on y voyait de belles choses. Et puis, il avait un physique presque de prince avec ces cheveux couleur sable et son regard si bleu azur. La soirée se déroulait bien, Georges était curieux de tout, et l'humeur de tous les particpants était légére. La mére d'une jeune femme qui devait avoir seize ou dix sept ans passait de convives en convives afin de présenter sa fille. En réalité, elle lui cherchait un mari, cela se voyait énormément mais le vampire n'était pas tres familier de ces coutumes si étranges pour lui. Au bout de deux heures passées, la mére avait visiblement réussi a trouver son bonheur, enfin le futur de sa fille, mais l'adolescente et le vampire n'avaient cessé de toute la soirée de s'envoyer des regards charmeurs et finir par se retrouver dans un coin du chateau tout les deux.

    Il se souviendrait toujours de ces cheveux tres blond, lui tombant dans la nuque et a la naissance du dos. Un visage de poupée, presque confondable avec de la porcelaine. Des yeux clairs dont le regard exprimait toute l'obstination et la révolte de son age. Un corps gracieux, fin et élancé. Des traits tres marquants, bref, une sorte de perfection de la jeunesse dont la mére n'avait pas du avoir trop de mal a trouver un mari pour elle. Elle embrassa le vampire, qui a cette époque la avait vingt six ans, deux apres sa transformation. Il n'avait jamais encore mordu personne, s'était toujours refuser a boire du sang humain. Mais cette nuit la, alors que le décolté de sa nouvelle amie s'ouvrit sur ses formes généreuses et laissait la peau blanche de son cou ouverte a tous les regards, le vampire su que refouler les pulsions de son espéce ne servirait a rien. D'un coup de dents precis, il ouvrit une brêche dans la peau de sa victime et s'abreuva de son sang alors qu'elle lui tombait dans les bras. Il ne s'arrêta pas avant de l'avoir entiérement vidée, la portant jusqua sur un lit ou il l'entendit. Le bras le long du corps, elle avait cette paleur propre aux vampires, mais elle était morte, il ne l'avait pas transformé.

    Fin du FlashBack.


    Ce souvenir restait et resterait gravé dans la mémoire de Georges comme dans la pierre. Les traits fins et parfaits de sa toute premiére victime lui rappellait tellement ceux de Léonore qu'on comprenait mieux pourquoi la jolie vampire l'attirait tant. A l'époque, les codes n'étaient pas les mêmes, les régles non plus, pourtant, en elle il retrouvait parfois l'époque a laquelle il était né, sans vraiment en comprendre pourquoi. Les vampires entre eux connaissaient a peu pres l'age des autres, mais quasiment rien de leur passé, alors comme mr Stanford aurait il pu savoir pour sa belle pianiste?

    - C'était ma curiosité de savoir qui jouait si bien qui m'a ammené ici...

    Un sourire se dessina sur les lévres encore rougies de sang du vampire. Il avait un visage d'une beauté rare chez un homme: des traits fin en étant parfaitement masculins qui étaient sublimé par un regard et un sourire tout a fait irrésistible. Le vampire venait de faire un compliment détourné a Léonore, chose qui était relativement rare entre vampire car tous savaient que quelqu'un voulait sa propre place, et pas seulement la place de chef. Mais a cette heure avancé de la nuit, on pouvait bien se le permettre non?

    Il profita du moment d'étirement de la jeune femme pour la faire basculer doucement sur lui. Cette proximité lui rappelait des souvenirs a la fois lointains comme celui du flash back, et d'autres beaucoup plus récents avec elle. Son sourire ne l'avait pas quitté, la fatigue que ressentait tous les humains a la tombée de la nuit n'avait plus d'emprise sur lui depuis bon nombres d'années.
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Léonore Caldwell



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MessageSujet: Re: Like a Cannonball. - GEORGES *   Dim 5 Oct - 15:28

    Léonore sentit la main de Georges se poser sur sa hanche et l’attirer contre lui. Sans broncher, elle se laissa faire et bascula contre lui. Son bras viril enserrait sa taille, et à présent, son visage reposait dans le creux de son épaule et de son cou. Cette soudaine proximité lui plut d’emblée. Elle glissa sa main gauche dans la sienne, et pressa durant une fraction de secondes ses doigts, les entremêlant avec les siens. Sa peau était froide, comme d’habitude, elle était très pâle aussi, comme celle de tout les vampires. Ses doigts étaient épais et particulièrement masculins. Elle avait toujours trouvé qu’il avait de belles mains. Quand elle glissait la sienne dans cette énorme poigne, elle se sentait vulnérable, faible et protégée par sa présence. Des sentiments un peu trop humains à son goût et qui la prenaient au dépourvu à chaque fois. Pourtant, elle ne s’en lassait pas encore. Distraitement, elle laissa son index courir le long des lignes de la main de Georges.

    Elle ferma les yeux, doucement, sensible au calme de ce moment. La respiration régulière de l’homme la berçait, et même si elle n’avait absolument pas sommeil, elle se sentait capable de s’endormir. La cheminée avait fait entrer dans la pièce une chaleur douce et légère qui était des plus agréables. Léonore finit par rouvrir ses yeux, et les laissa traîner dans le vague. Sur le piano, on discernait les traces de doigts sur les touches, grâce à la poussière qui s’était accumulée. Les autres membres du personnel ne devaient pas être de grands musiciens. Tant de personnes n’imaginaient pas le bien que procurait la musique … Une sensation de légèreté, de liberté, de calme … Tout cela à la fois, c’était indescriptible.

    Léonore laissa un long soupir s’échapper de sa gorge, puis cessa ses mouvements circulaires dans le creux de la paume de Georges. Lentement, elle se redressa et chercha à croiser son regard. Puis, elle inclina son visage sur le côté, un sourire charmeur aux lèvres :

    - J’espère t’avoir conquis alors …

    Son doux rire s’éleva dans la pièce. De son index, elle effleura le contour de ses lèvres parfaites. Tout chez lui était parfait d’ailleurs, ou approchait de la perfection. Son visage, ses yeux, son corps, sa musculature, ses cheveux qui lui retombaient légèrement dans les yeux, sa démarche … La vampire se souvenait encore, de leur première rencontre, à tout les deux.

    C’était une soirée d’été, calme et douce. L’air avait conservé un peu de la chaleur de l’après-midi ensoleillée. Après s’être redue dans le village dans lequel, son bien-aimé avait refait sa vie, et avoir découvert, dans ce cimetière délabré une pierre tombale indiquant qu’il était bel et bien mort, mais qu’il avait eut une épouse et deux enfants, elle avait quitté les lieux. Certes, avant de partir, elle s’était, en quelque sorte, vengé d’Edward puisqu’elle avait tué son fils. Mais ça, ce n’était qu’un détail. Un ridicule et inutile détail. Léonore avait donc regagné la Transylvanie. Elle avait entendu parler d’un espèce de recrutement de vampires, d’autres personnes, plus tout à fait humaines, comme elle. Le soir même, elle avait voulu rencontrer le directeur de tout cela, en personne. Monsieur Stanford, Georges Stanford. Tout de suite, il l’avait séduite, au premier regard. Avec ses grands yeux qui semblaient vous transpercer, voir à l’intérieur de vous comme on observe un renard à travers une fenêtre ouverte. C’était stupéfiant, vraiment. Durant de longues heures, ils avaient discutés. De tout, de rien, de n'importe quoi. Lui l’hypnotisait, elle le charmait. Et ce qui devait arriver arriva. Elle joua un peu avec lui, la faisant languir, puis céda. Ils couchèrent ensemble, pour la première fois, dans son bureau, dans le bureau du patron. Elle gardait un excellent souvenir de ce moment. Cela n'avait pas été brutal, animal, bien au contraire. Doux et prévenant, il avait plus que comblé ses attentes. Et bien sur, elle avait rapidement été acceptée au sein du personnel de l'hôtel. Elle était la plus âgée, avec lui. Et ça lui convenait parfaitement. Pourtant, le fait que Cheryl se mette à tourner autour de Georges ne lui plaisait guère et elle n'avait pas tardé à le faire remarqué à sa rivale.

    A ce souvenir, Léonore sourit. Ils avaient passés bien des moments ensemble. Il n'était surement pas Edward, son Edward, mais le charme qu'il dégageait ne la laissait pas insensible et il le savait. De nombreuses femmes, mortelles et imortelles le convoitait. Ce qui était complètement compréhensible vu sa beauté. Aucun homme ne lui arrivait à la cheville, ou très peu. Les humaines qui venaient ici accompagnées ne devaient pas souvent repartir accompagnées de leurs maris. A moins qu'elles n'avouent pas leurs adultères. Les mortelles culpabilisaient beaucoup, beaucoup trop même et préféraient souvent la vérité au mensonge. Même si la vérité menait à leur perte. Quelques femmes étaient déjà revenues, lui semblait-il, pleurant à chaudes larmes. Leurs maris les avaient délaissé en apprenant la tromperie, et elles, elles croyaient être uniques pour le beau Georges et voulaient passer, comme elles le disaient, le reste de leurs pauvres et misérables vie avec lui. Ha, si elles savaient ! Il avait bien plus qu'une seule vie devant lui, et le reste du personnel de l'hôtel également. Pauvres mortelles qui finissaient par repartir en voyant leur bien-aimé Georges avec leur remplacente du moment, ou de la soirée. Et oui, c'était ainsi dans le monde vicieux et sans scrupules des buveurs de sang.

    Léonore se remit à chantonner à mi-voix la mélodie qu'elle avait précédement chanter. Une magnifique chanson d'après elle. Mais ce n'était que son avis. Ses goûts musicaux étaient particulièrement variés, elle le savait parfaitement. La jeune femme frissona et se serra un peu plus encore contre le corps réconfortant de son amant. Son amant, de toujours. L'un des seuls d'ailleurs qu'elle ait accepté de garder à ses côtés. D'habitude, c'est les hommes qui demandaient après elle, qui réclamaient sa présence à leur côté, son bras enroulé autour du leur. Pour une fois, elle désirait également la compagnie du chef, oui, car ils ne ressemblait à aucun autre et elle se sentait comprise en sa présence. Sentiment partagé ? Elle ne le savait pas, mais ne poserait la question pour rien au monde. Cela dévoilerait trop de choses à propos des sentiments qu'elle éprouvait et pour le moment, elle préférait qu'il ne la croit qu'attiré par lui à cause de sa place. C'est ce que tout le monde croyait, mais au fond, était-ce bien vrai ?
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