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 {Annabel Rice}__Stupid Lamb*

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MessageSujet: {Annabel Rice}__Stupid Lamb*   Sam 28 Juin - 21:15

    { Hello Stranger !




      © lj thelake




    Nom : Rice
    Prenom(s) : Annabel
    Surnom(s) : Annabel n'aime pas son prénom, il faut le savoir. A chaque fois qu'un inconnu à le malheur de l'appeler Annabel, elle le corrige immédiatement. "Bella, Bella Rice" se hâte-t-elle de répondre. Ce surnom vient d'Edward, à l'époque ou il détestait faire comme les autres et l'appeler "Anna".
    Age : 20 ans
    Date & lieu de naissance : 13 septembre 1988

    Age au moment de votre vampirisation: Le baiser vampirique... Peut-être, un jour ?
    Nationalité : Américaine
    Origine(s) : Américaines



    Amour : Bella ne tombera pas facilement dans vos filets, messieurs. Elle n'est pas du genre à s'éprendre de quelqu'un sur un coup de tête. Les histoires d'une nuit, très peu pour elle! Depuis quand Dieu a-t-il permis que l'on joue avec les sentiments ? Elle a toujours gentiment refusé les avances de ses courtisans. Chez miss Rice, c'est complètement aléatoire. Vous ne savez jamais si elle va tomber amoureuse de vous ; elle n'a ni critères de beauté ni exigences caractérielles. C'est idiot à dire, mais il se pourrait qu'elle fonctionne par coup de foudre ; du moins, elle a un don particulier pour savoir si tel ou tel garçon aura une place importante dans son cœur. L'attraction qu'un homme a sur elle est tout significative et elle sait presque d'avance si quelque chose sera possible. Toutefois, il lui arrive de tomber amoureuse sans prendre garde. De toute façon, elle est en couple. Edward. Bien évidemment. Pourrait-on prononcer le nom d'Annabel sans celui d'Edward ? Pas vraiment.
    Spoiler:
     
    Amitié : Son caractère est un aimant à personnes... Et si la musique est pour certain un facteur de popularité, l'art en fait de même pour la jeune femme, souvent interpelée pour son talent. En effet, elle s'est découvert très tôt une passion pour le dessin. Ses contes d'enfance remontent alors et ses feuillets s'impriment de noir, dans une ambiance angoissante créée avec fusain. La gente féminine pourrait trouver en elle une amie somptueuse. Là quand il faut, que ce soit pour égayer les autres, sortir une vanne pourrie ou maintenir le moral des troupes. Chez les hommes, il se peut que ce soit son côté félin qui attire -distante et mystérieuse. Cette façon de sourire avec distance, se prendre le coin d'une table, jurer dans sa barbe en s'empourprant pour ensuite lancer une vanne sarcastique à l'autre gigolo qui aura gentiment ri. Mais Annabel est plutôt difficile à comprendre. Elle se sent différente. Certains ne se retiennent d'ailleurs pas pour le lui dire. Ses sarcasmes sont souvent pris pour une forme d'agression. Manier l'ironie, c'était pouvoir se libérer de la présence de boulets encombrants. Jeter quelques vannes piquantes et le tour était joué.
    Bella ne recherche pas la compagnie, la solitude lui convient très très bien. D'ailleurs, elle a besoin de ses moments de calme, ses écouteurs dans les oreilles, au son d'une douce berceuse enivrante. Chaque jour elle aura besoin d'un instant tel que celui-là, histoire de se ressourcer.
    Famille : Vous parlez d'une famille ! Un père, qui, voyant sa fille courir sur ses huit ans et débuter la pré-adolescence, trouve le moment fort idéale pour déguerpir loin de la maison familiale avec la babysitter fraîchement payée. Un père bien trop fier, orgueilleux et contradictoire. Un père plombier et une mère avocate, voyez la différence. Une mère délurée, aimante, à l'esprit enfantin et joyeux. Abandonnée à elle-même, une fois à cause du départ de son mari Carl, et une seconde fois par sa propre fille, Annabel, après que celle-ci ait commis, avec Edward, le feu le plus horrifiant de la contrée. Et c'est tout. Des parents. Simple, n'est-ce pas?


    { I Am What I Follow.

    Caractère : *Défauts : Il vous sera difficile de trouver sur cette planète -ou du moins dans cette région- quelqu'un d'aussi têtu qu'Annabel. Bornée et campée sur ses idées, voilà ce que vous pourrez dire d'elle quand vous la connaîtrez un peu mieux. Quand miss Rice possède une idée en tête, inutile d'essayer de la lui ôter, elle s'ôtera d'elle-même quand la jeune femme l'y autorisera. Aussi, tenter de vous donner raison alors qu'elle en pense totalement le contraire est pour vous un suicide : jamais, au grand jamais vous n'y parviendrez, autant vous prévenir rapidement.
    Ce n'est pas tellement un défaut, mais il est très facile d'agacer Annabel. Elle se montre très ouverte et tolérante mais disons qu'il y a une certaine marge à ne pas dépasser en sa présence, auquel cas elle ne vous agressera pas mais elle n'en pensera pas moins... La superficialité, voilà ce qui irrite notre jeune brunette alors messieurs comme mesdames, tâchez en sa présence de ne pas montrer votre côté le plus mijauré. Sinon, ne soyez pas étonné de voir posé sur vous son regard toisant et circonspect que peu de gens arrivent à supporter. Nous pouvons alors prendre cet aspect de la chose comme de la susceptibilité 'sociale'?...
    La jalousie. Cette saleté la ronge. Pour tout et n'importe quoi. Chez elle, c'en devient maladif. Edward est sa première victime, bien évidemment. Elle pense que c'est son plus grand défaut, et elle n'a pas tort.
    Aussi, son aspect taciturne. Elle sait doser sa touche de festivité, et l'utiliser quand il le faut : lors de soirées arrosées, en compagnie de gens festifs. Mais elle ne sera pas la jeune femme qui viendra vous aborder ouvertement, d'une voix forte et assurée, avec un air royal et pompeux. De nature franche et d'un naturel qui fait d'elle une jeune fille très spontanée et ouverte, elle dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas sans s'interroger ; et elle trouve ridicule de s'inventer un air faux et trompeur.
    On peut aussi ajouter qu'Annabel est d'un tempérament plutôt désobéissant, indépendant et assez roublard. Se plier sous les ordres de quelqu'un lui sera difficile voire impossible. Restent encore quelques défauts communs tels que l'impatience à fort degré, et bien d'autre... Etant du genre inflammable, elle sait ce que c'est qu'être furieuse et mieux vaut ne pas montrer le bout de son nez dans ces moments là. Sa spontanéité fait qu'elle pourrait vous flanquer une torpille même si elle vous apprécie. N'empêche, il lui en faut beaucoup pour que vous repartiez chez vous avec les lèvres en sang.
    Enfin, si on peut appeler ça un défaut, sa maladresse légendaire est quelque chose qu'il faut à tout prix avoir vu au moins une fois dans sa vie. Plus douée qu'elle pour s'attirer des ennuis ? Impossible.
    *Qualités : Quand Annabel désire quelque chose, elle fait tout pour l'avoir. Cela s'appelle peut-être de la détermination, et dans ce cas, c'est une jolie qualité, mais ça peut aussi être appelée de l'exigence et là, il me semble que ça aurait plus sa place dans les défauts de la jeune femme. Elle n'a aucun soucis de sociabilité et se lie d'amitié assez facilement ; le contact avec les autres lui est très aisé. Elle se montre tolérante, ouverte et compréhensive, c'est d'ailleurs l'amie utopique pour bon nombre de personnes qui en profitent pour venir pleurer sur son épaule, ce qu'elle ne dénigre pas quand ce sont réellement de bons amis. Enthousiaste, elle est la première à savoir remonter le moral des troupes, cependant, c'est un signe qui démontre encore une fois qu'elle pense bien trop au bien-être de ceux qui l'entourent. Elle s'en oublie elle-même parfois. Elle n'est pas altruiste mais a tendance à négliger son propre bien-être, et beaucoup lui rappellent de regarder son nombril avant tout. Pour les autres, la jeune femme est l'incarnation même de la joie et de la volupté, sa compagnie semble toujours très agréable aux autres. Elle ne manque jamais d'humour, un humour particulier, parfois cynique, qui se transforment d'ailleurs très souvent en vannes.
    Physique : Il est évident que la plupart des hôtes de Wilshire Castle sont beaux, fringants, séduisants et si irrésistibles! Pour parvenir à capter le regard d'un maximum de personnes -du sexe opposé généralement-, beaucoup usent d'artifices, il faut l'avouer. Le tout premier, le maquillage. Annabel n'en abuse jamais. Cette retenue est plus une conséquence de sa flemme que de mauvaise volonté. Elle reste dans les bases du maquillage normal : eyeliner, mascara, soulignant d'un noir profond son regard frais et clair. Le blush? Sans abus, voire jamais. Il arrive qu'elle ne se maquille d'ailleurs pas du tout. Il est vaniteux de le préciser, mais la beauté de la jeune femme semble tout simplement naturelle. Contrairement à beaucoup, l'idée de sortir de sa chambre sans aucune touche d'eyeliner lui est tout à fait supportable. Évidemment, ce sont des cas extrêmes. Mais ils existent tout de même.
    Côté vestimentaire. Elle aime l'excentricité, mais encore une fois sans abus. Il lui arrive de porter un t-shirt simple blanc et le lendemain, une pimpante robe pétillante. Son style vestimentaire est le parfait reflet de sa personnalité : lunatique!
    Outre ces détails, elle est de taille standard, peut-être très légèrement plus grande que la moyenne. Ses yeux sont d'un bleu frais virant quelques fois au vert clair, ses cheveux sont bruns au naturel et sa peau un peu plus pâle que la plupart. Certes, elle a vécu sous un soleil de plomb mais la génétique reste la génétique... Elle ne peut alors que remercier sa mère pour son teint de lait.


    { My Tastes.

    Ce que vous aimez : Livres & musique & dessin. Tout ce qui touche à l'art, Annabel en est baba. Elle pourrait rester des heures suspendue à son mp3, écoutant en boucle les chansons qui s'y trouvent et se comptent par centaine. La plupart du temps, musique & dessin vont ensemble. Il lui suffit d'avoir dans les oreilles cette sombre mélodie poignante de piano, aux notes vibrantes dans une ambiance sonore parfaitement terrifiante, pour dessiner spontanément des esquisses, des courbes -affolantes, noires-, une forêt -celle de son enfance-, des silhouettes busquées dans les buissons -des vampires-, des paires d'yeux affolés.... Les livres ont aussi une part importante dans ses loisirs. Au lieu de s'abrutir devant la télé, Annabel se plonge dans les lecteurs de ses nombreux bouquins. Son pêché mignon ? le fantastique. Surtout ceux qui mêlent horreur et imaginaire.
    Ce que vous n'aimez pas : Sincèrement? Dans la vie quotidienne, beaucoup de choses. Passez donc une journée entière avec la jeune femme et vous verrez qu'elle râle bien plus de fois que vous ne vous imaginiez. Elle n'est pas difficile à vivre. Seulement, elle est compliquée. Mais elle fait avec. Par exemple, la nourriture. Elle est une cuisinière exquise, mais quand il s'agit de manger, il vous faudrait trouver un argument de force pour l'y contraindre -menacer Edward, par exemple, ou quelque chose du genre. Les légumes. Elle déteste ça. La pluie, par ailleurs. Enfin, avant. Quand elle vivait avec sa mère, après le déménagement. Quoi que le bruit de la pluie sur le bitume a toujours été une berceuse efficace et un son rassurant. Paradoxale... Elle n'aime pas les compliments. Elle n'aime pas qu'on la gâte. Elle n'aime pas que l'on fasse attention à elle, et déteste être le centre de l'attention de tout le monde. Le simple fait d'hurler "JOYEUX ANNIVERSAIRE" dans la rue en courant vers elle, signerait votre arrêt de mort. Quand plus de 5 personnes la regardent, son système de rougissement s'enclenche. C'est plus fort qu'elle.
    Ce qui vous effraie : Rien n'effraie Annabel Rice. Théâtrale comme réponse, hein ? Mais c'est pourtant -presque vrai. Quasiment rien ne fait peur à notre petite brunette. C'est d'ailleurs ce détail qui semble la rendre encore plus attachante aux yeux d'Edward et des autres : cette hardiesse et cet acharnement, dans ce petit corps de jeune femme. Elle n'a pas de phobie à proprement parlé. Sa nature curieuse l'emporte sur la peur. Sa seule angoisse, c'est qu'Edward la rejette. Surtout si c'est pour aller avec Ambre.
    Votre genre de conquête :Edward. Edward, tout simplement. Annabel n'a pas de critères de sélection. Elle agit par coup de foudre involontaire. Elle pourra tomber amoureux d'un homme possédant les même défauts que celui qu'elle a quitté plus tôt. Il n'y a absolument aucune particularité à avoir. Ce qu'elle aime en Edward? C'est simple : tout. Son côté taciturne la perturbe parfois et elle aimerait beaucoup en savoir clair sur ses pensées. Cette façon qu'il a de la regarder en fronçant les sourcils, les lèvres pincées, pour ensuite détourner le regard... terriblement agaçant ! mais c'est de cet Edward là qu'elle est tombée amoureuse. Qualités comme défauts.





Dernière édition par Annabel Rice le Mer 15 Oct - 23:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {Annabel Rice}__Stupid Lamb*   Sam 28 Juin - 21:16

    { This Is The Story Of My Life.

    Histoire : {1996 - October, the third. 19h13}
    En entendant sa mère quitter le premier étage, la fillette au teint laiteux s'enferme dans sa chambre, ouvre son tiroir et en sort un cahier noir, prend un crayon et de ses mains d'enfant, ouvre le cahier d'un geste précautionneux.


    Dear Diary,
    Papa est partit. Il est partit avec Ena. Maman a crié. Fort, et elle a pleuré. Elle a pleuré pendant des jours et des nuits. Elle ne fait plus rien. Elle ne mange même plus. Avant, c'était elle qui me forçais à manger. Maintenant, c'est moi qui la nourris presque. Papa est partit, il n'a laissé qu'une note. Le papier est en train de brûler au fond du jardin. Maman a les yeux rouges. Elle se ronge les doigts jusqu'au sang. Elle devient pâle, ne parle presque plus. Elle ne se maquille plus et reste habillée en jogging toute la journée. Quand je lui pose une question, elle ne m'entend que si je hausse le ton. Des fois, pendant la nuit, je l'entends. Elle pleure. Des fois, elle murmure et parle dans son sommeil. Elle parle beaucoup. Des fois elle se réveille en gémissant. Je l'entends se lever, faire le tour de la chambre, ouvrir la fenêtre. Ses pas sont lourds sur le plancher. Ses cheveux sont sales. Elle ne prend plus soin d'elle. Quand on appelle à la maison, elle ne décroche plus. Quand elle part travailler, elle se sent mieux, mais le soir venu, elle recommence à déprimer. Je n...


    La fillette repose précipitamment son crayon, empoigne son cahier et le jette sous ses affaires scolaires. Sa mère pénètre dans la chambre. Elles discutent. Quand Mary s'en va, Annabel récupère avec soin son crayon et son agenda. Oubliant ce qu'elle était en train d'écrire, elle ajoute, d'une écriture nerveuse, quelques mots.

    On part! J'y crois pas! On s'en va de Boston. C'est le psy de maman qui lui a conseillé. On s'en va de cette maison. J'ai hâte.


    Et, son crayon dans ses mains potelées d'enfant, elle ferme les yeux et s'imagine un long voyage.

    {2002 - May, the 15th. 16h12}
    Un endroit calme et reposant. Voilà ce qu'avait prescrit Dr Crost à ma mère. « Pour vos nerfs. Cherchez un endroit tranquille. Avec un beau temps, comme vous les aimez. » Un beau temps. Mary Rice avait-elle oublié ce détail ? Un beau temps. Dans l'avion, lorsque la buée avait daigné se dégager des vitres, je formais de l'index une légère trouée. Et réalisais avec horreur le décor qui nous attendait en contrebas. Un paysage avec prédominance de vert. Trop de vert. Quand j'emménageais, disposant les meubles et découvrant la maison, il me sembla que je découvrais pour la première fois ce qu'était réellement le mal du pays. Six ans plus tôt, à mes huit ans, lorsque mon père avait quitté ma mère pour se réconforter dans le budget modeste de mon ancienne babysitter, j'avais été plus qu'heureuse d'aprendre la nouvelle. Partir de cette maison qui ne voulait dire pour moi que disputes conjugales, mésententes, tromperies et adultères. A huit ans, on rêve d'un conte de fée, de beaux paysages, de gloss à paillettes et de prince charmant blond aux yeux bleus. A huit ans, on est encore trop jeune et naïf pour se rendre compte qu'on se rend tout droit dans une bourgade minuscule et ridicule, au climat exagérément tempéré et pluvieux, pour habiter près d'une forêt dans un secteur ou une famille de vampires cohabite tranquillement avec les petits animaux alentours. Ce qui mina mon moral et entretint mon chagrin le plus durement fut le temps. Quand il ne pleuvait pas, un vent de mer agitait les arbres avec violence. J'osais aborder le sujet avec désinvolture. Je ne supportais déjà plus ces bourrasques à longueur de journée et ce temps grisâtre.

    - Dr Crost n'avait pas parlé de beau temps, par hasard ?
    - Le soleil me rend dingue, Bella. Il me rappelle ton père.

    Le sujet était clos. Je n'en reparlai plus. J'évitais au maximum d'évoquer des choses ou lieux qui rappelaient Carl à ma mère. Ou alors je devais supporter le reste de la journée durant ses plaintes, ses peines et ses regrets. Mary avait toujours été trop tolérante. Elle ne s'énervait presque jamais et prenait tout sur son compte. Si Carl avait fuit comme un voleur en emportant la babysitter et en laissant femme et enfant derrière lui, elle arrivait à en conclure que la source du problème remontait à elle. Elle avait été trop ceci, ou pas assez cela. Mais évidemment, Carl n'était pas concerné, pas même cette gentille Ena qui gardait Annabel et qui s'était enfuie aussi sans mot dire.
    Très rapidement, je sentais mon humeur faiblir et chaque détail, même minime, pouvait me déclencher une colère monumentale. D'après Mary, je commençais à m'aigrir, comme une petite vieille.

    - Tu deviens aussi délicate et irritable qu'un chat à qui on oblige à prendre un bain, ma chérie.
    - Jolie métaphore. Très exacte, même, si tu veux mon avis. Cette pluie me rend malade. Le lichen grimpe jusqu'à ma fenêtre et déborde de partout. Et en plus, le vert, ça porte malheur.
    - Sors, Bella. Fais-toi des copains.
    - Dans cette affreuse bourgade large comme le plus grand centre commercial de Boston ? Tu veux que je parle à qui, maman ? A des pigeons ? Ou préfères-tu que je sympathise avec l'arrière grand-mère du parc pour qu'elle nous offre les salades de son potager ?

    Je débitais cela d'une traite. Mary disait vrai, j'étais d'une humeur de chat mouillé. Si ça continuait, le fait de développer un trouble obsessionnel compulsif ou de la claustrophobie ne m'étonnerait même pas. J'étouffais.
    Ma mère avait sourit, m'effleurant la joue de son index. Il me sembla lire de la tristesse dans ses iris marrons.

    - Mais je suis bien moi, ici chérie. Rien ne me rappelle le temps d'avant.

    Le sujet était clos, encore une fois. Quelques temps plus tard, je décidais de partir à l'aventure. La forêt avoisinante fut une soudaine source d'attention pour moi. Chaque jour, je me rapprochais un peu plus de la lisière, violant les règles, brisant les recommandations de ma mère, annulant les promesses de prudence que je faisais régulièrement.
    Cette forêt était la seule chose intéressante dans cette petite ville ennuyeuse. Je rencontrais alors un garçon. Il venait seul, dans la forêt lui aussi. Cheveux désordonnés. Regard fuyant. Taciturne. Le ton de sa voix n'arrivait pas à s'imprimer dans ma mémoire tant il parlait peu.
    Tous les jours, il revint. Moi aussi. Tous les jours, jusqu'à l'âge de 14 ans. Lui en avait 15. Je tombais irrémédiablement amoureuse de lui. Je n'avais jamais vu ses parents. Aucun membre de sa famille. Il venait seul, toujours infiniment seul.
    Quand j'atteignis mes 18 ans, Edward, car c'était son prénom, trouva le moment fort approprié pour m'annoncer une grande nouvelle.
    Je trépignais d'impatience. J'attendais ce moment depuis des lustres. Il était si mystérieux... et semblait regorger tant de secrets. Chaque jour je m'appliquais à renforcer notre confiance. Il me prit par la main, m'entraîna profondément dans la forêt.
    Il avait 19 ans, et il était beau. Bien plus beau que n'importe quel autre être sur terre, à mes yeux.

    - Bella, je t'en supplie, fais-moi la promesse de m'écouter sans m'interrompre. Ce que j'ai à te dire est déjà bien assez difficile comme ça, alors si tu venais à me couper, je crois que je ne trouverai plus la force de reprendre à nouveau.
    - Tout ce que tu voudras, murmurai-je, mon cœur battant désormais à tout rompre.
    - Très bien. Il inspira profondément. Ferma les yeux. Compta mentalement jusqu'à trois. Jamais je ne l'avais vu dans un état pareil. Peu de choses arrivait à le déstabiliser. J'attendis, patiente, ma main serrant la sienne de plus en plus fort au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient. Il me semblait pouvoir entendre l'écoulement du sable dans un sablier géant imaginaire.
    - Tu sais, je t'ai un peu parlé de mes parents, l'autre jour, commença-t-il. J'acquiesçai. J'ai refusé que tu les vois, à chaque fois que tu me le demandais. Aujourd'hui, je vais t'avouer pourquoi.
    Ma bouche s'entrouvrit, je pouvais ressentir la difficulté que pouvait éprouver ma cage thoracique pour contenir mon cœur et ses battements douloureux.
    - Ils ne sont pas comme nous, Bella. Ils ne nous ressemble pas. Je p...
    - Mais ça m'est égal, Edward! Mon amour pour toi vaut bien plus que toutes les apparences du monde. Quand bien même ils ressembleraient à des lé...
    - Ce sont des vampires, Annabel.
    Je manquais de m'étouffer avec ma salive. Un léger rictus étira mes lèvres.
    - Pardon ?
    - Mes parents sont des vampires.
    S'en suivit un long silence. Lourd. Pesant.
    - Suis-je censée rire ?
    Edward me dévisagea. Son regard devint noir, furieux. Ses lèvres se serrèrent et les muscles de ses bras se tendaient. Il avait les poings serrés. Sa mâchoire se contractait. Jamais son regard n'avait été aussi dérangeant. Profond, trop intense. Je perdis pied.
    - O.K., Edward. Je plaisantais.
    - Ce n'est pas drôle, Bella. Je suis en train de te confier le secret de ma vie.
    - Je suis désolée. Ça me rappelle les contes d'enfance que ma nourrice me lisait. Je faillis dire belle-mère. N'importe quoi. Continues. J'ai promis de ne pas t'interrompre.
    - Merci. C'est difficile à croire. Et je vais le devenir aussi.
    - Devenir quoi ? laissai-je échapper brusquement.
    - Un vampire.
    Second silence.
    - Oh.
    - Toi aussi, Annabel. Tu pourrais le devenir. Très bientôt.
    - Moi ? ma voix avait parut si faiblarde qu'à côté du timbre sombre d'Edward, mon soprano ressemblait à un couinement de souris.
    - Oui, toi. Annabel Rice. Vampire, avec moi. Est-ce que cela te dit ?

    Le reste du dialogue, je ne m'en souvins pas vraiment. Je venais d'apprendre la pire nouvelle de ma vie. Les parents de mon amour secret étaient des vampires. Cet amour secret allait le devenir. Et moi aussi. Des créatures assoiffées de sang. Après m'avoir donné un cours très instructif sur la race vampirique, Edward passa aux aveux. Il m'apprit le sacrifice dont j'allais être victime si jamais je continuais à fréquenter mon futur vampire de petit ami. Des aveux, il passa aux déclarations.
    De cette soirée je ne pu retenir que son « Je t'aime » et ses caresses passionnées. Je venais d'apprendre la pire chose qu'il m'avait été donné d'entendre. Et pourtant, cette nuit, en compagnie d'Edward, fut inoubliable.
    Dès le lendemain, notre décision était prise. En même temps que je découvrais la demeure familiale, je contribuais à la démollir et à la réduire en cendre. Je tuais les parents d'Edward. Je ne vis que du feu. De la fumée et de la cendre. Et cette odeur poignante de deux êtres broyés par l'étau des flammes. Flammes que j'avais causé avec Edward. Je n'étais plus le sacrifice. Ses parents l'étaient devenus à ma place.

    {2008 - January, the second. 17h15}


    Citation :
    Chère maman,
    Ne t'en fais pas, je vais bien. Inutile de paniquer. Je vais séjourner dans un hôtel très réputé de la région. Wilshire Castle, est-ce que ça te dit quelque chose ? Oui, sûrement. En tout cas, ici, si tu voyais le nombre de gens qui en parlent comme de la plus merveilleuse chose qu'ils aient jamais connus! Avec Edward, on a eu envie d'essayer. On va se poser quelques temps. Je pense qu'on mérite une pause. Je t'envoie un courrier dès que possible, ne t'en fais pas pour moi. Edward prend soin de moi. Il m'aime. Le jour ou nous nous reverrons, tu le constateras de tes propres yeux. Le temps des amours d'enfant est terminé.
    Prends soin de toi, ne fais pas trop la folle. Si tu te sens seule, ce n'est pas une mauvaise idée d'appeler tonton Hed. Je suis sure qu'il serait ravi de venir te rendre visite.
    Je t'embrasse,
    Annabel, ta fille qui t'aime.


Dernière édition par Annabel Rice le Mar 1 Juil - 0:30, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: {Annabel Rice}__Stupid Lamb*   Sam 28 Juin - 21:18

    Aujourd'hui : Dans cet hôtel luxueux, comment ne pas envisager un bel avenir, surtout en compagnie d'Edward? Dans le château, elle se plaît. Le membre du personnel est on ne peut plus accueillant. Elle ignore encore les manigances des vampires. Mis à part les parents d'Edward, elle n'en a jamais connu. Elle n'a d'ailleurs jamais vu ces derniers. Annabel, de tempérament curieux, cherche à en savoir le maximum sur ce sublime château. Ces visages l'attirent inexorablement, et l'envie irrésistible d'en connaître davantage la surprend à chaque fois. Étrangement, Edward est toujours là pour la freiner. Pourquoi diable ?

    { Behind The Computer.

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    Ce qui vous a poussé à vous inscrire : Je suis une fan incontestable de Twilight. Cela suffit-il ? =D
    Votre avis sur le design : J'aime, j'aime j'aime et re j'aime. Il me rappelle ceux de Midnight Sun & cie... j'ai toujours adoré ce genre de design sombre, ça convient vraiment au concept.
    Votre avis sur le contexte : La Twilighter vous dit que c'est parfait ^^ j'aurais vu une histoire avec les loups-garous aussi, pourquoi pas pour un élément perturbateur... X'D
    Présence sur le forum : 7/7 normalement un peu tous les jours, car vacances!
    Suggestions eventuelles : Comme dit un peu plus haut, pourquoi pas, durant une certaine période, déclencher un élément perturbateur sous forme de loups-garous rôdant autour de l'hôtel, une meute ayant décidé d'habiter dans un secteur proche.... bon, j'aurais 3000trucs à suggérer si je laissais aller mon âme twilighteuse alors maggle xD

    N.B : Et je rajoute, bien que vous vous en doutiez, que mon perso est vivement inspiré de Bella Swan de S.Meyer. mais bon... ça sert pas à grand chose de le dire --->[]
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Jillian Helsing
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Votre force : Mon intuition
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{ Falling Inside The Black
{ Comment vous séduire ?:
{ Dark & Sweet RelationShips ::
{ Open for a topic?: Open(LL)

MessageSujet: Re: {Annabel Rice}__Stupid Lamb*   Sam 28 Juin - 21:28

Bienvenue =D

Eh bien eh bien, quelle magnifique fiche!
Je te valide avec grand plaisir miss Wink

Bon jeu, bon rp, bon flood^^
N'oublie pas d'activer et de remplir ta feuille de personnage!
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MessageSujet: Re: {Annabel Rice}__Stupid Lamb*   Sam 28 Juin - 23:25

Mercii =D
Maintenant faut qu'un Edward se ramène >.> *SBAF*
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MessageSujet: Re: {Annabel Rice}__Stupid Lamb*   Dim 29 Juin - 16:17

Bonjour et bienvenue Bella ! Very Happy

Superbe fiche, j'aime beaucoup ton style d'écriture. ^^ Amuse-toi bien sur le fofo, et au plaisir de te croiser en RP. Wink
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MessageSujet: Re: {Annabel Rice}__Stupid Lamb*   

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{Annabel Rice}__Stupid Lamb*
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