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 Visite Surprise [PV Olivia]

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Aaron Lockhart

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MessageSujet: Visite Surprise [PV Olivia]   Mer 25 Juin - 3:00

    Aaron avait passé toute la journée à réfléchir et à se promener. Il avait un peu abusé du service au chambre aussi, commandant pratiquement une bouteille à toutes les heures. Il était ennuyé et avait besoin de quelque chose de très fort, mais il y avait un certain moment tout de même qu'il avait pris une pause pour ne pas avoir envie de vomir par la suite. Il avait besoin simplement d'oublier et d'alléger ses pensées, pourtant il pensait toujours à Sarah. Sarah. Elle lui manquait sur tous les plans. Il pensait à elle à chaque seconde, chaque petite chose lui faisait penser à elle. Elle le rendait fou. Il ne survivrait certainement pas. Il avait besoin de se changer les idées, de refaire sa vie. Mais il ne pouvait pas, c'était pour l'instant trop difficile. Pourtant, ce n'était pas parce qu'il n'en avait pas l'opportunité, il savait pertinament qu'il pourrait se changer les idées avec une des femmes du staff. Elles agissaient bizarrement et semblaient souvent offrir des services supplémentaires au client pour quelques dollars de plus, mais lui ne voyait pas encore l'envie de faire appel à ces pseudos prostituées pour sa propre envie personnelle. Chaque fois qu'il venait à se dire qu'il avait envie de Sarah en regardant des vidéos d'elle dans la piscine avec Emmy ou bien des photos d'elle qui se faisait bronzer, ou peu importait quoi, il se rappelait alors ce qui s'était passé, les trous dans son cou. C'était tellement horrible que toute envie s'estompait. Il finissait simplement par boire assez pour tout oublier et s'endormir, ou bien à aller faire une petite promenade. Il rencontrait de temps à autres des gens qu'il connaissait, ou bien il rentrait simplement après avoir visité chaque endroit se remémorant les souvenirs avec Sarah.

    Ce soir-là, il avait légèrement bu, mais pas assez pour ne plus avoir tous ses esprits. La bouteille était installée sur la petite table près du lit et on voyait des vêtements éparpillés sur le sol près du lit. L'eau coulait dans la douche, signe qu'il y était. En effet, Aaron avait eu envie de se calmer, se laissant détendre sous l'eau de la douche qui coulait, le brûlant presque au passage, lui faisant sentir qu'il était réellement vivant. Il était particulièrement concentré par les goutelettes qui coulaient sur lui-même, les yeux fermés, le visage de sa femme et sa fille en tête. Il fut seulement déconcentré lorsqu'il lui sembla entendre quelqu'un frapper à sa porte. Il ouvrit les yeux mais ne fit pas attention, se disant qu'il devait halluciner à nouveau, puisqu'il avait un peu trop bu quand même. Il soupira et resta encore quelques longues minutes sous l'eau avant de fermer celle-ci et de sortir de la douche, attrappant une serviette de bain pour s'essuyer. Il entendit à nouveau frapper à la porte et c'est là qu'il supposa qu'on venait lui porter quelque chose à boire qu'il avait peut-être commandé sans le réaliser. La serviette de bain autour de la taille, il se dirigea vers la porte de sa chambre pour aller ouvrir, tombant nez à nez avec Olivia. Il se sentait tellement stupide, à ce moment-là, en serviette de bain, complètement nu devant la jeune femme. Il plongea son regard dans celui de la jeune femme et d'un air complètement sérieux, il finit par sourire, pas vraiment à l'aise. Qu'est-ce qu'elle lui voulait, dans sa chambre, et premièrement, où avait-elle eut son numéro de chambre?


    "Sympa.. Je savais pas que tu faisais le service au chambre, maintenant."

    Il soupira. Il se demandait si elle allait le prendre désagréablement. Forcément, puisqu'il n'avait pas été très gentil avec elle après tout. Il se gratta la nuque, se demandant quoi faire, puis il fit signe à Olivia d'entrer dans la chambre, sachant qu'il ne pourrait probablement pas la garder dans l'entrée toute la soirée, et il lui pointa les chaises ou le lit, se dirigeant lui-même vers la commode près du lit pour prendre un jean et un boxer. Il jeta un oeil à Olivia et se sentit soudainement coupable envers Sarah. Il laissait une femme entrer dans la chambre où ils avaient passé leur mariage. C'était une trahison dans son esprit, mais il ne pouvait pas non plus la chasser. La complexité de ce qu'il ressentait pour elle l'obligeait à l'inviter à rester. Et puis après tout ce n'était pas comme s'il allait coucher avec elle, c'était une simple connaissance, quelqu'un qui avait tout comme elle vécu des choses terriblement difficiles. Il se râcla la gorge et hésita avant de lui lancer un "Je reviens" presque muet. Il se dépêcha de s'habiller dans les toilettes et sortit une minute plus tard, torse nu, pour s'écraser sur le lit face à Olivia. Il la regarda et lui sourit légèrement, se râclant la gorge pour lui demander ce qu'elle faisait là. Il allait ouvrir la bouche mais ne le fit pas, se demandant d'abord s'il avait remis son pendentif avec son alliance. Il réalisa que non, ne sentant pas le métal froid contre son torse, et il se dirigea vers la salle de bain pour remettre le pendentif, attachant la chaîne autour de son cou pour finalement prendre la parole en compagnie de la chasseuse de vampire.

    "Donc. Je peux savoir ce que tu viens faire dans ma chambre? Parce que j'imagine que t'es certainement pas venu me tenir compagnie et parler de la pluie et du beau temps. Un truc te tracasse?"

    Il haussa les sourcils et plongea son regard dans le sien, sévèrement, comme pour l'obliger à parler. Il savait qu'elle s'ouvrirait s'il lui demandait ce qu'il y avait, mais il détestait lui-même devoir parler. Il était meilleur confidant que pour faire des confidances. Il se retourna et ouvrit une petite table de nuit pour sortir un paquet de cigarettes et un zippo. Il alluma sa cigarette et en offrit une à Olivia. Sarah haïssait qu'il fume dans la maison, elle disait que c'était mauvais pour Emmy.

    "Tu veux un verre? Une cigarette?"
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Mer 25 Juin - 16:26


    People can change ? I want to become Lise...

    Choisir, prendre quelqu'un ou quelque chose de préférence à une autre en raison de ses qualités, de ses mérites, ou de l'estime qu'on en a. Les choix sont présents en chacun d'entre nous. C'est une faculté humaine qui nous berce constamment. Ils peuvent être banals : choisir une chemise plutôt qu'une autre ; ou fatals : choisir de faire piquer un animal qui souffre, ou choisir de le garder en vie malgré sa souffrance ?

    Pour Olivia, en cette période de sa vie particulièrement sombre, ils étaient omni présents. Sa culpabilité la rongeait. Le regret d'avoir entraîner sa soeur dans le monde des ténèbres et de l'avoir quelque part, tuée. Le regret d'avoir été parfois un peu trop dure avec ses parents, et d'avoir donc peut-être influencé l'abandon de son père, la débauche de sa mère. On ne pouvait pas influencer de telles choses, mais la Olivia au fond sensible, n'en avait pas conscience. Le regret d'avoir, un jour, douté de la bonté du petit ami de sa seule amie, Jennifer, et donc, par la même occasion, de l'avoir perdue. Les regrets d'agir comme une femme agressive, parfois vulgaire, couchant de droite et de gauche. Les remords liés à une vie pleine de sinisme qui lui ont forgé un caractère particulièrement trempé.

    La jeune femme brune avait ces derniers temps l'impression d'être le diable incarné, cette impression de transformer en cendre, tout ce qu'elle touchait. Elle pensait donc être à l'origine de ce qui lui arrivait, qu'il y avait en elle une tonne de choses à changer. Cela pouvait d'ailleurs prouver qu'elle n'était pas spécialement irrécupérable quelque part, qu'il y avait en elle du bon. Une sensibilité, des regrets, une âme pleine de pûreté.

    Elle ne demandait donc au fond que d'évoluer. Grâce à qui ? Probablement à cet homme sombre, Aaron, la preuve vivante pour la rebelle que la maturité chez la gente masculine était présente. C'était grâce à leurs conversations qu'elle avait réussi à acquérir une motivation. Alors qu'avant, bien entendu, elle se serait contenter de répliquer : "les gens ne peuvent pas évoluer, changer du jour au lendemain, faire les bons choix". Cette penséeétait tout de même parfois présente, Olivia n'étant pas non plus invinsible et forte au point de chasser ses mauvaises pensées. Cependant, maintenant, elle ne pensait pas ce changement totalement impossible. La majorité des gens voyant les choses comme ça étaient des éternels saules pleureurs, ou des gens qui étaient incapables de se battre et de faire les efforts nécessaires pour arriver à bout. Néanmoins, la chasseuse, elle, de temps à autres, se prenaient à faire des efforts demandés, prenait de bonnes décisions. Elle avait par exemple aider une vieille dame à porter son sac, refusé un verre d'alcool de la part d'un inconnu, s'était prise à échanger quelques mots avec le modèle typique de la Pin Up. Des petits rien qui semblait énormes à ses yeux. Mais qui ne pouvaient effacé ses actes passés moins que glorieux.

    C'est d'ailleurs ce qui l'avait poussé, la veille au soir, à se jeter dans les bras d'un homme dont je ne citerai pas le nom, dans le but de se défouler et de prendre du plaisir, en se livrant à des activités dangereuses. Olivia ne parvenait décidément pas à devenir comme Lise Andrews, le pseudonyme qu'elle se donnait dans le but de se prendre pour une autre femme qu'elle, une femme pleine de bonté qui n'avait provoqué aucun dégat dans sa vie. Pourquoi n'y parvenait-elle pas ? Probablement, parce qu'elle n'était pas cette fille, qu'elle était Olivia. Alors elle se remettait à broyer du noir et de se livrer à ses passe temps préférés : sexe, alcool, drogue. Elle faisait les mauvais choix, fidèle à elle même.

    Mais toujours pleine de bonnes intentions au final, elle se dirigea vers la chambre d'Aaron, pour un échange assez habituel ces derniers temps. Bien sûr, comme toute sexy girl qui se respecte, elle connaissait sa localisation secrètement depuis déjà quelques jours. Mais, ayant besoin de solitude, femme éternellement réservée, elle ne s'était pas résolu à passer. C'était sa réserve en cigarette ayant totalement diminuée qui l'avait entraîné jusque ici.
    Bon, avouons que c'était aussi l'effet qu'avait le brun mystérieux sur la jeune femme. Un lien étant naissant, et différent des liens passés de la jeune femme, même effrayant à vraie dire.

    C'était vêtue d'un pantalon en cuir noir et d'un haut moulant, sexy, dans les tons oranges qu'elle arriva devant la porte. Pas du genre petite ange timide, elle frappa sans hésitation, même à plusieurs reprises, et tampis si ça dérangeait cet homme toujours un peu sinistre, ne souriant que très rarement. C'est après son insistance qu'il se décida enfin à ouvrir. A la grande surprise de la belle, en serviette !!! Et surtout à son grand bonheur, le trouvant particulièrement sexy. Recevant une réplique à la Aaron, elle fut justement confrontée à des choix multiples.

    Première réaction possible, l'allumage !

    Le premier aurait été d'être, justement, fidèle à elle même et de la jouer Olivia l'aguicheuse très sensuelle. Cela marchait pratiquement dix fois sur dix. Elle se serait jeté littéralement sur lui et lui aurait enlevé la serviette en le collant contre le mur.

    Voyons ce qui se cache là dessous...

    Avant de l'embrasser avec fougue et de faire monter son élan d'excitation. C'était ce qui se serait passé avec la majorité des hommes, et Olivia particulièrement séduisante, intriguante et tout ce qu'on voulait aurait eu ce qu'elle souhaitait. Même avec Aaron ?

    Deuxième réaction possible, le mépris !

    Elle avait un autre choix. Celui d'être aussi fidèle à elle même, agressive, n'ayant pas sa langue dans sa poche, en se défendant comme elle le pouvait devant l'homme glacial, et de l'envoyer sur les roses.

    Ahaha je savais pas que les pompes funebres recrutaient ces derniers temps !

    Cela aurait eu pour conséquence probablement un jeu de ping pong verbal habituel entre les deux personnes, ces deux là ayant deux caractères de chiens. Ou bien aurait eu des conséquences plus tragiques ou au contraire, plus légères qui sait.

    Ce que fit Olivia...


    Ces deux réactions étaient dans l'intention d'Olivia, c'était la brunette toute crachée. Cependant, à sa grande surprise, elle fut totalement paralysée devant Aaron, tremblante, incapable de dire quoi que ce soit. Il lui faisait un effet inhabituel, que personne d'autre n'avait eu sur elle. Elle resta là, quelques secondes, sans bouger, avant de réussir à se reprendre et de redevenir la Olivia ayant la réplique facile. Elle n'eu aucune des réactions envisagée. Très surprenant ! Elle réagit avec humour...ne pouvant pas s'empêcher de sourire face à l'homme en serviette, qui était, visiblement, très gêné, et riait intérieurement. C'est avec une petite pointe d'ironie et de séduction qu'elle répliqua...

    Hum hum, c'est un job qui a son charme. Je veux dire si c'est pour assister à des spectables comme celui là matins et soirs, je suis partante !

    Celui ci partant enfiler quelque chose, elle ne pu se retenir d'exploser de rire assez discrètement, avant d'avoir toujours son sourire enfantin lorsqu'il fut de retour. Elle n'avait pas cessé de mater...sans se priver. Mais comment lui reprocher ? A elle, dont le pêché principal était la luxure ?

    Celui ci commença à la questionner, un peu désagréablement, Olivia était habituée, mais au lieu de lui passer un savon, elle continua toujours de prendre tout cela sur le ton de la plaisanterie, et de faire preuve de cette petite dose de séduction, , en prenant place sur un des fauteuil, n'importe comment d'ailleurs, n'étant pas du genre princesse, mais restant éternellement classe pourtant, une autre qualité de la brune sauvage.

    Heu...non la pluie et le beau temps c'est pas mon genre ! Hé ba tu viens de répondre à ta question. Je suis venue pour te taxer. On sait très bien que pour moi, la drogue et l'alcool c'est comme le sexe, si j'ai pas ma dose je deviens dingue. Tu devrais essayer de temps en temps...

    Lui dit-elle avant de lui faire un clin d'oeil rempli à la fois de séduction et d'amusement. C'était sa façon à elle de le mettre en rogne en quelque sorte, et de le provoquer. Une cigarette maintenant au bec, son feu étant dans une de ses poche de son joli cuir, elle continua tout de même sa provocation comme elle le pouvait, ayant toujours cette même envie de mettre l'homme en rogne, un jeu qui devenait habituel...c'est avec un regard de braise qu'elle lui demanda en montrant sa cigarette ?

    Tu m'allumes ???

    Puis en se rapprochant de lui dans le but qu'il passe à l'acte. Oh elle ne faisait pas ça pour tenter de le séduire, bien qu'au fond d'elle, ceci ne lui déplairait pas. Mais c'était sa façon de prendre Aaron, le faire rager, avoir la réplique dans le but de provoquer une certaine forme d'échange, d'éviter de parler de ce qui la rongeait, de changer de conversationn et qui sait, d'en savoir plus sur lui. Plus elle serait douce et plus il serait probablement amère, alors elle était tout simplement comme lui.
    Sa cigarette allumée, elle devint silencieuse. C'est une chose qu'elle appréciée lorsqu'elle était en compagnie d'Aaron. Elle n'était pas obligée de blablater, et ils pouvaient restés comme cela assez longtemps, sûrement grâce à une réserve commune. Tirant sur sa cigarette, fixant le vide, elle reporta son attention sur l'homme, et plus sérieusement, lui demanda, comme pour lui lancer une perche...

    Je peux te poser une question ?


    Elle s'aperçu de sa maladresse, l'homme incapable de dire quoi que ce soit, et avant qu'il la rembarre, recommença sa lancée.

    On la refait ?? On la refait ! Je vais te poser une question ! Dis moi, ça t'arrive de sourire ? Parce qu'à ce rythme là tu vas rider...

    Et oui, ça faisait maintenant des jours et des jours qu'ils se cotoyaient, si on pouvait dire, et jamais elle ne l'avait vu rire, sourire, être complètement agréable, sans être sur ses défensives. Olivia était donc plutôt intriguée par cet homme éternellement sarcastique, silencieux, et bien sûr charmée. A sa manière à elle, elle tentait donc d'en savoir plus, sans dire les choses directement.

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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Jeu 26 Juin - 0:05

Lorsqu'il était dans la salle de bain entrain de se rhabiller, Aaron était légèrement tendu. Il avait verrouillé la porte de la salle de bain et se demandait bien qu'est-ce qu'elle pouvait lui vouloir. Les paroles d'Olivia lui restaient bien encrées en tête, comme si on lui avait appuyé sur un bouton dans sa mémoire et que celui-ci était resté coincé. Elle avait qualifié le fait qu'il venait d'apparaître en serviette de bain devant elle comme un spectacle. Ils n'avaient pas tous deux les mêmes divertissements, c'était probablement le cas de le dire. Bien entendu, il n'était pas coincé, simplement il y avait un certain moment où il n'avait pas eu à s'arranger avec des femmes en son genre, un peu trop séductrices pour lui. Qu'aurait dit Sarah. C'était ce qu'il se disait sans cesse, se fixant dans le miroir alors qu'il enfilait sa paire de jeans avec difficulté, n'arrivant pas à se changer les idées. Olivia aurait tout de même pu faire pire, il le savait, mais elle était tout de même une sacrée allumeuse de penser ainsi à lui. Il se regarda une dernière fois dans le miroir. L'homme qui se reflétait dans la glace avait l'air fatigué, sérieux, strict mais ses prunelles laissaient toujours voir un léger doute. Il ne devait pas montrer ce genre de sentiments à Olivia. Il devait être ferme. Il fronça les sourcils, comme lorsqu'il devait disputer Emmy, et prit une grande respiration avant de sortir de la salle de bain. Ce fut là qu'il s'écrasa sur le lit, mais il avait complètement oublié son alliance dans la salle de bain.

Ce fut simplement après un nouvel allée-retour qu'il pu observer Olivia. En effet, il ne pouvait s'empêcher de retourner chercher le pendentif, se disant que c'était une trahison envers Sarah et Emmy s'il ne le gardait pas en permanance sur lui, particulièrement s'il était en compagnie d'une femme... D'une femme habillée aussi provocativement...Il cessa de la regarder de bas en haut et une vague de culpabilité le submergea. Il se renferma simplement un peu plus et planta son regard dans celui d'Olivia, ne tenant compte que du message qu'il voulait lui passer. Il lui posa des questions, même s'il se doutait que pour une personne aussi libre qu'elle qui menait les rênnes de sa propre vie, une question serait certainement désagréable. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de vouloir savoir si elle avait des ennuis. Ça, c'était l'instinct paternel qui revenait au galop. Enfin. Elle devait avoir son âge, alors pas question de la traîter comme sa gamine...Quoi que prendre son bain avec elle... Non. Pas question. Sarah passait en premier. Il glissa son petit doigt dans l'anneau de sa femme puis sortit son paquet de cigarette, en allumant une et offrant le paquet à Olivia.

La jeune femme prit la parole pour lui dire qu'effectivement, elle ne venait pas parler de la pluie et du beau temps. Elle était en rupture de stock? Il n'avait pas de drogue pour elle, cette étape de sa vie avait été lavée par sa rencontre avec Sarah. Par contre la nicotine ferait certainement l'affaire puisqu'elle prit une cigarette. Aaron l'observait toujours froidement lorsqu'elle lui dit que l'alcool et la drogue étaient comme le sexe pour elle. Pourquoi devait-elle diable lui parler de ça?! Elle lui conseilla d'essayer de temps en temps, peu de temps après lui avoir mentionné qu'elle avait absolument besoin de sa dose. L'alcool, la drogue ou le sexe? Il se demandait vraiment s'il avait bien fait d'ouvrir la porte, finalement. Les clins d'oeil séducteurs, cette façon qu'elle avait de s'avancer vers lui de façon si attirante... Elle le rendrait furieux, si elle continuait. Elle jouait avec ses nerfs, c'était devenu pratiquement une habitude entre eux deux, certes, mais la façon qu'elle avait de le faire, ça le tuait complètement. Il lui semblait qu'elle le faisait naturellement. Juste pour lui. Il n'avait pas envie de subir ça. Qu'aurait dit Sarah?

Bien entendu, elle était morte, mais ça le rendait toujours fou. Il eut son visage en tête lorsqu'Olivia décida de s'avancer vers lui, vers le lit, cette démarche provocatrice le troublant légèrement. Il ne le montra pas et se contenta de la fixer d'un air très sérieux, voir un peu fâché. Elle lui demanda s'il pouvait l'allumer. Attendez. Elle ou sa cigarette? Elle n'avait pas de feu? Sans doute avait-elle supposé que comme prévu, il .. l'allumerait, comme elle le disait bien. Aaron soupira rageusement et lui lança un regard noir, allumant la cigarette et recevant presque la taffe au visage. Cette façon de souffler était sensuelle, elle avait un sacré style... Il se surprit à lui fixer les lèvres et la regarda au visage. Il ne pouvait quand même pas passer pour un obsédé, ça ne se faisait pas, même si elle tentait de démontrer qu'elle en était un. La vie était vraiment cruelle avec lui ce soir-là. Peut-être que c'était Sarah qui voulait le tester, là-haut.


- Je peux te poser une question ?

Ça y'était, il ne manquait vraiment plus que ça. Elle allait tenter de l'ouvrir alors que lui comtait rester fermer comme une huitre. Il détestait qu'on lui pose des questions. Il prit une très grande respiration. Il allait dire non, évidemment. Il ne voulait pas qu'elle lui pose de question, voilà tout. Il détestait celles-ci. Malheureusement, qui aurait cru qu'Olivia avait deviné tout juste sa personnalité et comprendrait qu'il refuserait de répondre à la question? Ce fut pourtant ce qu'elle fit. Elle lui IMPOSA une question. Qui aurait cru, là encore, qu'une personne oserait faire ça dans sa vie.

Elle lui demanda s'il lui arrivait de sourire. C'était quoi cette question? Elle disait qu'au rythme où il allait, il allait rider. Et alors? Il s'en moquait bien de ses réflexions. Il se demandait quoi répondre à ça. Il ne voulait pas sourire alors resta le plus sérieux du monde, rivant son regard bleu glacé au sien. Il n'aimait pas que les gens se mêlent de ce qui ne les regardaient pas. Il savait bien qu'il pouvait tout de même un peu s'ouvrir à elle, sachant qu'elle lui avait tout raconté sur son histoire, mais lui n'avait pas cette facilité avec les gens. Il ne s'ouvrait pas. Probablement ne s'ouvrirait-il jamais, pour tout dire. Il s'en moquait bien. Il finit par répondre au bout de quelques secondes de silence, quelques longues secondes tout de même. Un silence pourtant tout à fait normal quand on le connaissait bien depuis certains mois. Il soupira et se versa un verre, en versant un dans un des gobelets fournis et l'offrit à la jeune femme. Il se gratta d'une main la nuque, prenant un faux-air partagé, puis finit par lui dire, sèchement :


"Je ne sais pas si c'était une recommandation, mais je ne pense pas que tu sois en position pour me dire quoi faire."

Il fronça les sourcils et cala son verre, s'en servant un nouveau. Il tenait assez bien l'alcool, heureusement pour lui, et soupira lorsqu'il eut calé le deuxième aussi. Il déposa le gobelet sur la table de chevet et observa Olivia, frôlant du bout des doigts sa chaînette comme pour se rappeller à lui-même qu'il était tout de même marié, même si Sarah était morte.
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Jeu 26 Juin - 15:27


    When Olivia becomes Lise...


    C'est dans des moments d'ironies totales, d'amertumes totales que les vrais visages se manifestent. Olivia face à la froideur d'Aaron, visiblement intouchable, et ayant, apparemment des préjugés sur elle, ne tarderait pas à montrer son véritable moi.

    Mais ne nous attardons pas. Aaron face à la provocation de la brune si attirante avait réagit comme Aaron, tout simplement. Seulement Olivia s'attendait secrètement à d'autres effets, les effets qu'avait habituellement son sex appeal sur les autres hommes sans doute. Sauf que le chasseur n'était pas comme eux. Et pendant une seconde, la petite sauvage pleine de charme le regretta. Et douta de sa propre féminité, ne remarquant même pas les regards que lui jetait parfois l'homme qui ne pouvait pas s'empêcher de la fixer de la tête aux pieds, et même à un moment de regarder ses lèvres pulpeuses.

    **Il est pas du même bord ou quoi !**

    Pensa la jeune femme, avant de se dire qu'elle devait sûrement avoir l'air répugnante, et comme habituellement, avant de douter d'elle péniblement. Qui pouvait deviner que derrière ce masque de femme forte au caractère de chien se cachait une petite fleur fragile qui doutait constamment de sa propre personne ? Probablement personne, et probablement pas Aaron.

    L'homme qui jonglait entre la salle de bain et la chambre, Olivia ne cessait pas de se questionner intérieurement : qu'est-ce qu'il fabriquait ? Pourquoi avait-il l'air si préoccupé, sérieux, désagréable ? Quelle était son histoire ? Pour le moment souriante, ironique, provocante, en plein jeu sans doute dans le but de provoquer un quelconque échange avec l'homme et de le mettre hors de lui, ceci changea du tout au tout lorsqu'il osa faire une chose qu'elle ne supportait pas : la juger. Elle subit comme un retour en arrière. Chaque fois qu'on avait le malaise de la critiquer, elle ressentait un sentiment particulier qui lui rappelait des évènements de son enfance.

    Olivia lors de son dixième anniversaire...


    La fillette venait de recevoir son premier micro, s'intéressant particulièrement à la musique, à la guitare et au chant. Oh bien sûr, c'était la grande soeur qui avait pris le soin de lui acheter son cadeau, la mère probablement trop ivre et ne connaissant pas assez sa fille pour savoir ce qui lui ferait plaisir. Si ça tenait qu'à elle, elle lui aurait offert sa première bière, ou alors sa première cigarette. La petite fille douce, gentille, et tout ce qu'on voulait, face au micro, sauta dans les bras de sa soeur puis de sa mère. Bien entendu, la mère ne fut pas aussi amadouée que la soeur, au contraire, elle continua de la regarder de la même façon qu'elle regardait un inconnu, aussi froide qu'un iceberg. Olivia surexitée commença même à parler d'avenir...

    C'est génial merci ! Maintenant je vais pouvoir être aussi célèbre que Marilyn Monroe.

    La mère, fidèle à elle même et sous l'effet de l'alcool qu'elle s'était enfilée, profitant plus ou moins de l'anniversaire, lui lança pleine d'amertume et de méchanceté...

    Tu ne seras jamais aussi célèbre qu'elle.

    Olivia, les larmes aux yeux, foudroyée par les mots de sa mère qui détruisaient son rêve et la détruisaient elle même, avec sa petite voix d'ange lui lança...

    Tu ne me connais pas ! Je pourrais être une exception.

    La petite avait raison, sa mère n'avait jamais eu de réel échange avec elle, et le fait qu'elle ai le privilège de l'avoir mise au monde ne changerait jamais ce fait. La mère, toujours plus forte qu'elle se mit à rire d'une manière plus qu'ironique et continua sa lancée en beauté.

    Tu n'es pas une exception. Tu ne seras jamais une exception. Il suffit de te regarder jour après jour...te connaître n'a pas grand intérêt.

    La petite Olivia, complètement anéantie se comporta en faible, comme l'aurait dit sa mère, et courru en sanglots jusqu'à sa chambre. La rage était présente, mais ne se manifestait pas. Aujourd'hui, quand elle y repensait, elle n'avait qu'une envie : revenir en arrière, et réagir autrement, ne pas se laisser faire !

    Fin du flashback...


    Vous l'aurez donc deviné, la réaction de cet homme sombre troubla complètement la jeune femme brune qui eu même, à quelques instants, des petites larmes cachées. Elle tenta avec du mal de se contrôler. Craquer aussi facilement devant celui qui la cherchait n'était pas digne d'elle. D'un seul coup, elle était passée du sourire aux larmes. Sa mère avait un effet extrême sur elle, et le fait de se souvenir de chaque mot la tuait profondément. Surtout quand celui qui se comportait plus ou moins comme son ivrogne de mère était quelqu'un qu'elle estimait particulièrement, ou qui ne la laissait pas indifférente.

    Aaron ne la traitait habituellement pas comme les autres hommes, à qui elle ne pouvait même pas se livrer. Elle ne se livrer pas aux autres d'abord parce qu'elle n'en avait pas le désir, renfermée, mais en plus parce que ses histoires ne les intéresseraient pas. Ils ne voulaient qu'une seule chose : passer à l'action avec elle.
    De plus, elle ressentait pour Aaron des sentiments étranges qu'elle n'avait jamais éprouvé pour personne. Pas de l'amour, elle ne le connaissait pas assez pour cela, mais un certain sentiment d'attache. Elle le trouvait mature, sexy, caractériel comme elle les aimait, mais il y avait aussi autre chose qu'elle était incapable de qualifier. Elle était comme une gamine impressionnée devant lui.
    Le fait qu'il commence donc à la juger était à ses yeux foudroyant. En lui lançant un regard noir, se retenant d'exploser, elle prit la place de l'homme amère.

    Ses émotions qui la lachaient commençaient à montrer son autre partie d'elle, la femme gentille, posée, généreuse mais aussi ultra sensible. Cette partie qu'elle ne voulait pas montrer était exposée devant l'homme, ce qui avait le don en même temps de la foudroyer encore plus, et pour s'exprimer, luttant contre une parcelle de larmes, elle utilisait sa rage...

    Désolée de t'avoir dérangé dans ton profond malaise existentiel !

    Cette phrase était sortie bien sûr sur un ton sarcastique, le seul moyen de défense qu'elle avait trouvé. Elle ne savait pas pourquoi elle l'avait quelque part chamboulé, ne connaissait pas la cause de son débordement, mais trouvait n'importe quel prétexte pour tenter de le rembarrer...avant de continuer de s'emporter et d'exposer Lise sans réellement le vouloir, de laisser entre voir une autre partie de sa personnalité de fille gentille, sensible, toujours par la rage, montrant quelque part ses propres doutes, et laissant percevoir qu'en effet, elle n'allait pas bien. Aaron avait bel et bien eu raison de la questionner, il s'était encore passé un petit quelque chose qui l'avait traumatisé la veille, mais têtue comme une mule, réservée, elle ne lui en avait pas fait part.

    Tu veux sans doute dire qu'une FILLE COMME MOI n'est pas en position pour te donner des conseils hein ? Je sais ce que tu penses ! Rien qu'une Marie couche toi là cette fille, une diablesse, une faiblarde, même pas attirante ! Mais tu sais, j'en ai rien à f** de ce que tu penses !!!

    Et voilà ! Sans le vouloir, elle avait donné à l'homme l'image qu'elle avait d'elle même. Une image pas très glorieuse. Ceci pouvait inciter Aaron à voir qu'il fallait gratter la surface...et toujours en plein malaise, ne supportant pas le fait de lui livrer ce qu'elle ne voulait pas livrer implicitement, elle se mit à l'accuser...sur la défensive.

    En fait t'es pas si différent des autres mecs. Tu dois sûrement être du genre à raccompagner les dames chez elles et devant la porte : je peux rester cette nuit ? Je dormirai par terre...

    Puis quelques petites larmes sortirent, qu'elle tenta de cacher comme elle le pouvait en regardant dans une direction opposée à Aaron et en se calmant, sensible, Lise. La jolie brune venait de s'emporter subitement, mais elle n'avait pas pensé un seul mot de ce qu'elle avait dit à propos de l'homme, certe amère, mais peut-être pas macho. D'un autre coté à son grand désespoir, puisque Aaron lui sautant dessus ne l'aurait pas complètement gênée, bien qu'elle voulait être vue sous un autre angle que la femme facile. Ne comprenant toujours pas pourquoi il était différent, ayant été confrontée qu'à des hommes qu'elle avait décrit et donc ne s'étant jamais imaginé qu'il y en avait qui pouvaient sortir du lot, elle lui demanda sérieusement...

    Mais pourquoi t'es pas comme ça Aaron ? Et pourquoi je suis pas comme Lise ?

    Sans attendre de réponse. Elle savait qu'elle n'en aurait pas de toute façon. Au sujet d'Aaron, mais aussi au sujet d'elle même. Pourquoi n'était-elle pas différente ? Pourquoi n'était-elle pas une femme parfaite ? Parce qu'elle était Olivia, et sûrement parce que sans le savoir, son intérieur était supérieur à celles de la moyenne ? Des hypothèses.

    Oh t'inquiète pas, j'attends pas de réponse. J'attends rien de te part.

    Toujours calmée, mais cependant toujours aussi quelque part traumatisée, elle tira sur sa cigarette avant de faire une chose qu'elle faisait pour oublier, boire ! Oublier son essence, oublier ses faits passés, oubliés qu'elle était l'enfant du diable. Elle attrapa le verre d'alcool servi par le chasseur, et le leva vers lui, avant de le boire d'un seul coup.

    A la tienne !

    Ce geste eu pour conséquence de rendre la vue de la chasseuse un peu floue. Non pas que c'était une fleur fragile qui ne supportait pas l'alcool, elle était habituée et il lui fallait encore quelques verres pour la rendre inconsciente, mais plus parce qu'elle était une femme, et non un homme. C'était en ce moment même qu'on voyait vraiment tout l'intérieur d'Olivia, qu'on s'apercevait qu'elle possédait un masque. Sans attendre, elle se servit un autre verre, prête à faire quelques excès...



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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Jeu 26 Juin - 18:27

    La réaction à Olivia face à ses paroles furent loin de ce qu'il pensait. Il croyait bien sûr l'énerver un peu, mais lorsqu'il vit qu'il l'avait réellement blessé, un noeud se forma dans son estomac. S'il y avait bien quelque chose qu'Aaron détestait pour mourir, c'était voir une femme triste. Il se rappelait par exemple des fois où il avait dû refuser un des petits jouets à Emmy en allant faire l'épicerie et qu'elle passait dans l'allée qui présentait un gros nounours qu'elle voulait à tout prix. À plusieurs reprises elle avait pleuré à chaudes larmes et lui avait hurlé qu'elle le détestait en plein magasin. Y avait-il quelque chose de plus difficile à entendre pour un père que sa fille la détestait? Aaron ne trouvait pas pire que ça. Le fait qu'Oli semblait à son tour sur le point d'exploser le terrifiait, sachant qu'il regrettait ce qu'il avait dit à son propos. Il savait bien qu'elle n'était pas aussi mauvaise qu'elle prétendait l'être, et devinait qu'elle manquait de confiance en elle. Pourquoi fallait-il alors qu'il sappe le peu de confiance qui lui restait?

    En apercevant les larmes aux coins des yeux, il tenta de faire comme s'il n'avait rien vu même si c'était comme demander l'impossible à Aaron. Il ne pouvait pas s'empêcher de ressentir un élan de culpabilité. Après tout, même s'il ne savait pas pourquoi elle pleurait, il se doutait que c'était lui qui le faisait pleurer. Et il regrettait profondément ses paroles, même s'il était beaucoup trop orgueilleux et bourru pour lui faire des excuses. Si on y pensait bien, de plus, c'était elle qui avait commencé... Même si dans un sens, elle ne méritait pas qu'il continue. Il soupira, regardant en direction du ciel même si tout ce qu'il pouvait voir était un lamentable mur et se versa un nouveau verre qu'il cala encore une fois. Il commençait à en ressentir l'effet car il avait déjà commencé à boire avant de prendre sa douche, mais il ne devait pas parler. Il devait tenter de se contrôler, même s'il se saoulait peu à peu face à elle.

    Croyant enfin la voir se calmer, Aaron se versa un verre qu'il but plus lentement que les autres. Il le commençait lorsqu'il s'arrêta de boire au regard noir de la jeune femme. Pourquoi lui lançait-elle un tel regard? Il n'avait rien fait, pourtant! Il cessa de boire et déposa son verre sur la table basse, observant Olivia piquer sa crise. Sarah, elle, ne se fâchait jamais. Mais de toute façon, Olivia et Sarah ne se ressemblaient en aucun point. Sarah était la femme de sa vie et Olivia était une étrangère à ses yeux. Il savait presque tout d'elle, mais elle ne le connaissait pas. Sarah, par contre, savait tout de lui. Il ne lui avait jamais rien caché, en fait il en était incapable. Il l'aimait trop pour lui faire des secrets. Il prit une grande respiration. Pourquoi fallait-il toujours qu'il repense à Sarah alors qu'il était en compagnie d'elle ou de Jennifer? Ces deux jeunes femmes prenaient à présent trop de place dans sa nouvelle routine. Il fronça les sourcils lorsqu' Olivia décida de faire montre de son caractère enflammé, lui jettant un regard noir et s'énervant contre lui. Elle lui lança, comme si elle tentait de le faire sentir coupable en parlant comme tel, qu'elle était désolée de le déranger dans son 'malaise existentiel' comme elle le disait si bien. Aaron la regarda, tentant de se maîtriser même s'il sentait soudainement un sentiment d'impuissance l'envahir. Il fallait dire qu'il devinait une pointe de tristesse dans les propos rageurs de la jeune femme et il ne savait pas comment agir avec elle pour la consoler ou la faire se calmer. Pourquoi ça lui arrivait toujours uniquement à lui?

    Ne sachant pas vraiment quoi faire d'autre, il opta pour l'option 'écouter parler sans rien dire' . Il ne savait pas trop effectivement quoi lui dire et supposait que s'il l'écoutait sans ne rien faire, peut-être finirait-elle par se calmer. Pourtant au fil de ses paroles, il comprenait peu à peu où elle voulait en venir. Elle se rabaissait devant lui, probablement à la recherche de réconfort, probablement à espérer qu'il lui dirait qu'elle était tout le contraire de ce qu'elle mentionnait. Il connaissait cette tactique, Sarah l'utilisait souvent avec lui. Et il avait toujours été nul pour mentir, alors il lui disait toujours la vérité et ce qu'il pensait. Chaque petit défaut que la jeune femme mentionnait, disant que c'était lui qui pensait ainsi le désolait. Elle pensait peut-être que c'était vrai, mais lui n'était pas vraiment d'accord. Il ne répondait pas, la laissant parler. Il finirait bien par découvrir ce qui la tracassait, s'il continuait ainsi à l'écouter. Elle finit par s'arrêter un instant, donnant un répit au chasseur qui pouvait de cette façon tenter de reprendre ses esprits. Elle l'avait accusé de beaucoup de choses en très peu de temps, mais il devait se dire que ce n'était pas vraiment légitime. Elle devait avoir vécu quelque chose de vraiment pas cool dans les derniers temps pour se sentir ainsi, alors il se devait d'être toute ouïe avec elle.

    Elle reprit ses accusation et il manqua de s'étouffer avec son verre lorsqu'elle osa prétendre qu'il était du genre à ramener des filles chez elles et à abuser de leur naïveté pour coucher avec elles. Aaron lui lança un regard foudroyant. Il voulait très bien se montrer conciliant, mais c'était souiller la mémoire de Sarah que de prétendre de telles horreurs. Jamais au grand jamais il n'aurait fait une chose pareille, et jamais il ne le ferait non plus. Il restait froid comme une pierre, par contre, ne montrant pas que tout ce qu'elle pouvait lui dire pouvait l'affecter lui aussi. Il voulu lui dire de s'arrêter mais elle le fit d'elle-même, essuyant subtilement des petites larmes, bien que celles-ci n'échappèrent pas à Aaron. Il se sentait coupable, même s'il n'avait pas lieu de l'être, et lorsqu'Olivia lui demanda pourquoi il n'était pas comme ça, il ne sut pas quoi répondre. Encore moins lorsqu'elle mentionna une certaine Lise. Qui était Lise? Ah oui, sa soeur... Sa gorge se noua. Il ne pouvait pas répondre à ce genre de question. Il savait trop bien que ça risquait de lui faire du mal, comme il savait que toutes les questions qu'il se posait à propos d'Emmy et Sarah ne lui feraient que plus de mal s'il trouvait des réponses à celles-ci.

    Elle lui dit qu'elle n'attendait pas de réponses de sa part, bien heureusement pour lui d'ailleurs. Elle cala son propre verre et on pu tout de suite voir la différence dans son regard. Elle ne semblait plus dans son état normal, même si elle se doutait qu'elle n'était pas ivre au premier verre. Elle n'avait pas l'air de ça. Ce pouvait-il qu'il se trompait? Il la regarda se servir un nouveau verre, un peu inquiet. Il ne voulait pas la rendre malade non plus alors il reprit la bouteille après qu'elle ait pris son dernier verre et remit le bouchon sur celle-ci, ne voulant pas causer de problèmes à Olivia. Il se leva et hésita un instant. Elle avait soudainement l'air fragile, beaucoup plus qu'à l'habitude.


    ** Sarah, c'est surtout pas ce que tu crois. **

    Il prit l'autre chaise et s'approcha de la jeune femme. Il y avait une petite larme qui était restée au coin des yeux d'Olivia. Il approcha sa main du visage de la jeune femme et essuya le petit éclat brillant, la regardant ensuite plus sérieux que jamais, le regard perçant d'Aaron tentant de transpercer celui de la jeune femme.

    "Je vais simplement te répondre que j'ai beaucoup trop de respect pour toi pour agir comme le parfait connard que tu as décris. Et je pense que tu mérites beaucoup mieux que de te faire traîter en fille facile, alors cesse de t'apitoyer sur ton sort. Concentre-toi sur ce qui en vaut la peine."

    Il avait posé sa main sur son épaule et caressait doucement son bras, tentant de lui remonter le moral en quelque sorte. Il n'avait pas d'arrières-pensées, ou du moins tentait de ne pas en avoir. Elle était belle, de plus, mais ne voulait pas ajouter tant de choses. Il n'était pas là pour lui faire des compliments.
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Ven 27 Juin - 1:00

    Se concentrer sur ce qui en vaut la peine...

    Olivia en ce quart d'heure rempli de rebondissements fut prise d'un étonnement sans pareil, une forte surprise, provoquée par une chose inattendue, ou même extraordinaire. Pourquoi ? Vous allez le découvrir.

    La jeune femme avait été plus ou moins prise de haut par Aaron, homme sombre, encore plus sinistre et têtu qu'elle, ne la rendant secrètement pas si indifférente que ça. A tel point qu'il avait eu la malchance de la transporter inconsciemment dans des souvenirs douloureux qui n'étaient rien d'autre que la cause de sa personnalité de femme parfois un peu trop agressive et provocante. Ces souvenirs ancrées en elle concernaient bien souvent sa soeur et sa mère. Mais ceux en rapport avec la mère étaient beaucoup plus tranchants, puisque cette époque l'avait réellement traumatisée. Imaginez votre mère soule matin et soir vous rabaisser sans arrêt, devenir presque inhumaine et violente, et vous verrez le calvaire d'Olivia, qui, même à l'âge adulte, est profondément marquée. Un mauvais souvenir l'avait donc hanté, et son sourire rempli d'une intention qui était secrète, voir Aaron se livrer, s'était transformée en quelques larmes qui laissaient percevoir toute son autre facette de chasseuse à la fois digne et chasseuse. Son amertume lui servant d'arme l'avait par la même occasion entraîné à dire des choses impardonnables à Aaron.

    Elle se le serait pardonné si elles avaient été pleine de véracité. Elle n'eu pas l'occasion de vérifier leurs valeurs, l'homme étant encore une fois profondément silencieux. Peu importe pensa Olivia, elle était persuadée de ne rien attendre de lui. Elle avait été si habituée à être seule, qu'un homme de plus la rabaissant ne la tuerait point. Vrai ? Faux, si on se souvenait qu'elle n'était pas indifférente. Elle se mentait donc à elle même.

    Et pour preuve la réaction de l'homme l'avait, pour ainsi dire surprise, et avait démontré que ses accusations étaient belles et bien infondées. Bien que réservé, sinistre, désagréable, Aaron n'était pas comme ces hommes qui la considéraient comme un objet et finissaient par profiter d'elle. Etrangement, Olivia, face aux paroles de l'homme qui s'était enfin décidé à parler se mit à sourire secrètement, comme une jeune fille qui venait de recevoir son premier compliment de l'unique homme dont elle était admirative, qui peut-être lui mettait des papillons dans le ventre. Je dis bien peut-être car le jeune femme ne savait pas définir et reconnaître quels étaient ses sentiments intérieurs, habituée à la solitude, au mépris, les rejetant constamment.

    De plus, les papillons signifiaient bel et bien une certaine attraction, une certaine attache, mais en rien de l'amour. Il était trop tôt pour qu'elle éprouve ce genre de choses, et de toute façon, n'ayant rien connu de pareil, comment le reconnaitrait-elle ? Comment pourrait-elle dire je t'aime à quelqu'un, alors qu'elle se détestait profondément ? Peut-être que le temps et l'appuie de l'homme l'aideraient en quelque chose ? La présence de l'homme commençant à être d'une grande aide pour la chasseuse.

    Mais reprenons où on en était avant. La belle donc, face aux compliments de l'homme à son égard, eu une confirmation : il était différent, et supérieur aux hommes qu'elle avait connu. Et le seul fait qu'il lui dise qu'il la respectait lui donna une pêche sans pareille, et transforma ses larmes en un petit sourire caché. Bien sûr, parfois orgueilleuse, elle n'irait jamais lui dire que ceci lui faisait plaisir. Aussi, Aaron étant un pire casse pied et ne lui ayant sûrement pas dit son dernier mot niveau amertume, elle ne souhaitait pas qu'il gagne la partie, et se la fermer devant lui pour dire les choses directement. Surtout qu'apparemment, au moindre sentiment, il se braquait, à la moindre évocation de sa personne, de son passé etc...

    D'un seul coup, elle chassa donc la souffrance qui était rendue en elle, se voyant maintenant grande, et passa à autre chose, écoutant les conseils que l'homme sage, voir trop sage, venait de lui souffler. Première réelle influence sur Olivia qui accepta sans broncher. Il n'y a rien de mieux quand un homme qui semble parfois vous mépriser ou vous juger vous prouve l'inverse, vous prouve que vous n'êtes pas si pathétique que ça.

    Cependant, je ne vous cacherai pas que les compliments d'Aaron laissèrent des points d'interrogations en la jeune femme. Est-ce que cela signifiait qu'elle avait une chance de le séduire, comme elle séduisait les autres hommes ? Est-ce qu'il la trouvait attirante, n'ayant pas répondu à une attaque concernant son physique ? Est-ce que c'est ce qu'elle voulait réellement, à la base, ayant un lien différent de ses autres liens avec cet homme ? Les questions qu'une femme secrètement non indifférente se pose. Mais bien sûr, elle ne lui dévoilerai pas cela, comme évoqué au dessus, connaissant sa réserve, son coté désagréable, et étant trop orgueilleuse et pleine de doutes.

    De plus, Aaron qui se mit à la consoler, à lui essayer ses larmes à l'aide de sa main, et à lui caresser le bras tendrement la troubla particulièrement. Ce geste était si sensuel, qu'elle ne pu s'empêcher de fixer l'homme avec un regard des plus intense, à la fois affectueux et sensuel. Probablement un premier rapprochement entre les deux jeunes gens. Cette scène lui faisait tellement d'effet qu'il lui fallu beaucoup de mal pour se retenir d'en faire de même au chasseur, et de l'embrasser d'une manière à la fois fougueuse et respectueuse. Ceci aurait sûrement été son premier baiser un peu platonique, puisqu'il n'aurait pas été totalement désinvolte. Le respectant, elle n'eu pas ce geste qui aurait peut-être pu sembler déplacé.

    Mais nous avons oublié l'essentiel ? A part son sourire discret, ses sentiments intérieurs cachés, cette consolation intense, qu'est-ce qu'il se produisit ? Comment réagit la jeune femme face à Aaron, suite à son conseil ?

    C'est avec énergie qu'elle l'approuva, tout en se levant gênée et peureuse de s'emporter. Son conseil fut tant approuvé qu'elle lui reprit la bouteille d'alcool plus ou moins de force, se demandant pourquoi il l'avait enlevé, après tout elle n'était plus une gamine, et tenait parfaitement. Elle était le contraire d'une pin up soule au bout de deux verres. Même si elle était humaine et qu'elle ne pouvait pas en abuser sans déclencher des choses involontaires, ou parfois très volontaires. Le conseil d'Aaron allait très bien avec ses intentions, se concentrer sur ce qui en valait la peine. Selon Olivia, se faire plaisir, se souler en compagnie d'un homme qu'elle commençait secrètement à apprécier allait bien avec cette résolution. De plus, refouler ses mauvais souvenirs, ses sentiments négatifs, passer à autre chose la connaissaient.

    D'une manière toujours assez sexy, souriante, taquine, elle lui prit donc la bouteille posée et se mit à remplir les deux verres, pour échapper à cette scène un peu plus intime que les scènes habituelles entre ces deux ci. Pour refouler ses sentiments, mais pour aussi échapper à son désir, et respecter Aaron comme il l'avait respecté. La forme était retrouvée. Et c'est avec une pointe de bonne humeur qu'elle ajouta...

    Se concentrer sur ce qui en vaut la peine. Voilà qui est bien dit. Alors je pense que boire en ta compagnie est une chose qui en vaut la peine ! Je vais te montrer qu'une femme peut aussi bien tenir l'alcool qu'un homme.

    Les verres remplis, elle en tendit un à Aaron avant qu'il désapprouve et bu le sien en un seul coup, comme le précédent, tout en riant légèrement avec un rire de femme enfant qui, habituellement, charmait tout le monde. Olivia, même sans être provocante et vulgaire, pouvait charmer. Son naturel lui était aussi d'une grande aide, et sa face cachée qui sait. C'est sans hésiter qu'elle commença à se servir des verres les uns après les autres, ce qui, au bout de cinq six, eu l'inconvénient de commencer à lui monter à la tête...c'était probablement lors de ces moments que les hommes profitaient d'elle. Alors, toujours un peu troublée, elle regarda Aaron profondément avant de lui lancer...

    Si tu veux profiter de moi c'est le moment idéal !

    Ceci était à la fois ironique, elle se moquant de sa propre personne, ne tenant peut-être pas tant que ça l'alcool, dévoilant cette chose cachée au chasseur, et puis...sinistre. Celle ci sous l'effet de l'alcool continuant de montrer à Aaron qu'elle ne comprenait pas sa différence. Mais dans ce moment là, qu'est-ce qu'elle aurait aimé qu'il répondre oui et passe à l'action...
    C'est la phrase que lança Olivia avec un petit sourire aux lèvres, avant de commencer à sommnoler très très légèrement...

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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Ven 27 Juin - 3:35

    Il lui caressait tout doucement le bras, toujours, et avait terriblement envie de faire plus. Il détestait ce sentiment de culpabilité qui le tenaillait. Il ne pouvait pas laisser tomber Sarah. Pas tout de suite, il en était incapable. Après tout, il ne l'avait pas vangé. Il ne pouvait pas laisser tomber sa famille pour la première femme qui venait dans sa chambre. Il avait pourtant tellement envie de...Il ne devait pas y penser. Non. S'imaginer de telles choses, tenter quoi que ce soit avec Olivia était fatal. Pas pour elle mais pour lui. Il se déchirait entre vanger Sarah et Emmy ou faire la bêtise de s'abandonner le temps d'une soirée.

    Il savait que tenter quelque chose avec Olivia, ce soir là uniquement, il se doutait que ce serait malheureusement une mauvaise idée. Elle était triste ou visiblement très choquée et ce serait abuser d'elle que de se laisser aller aux légères pensées qu'elle lui donnait. Si son imagination se faisait fertile en regardant les vêtements ou les lèvres de la jeune femme, sa conscience semblait vouloir à tout prix reprendre le dessus sur lui. Il avait pourtant tellement envie de l'embrasser, de lui dire qu'elle n'avais pas besoin de s'inquiéter, qu'elle était magnifique, que ce n'était pas elle, que c'était sa faute à lui s'il ne voulait pas s'ouvrir, qu'il ne voulait pas de conseils et que ce n'était pas parce que c'était elle. Il avait pourtant envie de tant de choses, de lui ouvrir son âme. Mais ce fut uniquement quelques secondes qu'il eut cette envie de lui dévoiler toute sa vie. Il ne pouvait pas faire ça, c'était son secret.

    Même s'il aurait aimé lui faire confiance, il soupira, se demandant qu'est-ce qu'il pouvait faire d'autre, puis il cessa finalement de lui caresser le bras, laissant Olivia se lever. Il la contemplait à présent debout, elle s'en allait se chercher de quoi à boire. Non, mauvaise idée. Il aurait préféré qu'elle ne boive pas. Les femmes faisaient trop souvent des excès et tenaient moins bien l'alcool, il avait l'expérience de beaucoup de nuits qui s'étaient révélées brûlantes parce que Sarah avait trop bu. Ce genre de soirées lui manquaient effroyablement. Il ferma les yeux et soupira, laissant Olivia parler.

    La jeune femme prétendait qu'une femme pouvait tenir aussi bien qu'un homme. Aaron avait un léger doute. En général, on voyait beaucoup plus de femmes saoules que d'hommes plutôt qui tenaient à peine la boisson. Et il devinait que si elle buvait trop, elle se transformerait probablement en allumeuse ou en quelque chose du genre, d'habitude c'était toujours comme ça. Les femmes qui buvaient trop se montraient cajoleuses. Il ne pourrait alors pas tenir les avances, il le savait. Il y avait tellement longtemps qu'il n'avait pas connu une étreinte, il n'arriverait pas à refuser les avances. Il soupira et la laissa boire et lui servir un nouveau verre qu'il cala d'un geste agacé. Il faudrait bien qu'il tente tout de même de ne pas coucher avec elle si elle en venait à lui faire des avances.

    Après l'avoir tout de même vue boire son troisième verre, Aaron se dit qu'il faudrait un jour l'accompagner pour ne pas la laisser boire seule. Après tout, lui aussi avait assez soif et il ne se sentait pas encore ivre au point de ne pas pouvoir se contrôler si elle faisait la moindre bêtise pour l'allumer. Il remplit donc son verre et le cala, une fois, deux fois, trois fois, puis commença à se sentir plutôt décontracté. Il cessa alors de boire, il préférait rester un minimum conscient de ses actes pour ne pas faire de bêtises, surtout qu'Olivia semblait s'exciter beaucoup trop sur l'alcool. Il allait s'écraser sur le lit pour l'observer boire et en quelque sorte superviser en cas de bêtises lorsque la jeune femme prit finalement la parole pour dire ce qu'il attendait depuis un long moment déjà, sachant qu'elle finirait par le dire et qu'il lui prouverait que ce n'était pas le cas. Elle lui disait que c'était le moment d'abuser d'elle. Comptait-il faire une chose pareille? Pas du tout, il l'aimait trop... Non, avait trop de respect pour elle pour faire une chose pareille. Il ne pouvait tout de même pas la faire s'abaisser à une chose pareille. Il ne voulait pas la faire passer pour une fille facile. Elle méritait tellement mieux que ça, même si elle ne semblait pas se rendre compte qu'elle était une personne bien, au fond, et qu'elle n'avait pas besoin de se faire une carapace.. Il aurait pu lui dire toutes ces choses-là, mais même avec quelques verres de trop dans le corps, il en était incapable. Il était trop orgueilleux pour faire de tels compliments.

    Il prit une grande respiration et s'approcha simplement d'Olivia, lui confisquant la bouteille pour de bon. Elle avait assez bu pour le moment. Lui par contre ne semblait pas avoir assez bu. Si sa conscience lui disait de ne pas laisser tomber Sarah et de faire sortir Olivia de sa chambre, ses envies personnelles insistaient pour qu'il termine cette fichue bouteille et tente sa chance. Ce n'était parce que Sarah était morte qu'il devait agir comme si lui aussi l'était. Mais il ne pouvait toujours pas se résoudre à faire quoi que ce soit qui briserait cette fidélité éternelle qu'il avait juré à Sarah. Il poussa un jurron, furieux contre lui-même, et se mit à caler la bouteille, se moquant bien de ce qu'Olivia pourrait dire.

    Il en restait presque la moitié lorsqu'il l'avait pris, maintenant il ne restait plus rien. Il posa sèchement la bouteille vide contre la petite table de nuit et s'approcha d'Olivia qui semblait commencer à somnoler. Il hésita un moment et la regarda, se demandant s'il pouvait réellement lui faire ça. Ça ne se faisait pas, il abuserait d'elle même s'il lui demandait son autorisation pour la frôler ou quoi que ce soit. Il prit une grande respiration et l'image de Sarah et Emmy sur la balançoire dans la cours lui revint à l'esprit. Cette photo-là était sur le cadre sur la cheminée à la maison. Il était incapable de faire ça, il ne pouvait tout de même pas les trahir. Il réussit à dire, réprimant un trémolo toujours sous le choc de l'image :

    "Tu es trop ivre. Regarde-toi. Tu dors presque. Viens là, je vais te border et on en parlera plus. Demain, on fera comme s'il s'est rien passer. Et tu pourras te dire une fois pour toutes que je suis pas comme eux, que j'ai pas abusé de toi."

    Il lui prit le bras fermement, ne lui donnant pas le choix même si elle voulait protester, et l'emmena vers le lit. La poussant pour qu'elle s'allonge, il la regarda, se demandant s'il avait toujours le choix de revenir en arrière et de l'embrasser comme un malade. Non, il ne pouvait pas faire ça. Il toucha à son pendantif, caressant l'alliance de sa femme du bout des doigts. Il poussa un soupir et ouvrit la commode à la recherche de quelque chose à lui faire vêtir pour la nuit. Parce qu'il n'était certainement pas question qu'elle dorme en jeans de cuir. De plus, si elle était malade, elle n'aurait rien à remettre pour le lendemain en partant de la chambre. Enfin bref. Il n'avait pas besoin de se convaincre, c'était une bonne raison déjà de la faire dormir confortablement. Il sélectionna le plus long de ses t-shirts, un vieux truc qui faisait la promotion du concert de Metallica, et le jeta sur le lit. Il s'assit près d'Olivia et la regarda. Elle dormait presque, ou du moins elle ne semblait pas vraiment là. Aaron soupira, lui disant simplement :

    "Bon. Je suppose que tu arriveras certainement pas à te changer toute seule. Je vais le faire, mais tu t'avises jamais de parler de ça à personne."

    Il aida Olivia à se redresser et la regarda dans les yeux, puis baissa le regard vers son petit haut orange. C'était bizarre. Il n'avait plus l'habitude de déshabiller une femme. Ou du moins quelqu'un qui n'était pas Sarah. Ni de prendre son temps. Sarah avait cette particularité d'avoir des coups de tête lorsqu'ils en venaient au lit. C'était souvent elle qui se jettait sur lui et les vêtements s'arrachaient en vitesse, lui l'attaquait par surprise lors d'une douche ou alors qu'elle se changeait après une séance de jeux avec une Emmy qui dormait déjà. Il retint un sourire à l'image de sa fille endormie dans son lit et Sarah qui s'empressait de le rejoindre. Ils avaient gardé cette habitude longtemps de profiter de chaque moment de répit pour leurs 'besoins personnels'. En faisant remonter le haut d'Olivia, ces 'besoins personnels' semblaient revenir à toute vitesse, il eut le souvenir de la première nuit entre lui et Sarah dans cette chambre-là, tout exactement. Il n'osa pas au début regarder le corps d'Olivia mais il jeta finalement un regard furtif à sa poitrine, n'osant d'abord pas toucher aux agraffes du soutien-gorge. Même si l'envie soudainement ne manquait plus. Il détacha le bouton du pantalon de cuir et avec moins de difficulté qu'il le pensait le retira facilement, ou peut-être était-ce simplement qu'il semblait pressé de le lui enlever. Pour s'en aller plus rapidement?

    Non, pas vraiment. Il regarda Olivia, son regard pénétrant le sien qui paraissait à la fois perdu et fatigué. C'était mal, il ne pouvait quand même pas abuser d'elle ainsi. Il recoucha pourtant Olivia le temps d'un instant, se détachant de la chaîne. Il eut la bizarre d'impression d'être libéré d'un poids. Il se pencha sur la chasseuse et l'embrassa doucement, même s'il ne savait pas s'il faisait la bonne chose. Ses mains se mirent contre son gré à se promener sur le ventre de la jeune femme tandis qu'il l'embrassait toujours, sa douceur se faisant avidité avec les secondes qui passaient. Il réalisa ce qu'il faisait et se détacha d'elle, soufflant contre ses lèvres il lui murmura d'un air qui montrait qu'il se sentait coupable :

    "Je m'excuse."

    Il l'embrassa à nouveau, tentant d'oublier tout de même que ce qu'il faisait était mal mais il en avait envie et saoul, il voulait bien se contrôler mais il n'était quand même pas une machine. Il avait coupé tout contact et n'avait pas connu d'étreintes depuis la mort de Sarah. Et là, dévêtir Olivia sur le lit où il avait célébré son mariage le torturait. Il ne devait pas s'excuser. Il avait envie d'elle, énormément envie. Il se redressa un peu et débarassa la jeune femme de son pantalon, sans lui demander son avis. Elle aurait probablement protesté qu'il n'aurait rien écouté. Il jeta le pantalon de cuir parterre et s'immisça entre les jambes de la jeune femme. Il était ivre, elle l'était tout autant si ce n'était encore plus. Caressant une cuisse d'Olivia d'une main, l'autre chercha son visage pour le rapprocher du sien. Il menait la danse, certes, était peut-être un peu brusque et vite en affaires, mais on ne pouvait tout de même pas lui en vouloir, après tout. Il l'embrassa une nouvelle fois, son baiser descendant dans le creux du cou de la jeune femme. Sa main qui était contre sa tête se logea dans le dos d'Olivia à la recherche de l'agraphe du soutien-gorge. Lorsqu'il réalisa ce qu'il s'apprêtait à faire, il cessa ses baisers et arrêta toute caresse contre sa cuisse. Il ne pouvait pas faire ça. Il regarda Olivia. Elle était ivre, il ne pouvait pas faire ça. Même si lui-même l'était. C'était une trahison envers Sarah. Il poussa un long soupire et prit le t-shirt. Il avait maintenant le choix. Le ranger et faire l'amour à Olivia, même si c'était être infidèle et de plus un abus si on pensait à l'état d'ivresse de la chasseuse, ou bien la vêtir. La deuxième option fut celle qu'Aaron choisit. Il aida la jeune femme à se redresser à nouveau et l'aida à revêtir le vieux vêtement. Sans dire un mot de plus, il se dirigea vers le canapé et éteignit la lumière avant de s'allonger. Il devait vraiment avoir l'air d'un con.
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Sam 28 Juin - 2:36


    La meilleure façon de résister à la tentation, est-ce d'y céder ?

    La tentation, l'attrait du mal, l'envie de ce qui est défendu, ce qui pousse à enfreindre une loi morale ou alors divine, touche chaque individu, sans exception. Certains sont plus atteints que d'autres, selon des spécialistes, le cortex frontal plus activé ou non du coté gauche ou droit, impliqué dans la formation de leur personnalité et de leurs sentiments de base.
    Les gens sociables, extravertis, toujours heureux, souriants, écoutant plus leur coeur que leur raison auraient une zone de leur cerveau plus activée que les dépressifs, introvertis, écoutant particulièrement leur raison.

    Olivia elle, se situait plutôt du coté des extravertis, contraire aux femmes timides, bien qu'au fond, introvertie pour sa réserve. Bien souvent, elle était du genre à suivre ce que lui disait son instinct, et obéir à ses pulsions. Du style à vouloir profiter de la vie, de chaque plaisir, et d'en oublier les conséquences, emportée par l'excitation de franchir un interdit. Vu la vie qu'elle avait eu, les conséquences pouvaient selon elle ne pas être pire que ce qu'elle avait enduré.

    La tentation, donc, elle y cédait ! Et sa phrase fétiche était la suivante : "la meilleure façon de résister à la tentation, c'est d'y céder ! Croquons des pommes ! Foutons nous de la morale". Et par conséquent, au niveau sexuel, elle n'en était pas à son premier coup d'un soir, loin de là. Au contraire, elle exagérait tout, si bien que plus le temps passait, et plus les pêchés commis étaient au niveau extrême. Et donc, les conséquences négatives étaient au sommet. La principale conséquence était qu'elle commençait petit à petit à se détester, cédant à la tentation, se faisant plaisir, mais plus ça allait, et moins le plaisir se faisait ressentir. Coucher était devenu à ses yeux une espèce de routine. Si bien qu'elle se salissait en fin de compte. Et donc, elle se détestait...mais comment changer une si vieille habitude ? Telle était la question.

    Commençant à avoir conscience de son état, de ses fautes commises, particulièrement suite au décès de la personne qui comptait le plus pour elle, sa soeur Elise, elle avait un désir de changer les choses. Celui ci était venu grâce à Aaron, son premier mentor, qui était sans doute plus qu'un mentor à ses yeux. Entendant la voix d'Olivia qui lui répétait sans cesse de courir, qui, en train de mourir, continuer de jouer son rôle d'aînée et de sauveuse, profondément anéantie, elle commença à prendre de bonnes résolutions, culpabilisant et se dégoutant de plus en plus.
    Elle avait même réussi à refuser un verre, un premier pas non ?
    Mais changer étant une tâche particulièrement dure, elle avait plongé dès le premier soir.

    La veille au soir...

    Olivia n'avait pas pu résister et s'était dirigé vers le mauvais endroit, son bar habituel situé non loin de l'hôtel. Elle avait à peine mis les pieds dans cet endroit qu'elle avait déjà sa réputation de Marie couche toi là, et avait séduit pratiquement tous les hommes potables passionnés par la bière, sans doute, mais passionnés également par le sexe et les jolies femmes fatales. C'est assise sur le comptoir qu'elle avait cependant pris la décision de commander un café au lieu d'un bon verre de vodka. Les choses avaient donc moyennement commencées...et cela s'empira lorsqu'un jeune homme brun au visage de diable pénétra dans ce lieu malsain...vu la tête qu'Olivia fit quand elle l'aperçu, et le sourire qui se suivit, il allait de soit qu'elle ne le portait pas dans son coeur. Peut-être craignait t-elle de céder à cette tentation ?
    C'est ce qui se fit sentir lorsque l'homme avec un sourire pervers s'approcha d'elle et mit sa main au niveau d'un endroit de son corps intime...
    A la fois énervée qu'on vienne interrompre son quart d'heure en solitaire, qu'on vienne la tenter, et justement tentée, elle se retourna pour pousser l'homme violemment...

    Lache moi un peu ...
    Spoiler:
     

    Allez Olivia je sais que tu aimes ça...tu me l'as assez prouvé !

    L'homme qui n'était pas du genre à lâcher l'affaire quand il souhaitait quelque chose, et particulièrement d'Olivia qui lui avait donné satisfaction à plusieurs reprises continua de plus belle, si bien que la jeune femme avait même du mal à se débattre et à résister, ses mains sur cette partie du corps l'amenant déjà vers un septième ciel...
    Elle était partagée entre la raison et le coeur. La raison était telle qu'elle devait arrêter de se salir, qu'elle devait se comportait telle qu'elle était intérieurement. Mais le coeur lui disait qu'on n'avait qu'une vie, et que la meilleure façon de la réussir était de se faire plaisir. L'homme qui connaissait sa faiblesse jouait de ça, et très insistant, quelque part très lourd, il finit par trouver satisfaction grâce à la force qui provoqua une certaine tentation aussi satisfaite.
    Olivia ne s'en sentit que plus sale le lendemain, l'homme ayant quelque part abusé d'elle, mais elle ne l'ayant pas totalement repoussé.

    Fin du Flashback...

    La brune pulpeuse avait réussit à exécuter une tâche qu'elle n'avait jamais réussi à exécuter. Elle était parvenue à faire céder Aaron à la tentation, à le faire boire en sa compagnie en bien tout honneur, puisque pour elle, il n'était pas un homme d'un soir avec qui elle coucherait et de qui elle se débarrasserait le lendemain venu. Elle eu donc un léger sourire rempli de surprise et de satisfaction lorsqu'elle le vit s'assoir face à elle avec un verre en main qu'il se mit à boire. Hum...c'était si sexy un homme mature plus que sexy qui se mettait à boire d'une manière si masculine justement ! Cela ne faisait que faire monter les désirs de la jeune femme qu'elle tentait toujours de refouler. Plus d'aventures ! Il ne fallait plus qu'elle se salisse, peut-être méritait-elle mieux que cela ! Mais Aaron, ce n'était pas un homme comme les autres...il avait un tout petit peu d'estime pour elle, elle en avait un tout petit peu pour lui. Le petit peu est ce qu'elle voulait probablement se faire croire, ou pourrait si c'était réellement le cas se transformer à un petit peu beaucoup. Il allait donc de soit que si elle passerait à l'acte avec lui, ça serait avec de l'affection, elle ne se salirait donc pas. "Mais non Olivia, n'y pense même pas" se répéta t-elle dans sa tête. "Tu es trop respectueuse envers cet homme pour tenter quoi que ce soit avec lui, qui semble au fond si hésitant." Elle se retint donc de tenter quoi que ce soit malgré ses pulsions qui réclamaient famine. Et, entre chaque verre, se contentait seulement de sortir ses répliques mordantes et peu claires de femme qui commençait petit à petit à être ivre.

    Tu sais Aaron, si hier soir j'avais pas réalisé à quel point c'était in...incro...pathétique...je t'aurai probablement sauté dessus à l'heure actuelle.

    Et voilà, comme à chaque fois qu'on était sous l'effet de l'alcool, on se mettait à dire des choses presque incompréhensibles mais au fond très significatives qu'on ne voulait pas dire d'ordinaire. Elle se mit comme cela à blablater entre chaque cu sec, retraçant d'une manière confuse quelques détails de la scène d'hier soir...

    Si y'aurait pas eu ce mec hier soir...

    et retraçant son désir pour Aaron d'une manière très implicite, n'étant pas assez soule pour dévoiler les choses d'une manière claire et précise...pour dire des choses qu'elle n'avait pas envie de dire.

    Lorsque le chasseur lui confisqua la bouteille, elle réagit de la manière d'une ivrogne, ralant plus ou moins...pendant que l'homme se tourmentait...

    Hé mais qu'est-ce que tu fais tu...

    Mais, fidèle à elle même, se mettant à sourire lorsqu'elle le vit s'enfiler le fond...voir quelqu'un céder, c'était beau à ses yeux. Bon et puis, ce n'était que de l'alcool, il n'y avait pas de quoi fouetter un chat. Bien que l'homme paraissait coincé par moments, il l'était niveau sentiments, partage de sa vie, mais pas niveau déboires. Elle n'eut pas le temps de le taquiner qu'elle fut déjà pratiquement endormie, ne remarquant même pas à quel point l'homme tentait de résister et de ne pas craquer littéralement.

    Donc à la fois endormie et pleine de mauvaises pulsions, sous l'effet de l'alcool, mais aussi sous l'effet de sa raison qui lui dictait qu'elle ne devait pas rechuter et qu'elle ne devait pas influencer Aaron, contredire ses principes...
    Mais lorsqu'il commença à la border, il alla selon elle trop loin. Non pas qu'il faisait une chose horrible, non loin de là, mais cette chose avait le don de la tenter encore plus...et pour elle également, ne pas craquer était difficile. Et oui, elle s'appelait tout de même Olivia. Mais, les choses n'étaient pas aussi simples à ses yeux. Il n'y avait pas que du : je ne craque pas pour Aaron je résiste, je craque pour Aaron, je me salirai pas.

    Il y avait aussi un : pour la première fois de sa vie, elle était dans un lit, et l'homme face à elle ne lui inspirait pas de l'indifférence. Il lui inspirait aussi du respect, et autres choses...des sentiments déjà ! Si bien que pour Olivia, ayant connu tant de choses douloureuses, les sentiments étaient tabous...et la moindre scène remplie de désir, mais aussi d'une part de sentiments l'étouffait...la faisait fuir. Elle voulait aller plus loin, mais une partie d'elle se refusait de passer à l'acte...

    A la fois donc, consciente et inconsciente, prise entre le coeur et la raison, ses sentiments enfouis en elle, elle fut donc embrassée par l'homme, d'une manière plutôt fougueuse. Bien sûr c'était après qu'il ai retiré son pantalon d'une manière sensuelle ce qui avait eu le don de l'exciter. Elle prolongea donc le baiser, déjà plus réveillée forcément, et le laissa faire, dans un premier temps, en caressant le torse d'Aaron.
    Bien qu'incompréhensible, ne comprenant pas le changement total de l'homme qui lui avait paru avant si peu dans le coup, elle était joyeuse. Peut-être avait-elle mal interprété les sentiments de l'homme, peut-être avait-il réellement une volonté d'aller plus loin avec elle, peut-être qu'elle lui plaisait vraiment...elle plaire pour sans doute la première fois de sa vie ? A la fois épanouie et étouffée, n'étant toujours pas en paix avec elle même, elle fut prête à repousser l'homme peut-être pas dans son état normal, ou peut-être dans son état normal. Mais changement de situation, c'est lui qui s'excusa et s'en alla.

    Pour la première nuit de sa vie, elle avait pensé à la morale d'autrui avant la sienne, mais pour la première fois de sa vie, elle avait aussi plus ou moins voulu repousser un homme...pas parce qu'elle était indifférente, mais parce qu'il lui plaisait. Bien que sous l'effet de l'alcool, peinée par ce qu'il venait de se passer, ne sachant plus où elle en était, ayant peur du quand elle se réveillerait, du quand l'homme se réveillerait, elle murmura à Aaron qui était allongé pas si loin d'elle...

    Aaron...je suis désolée.

    Premiers mots qui sortirent depuis que l'homme avait pris les devants et s'était occupé d'elle. Premiers mots qui montraient que cette situation quelque part douloureuse l'avait en un seul coup réveillée. Pourquoi était-elle désolée ? Parce qu'il avait pratiquement craqué ou parce qu'elle n'avait pas totalement craquée ? Elle passa une bonne partie de son temps à fixer le plafond obscure, en se demandant ce qui lui arrivait, en regrettant à la fois le fait d'avoir réussi à se contrôler et en ne le regrettant pas, avant de réussir à fermer les yeux et à s'endormir comme une loque saoule...le lendemain matin risquait d'être difficile à affronter, il faudrait certainement du temps à la jeune femme pour réaliser ce qu'elle avait fait, ou plutôt ce qu'elle n'avait pas fait, et pour comprendre le pourquoi du comment, mais elle s'endormit en pensant que ce n'était peut-être pas le meilleur moment pour y réfléchir, le recul souvent plus utile.

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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Mar 1 Juil - 5:17

    "Aaron je suis désolée"

    "Mmph?"

    Ce fut la seule réaction qu'il eut lorsque la jeune femme s'excusa, semblant s'en vouloir finalement de l'avoir tenté. Elle n'en avait probablement pas besoin, Aaron avait déjà tout oublié. Il crevait de fatigue et ce fut sans invitations qu'il s'était mis en boxer, enlevant son pantalon pour se coucher sur le canapé près du lit, s'endormant presque automatiquement. D'ailleurs, il se doutait que le lendemain matin serait difficile à vivre. Non pas parce qu'il aurait une sacrée gueule de bois, il en avait fréquemment, mais parce qu'il se retrouverait avec Olivia tout seule dans sa chambre, devant lui expliquer probablement ce qui s'était passé cette nuit-là...Ou ce qui ne s'était pas passé. D'ailleurs, il regrettait tout de même assez de ne pas avoir été capable d'aller soit jusqu'au bout ou du moins de ne rien tenter du tout. De temps à autres, il se réveillait pour voir si elle dormait bien et il se surprenait à penser qu'il aurait aimé la rejoindre, dormir avec elle, l'enlacer. Il se surprenait à penser qu'il était peut-être capable d'aimer encore quelqu'un, que c'était Sarah qui lui envoyait ces épreuves. Sarah. Elle lui revenait toujours à l'esprit, il lui semblait toujours qu'elle était présente, en quelque part, dans la chambre. Il savait pourtant que c'était impossible. Il l'avait bien vue morte. Bien qu'il n'était pas très croyant en la religion, il espérait qu'elle s'occupait bien d'Emmy, là-haut. Depuis leur mort, s'imaginer qu'il y avait quelque chose après le rassurait. Il les retrouverait un jour. Il soupira, s'endormant finalement après une certaine difficulté à le faire.

    Il était deux heures du matin lorsqu'il se réveilla à nouveau. Il venait de faire un rêve étrange. Il avait rêvé qu'elle était là. Encore une fois. Il avait trop bu dans ce rêve et elle lui avait dit qu'il allait dormir sur le canapé cette nuit-là, qu'elle ne se sentait pas très bien elle-même. Alors il avait dormi sur le canapé, et il se réveilla à ce moment-là. C'était ridicule, ça ne pouvait pas être vrai. Sarah était morte, après tout. Pourtant il devina un corps féminin dans le lit. Peut-être avait-il tout imaginé cela. Peut-être venaient-ils fêter en couple leur anniversaire de mariage. Il ne voyait que ça. Elle était au lit et il avait un peu trop bu, donc dormait sur le canapé. Quelque chose pourtant ne semblait pas normal. Quelque chose clochait, elle ne prenait pas toute la place comme à l'habitude, dormait plutôt sur le côté du lit. Il fronça les sourcils et après quelques secondes, après être certain que la jeune femme dormait, il s'approcha du lit. dans la pénombre, Olivia lui ressemblait presque. Comme il était toujours ivre, il ne vit pas la différence et fit le tour du lit, se glissant sous la couverture. Il se coucha sur le côté et glissa ses mains sous le t-shirt qui habillait Olivia, embrassant sa nuque. Il se serra contre elle, ses mains se guidant un chemin jusqu'à sa poitrine. Il murmura, doucement, de peur de la réveiller :


    "Tu m'as manqué. Je t'aime, pourquoi es-tu partie aussi longtemps?"

    Il glissa ses mains sur son sous-vêtement, n'osant pas le lui enlever, remontant ses mains sur son ventre, caressant celui-ci. Il lui mordilla le lobe de l'oreille puis l'embrassa au creux de l'épaule, remontant à nouveau vers son oreille pour lui murmurer, alors que ses mains qui caressaient toujours son ventre se dirigeaient vers ses bras, les longeant jusqu'à glisses ses mains sur les siennes, s'attardant sur ses doigts.

    "J'ai encore ta bague. Je la porte toujours. Je l'ai enlevé cette nuit. Pardonne-moi, j'aurais pas dû. C'était une erreur, une très grosse erreur je l'admets."

    Il tenta de tourner Olivia vers lui. Elle devait certainement avoir trop abusé de l'alcool et Aaron, lui, hallucinait totalement. Il était toujours plongé dans sa torpeur lorsqu'il l'embrassa sur le front, convaincu qu'il s'adressait à sa femme, convaincu que c'était elle dans le lit avec lui. Physiquement, si ce n'était de leurs visages et des cheveux, elles se ressemblaient assez. Il l'embrassa ensuite sur le nez, ses mains se posant sur la taille de la jeune femme, la collant à lui. Il ne demandait pas plus que de rester près d'elle, persuadé qu'il était en compagnie de Sarah. Il murmurait d'ailleurs de temps à autres son prénom alors qu'il mordillait le lobe de son oreille ou l'embrassait sur la tempe, caressant ses cheveux, y perdant ses mains. Il murmura tout contre son oreille, voulant se rassurer sans doute, la serrant toujours plus fort de peur qu'elle ne s'en aille :

    "Comment va Emmy?"

    Il ne s'attendait pas à une réponse et se contenta finalement de s'écraser sur l'oreiller, déposant un dernier baiser sur le menton de la jeune femme avant de se rendormir, sortant de son fantasme, si on pouvait appeler ça ainsi. Ses bras entourant toujours Olivia, il la gardait près de lui comme s'il avait eu peur de la perdre en quelque sorte, même s'il ne savait plus trop en fait avec qui il dormait. Ses mains se glissaient de temps à autres sous le t-shirt long qu'il avait prêté à la jeune femme et frôlait son corps, simplement par réflexe. C'était une habitude qu'il avait longtemps prise avec Sarah et dormir avec une autre femme - malgré qu'il était persuadé que c'était sa défunte épouse - ne faisait que revenir cette petite manie qui pourtant pour certains aurait paru agréable. Il se montrait ainsi protecteur inconsciement peut-être et montrait-il ce qu'il éprouvait au fond ; une effroyable peur de tout perdre encore une fois. Il ne supporterait certainement pas le choc cette fois-là, et lorsqu'il se réveillerait, il risquerait d'être furieux.

    Tout perdre à nouveau. Cela signifiait pour Aaron de revivre les cauchemards comme il les avait vécu. Il avait tellement rêvé de la tente, du jour où on l'avait retrouvé. Des voitures de police, des accusations. On avait cru qu'il les avait tuées toutes les deux, sa femme et sa fille, les deux femmes de sa vie. Il avait été tellement ébranlé lorsqu'on lui avait passé les menottes. Il avait tout oublié. On n'avait pu que le soupçonner encore plus. Il avait passé la nuit à l'hôpital, plusieurs nuits même. Pour les policiers, il avait été coupable jusqu'à ce que l'on prenne sa défense. Jusqu'à ce qu'il arrive à se souvenir de tout. Jusqu'à ce qu'il réalise qu'elles n'étaient plus là, qu'il n'avait rien fait pour les aidé. Qu'il n'avait pas pu donner sa vie pour sauver la leur. Les photos de l'autopsie revenaient à son esprit. Sarah, terrorisée, elle l'avait vu. Emmy, elle, dormait paisiblement, à poings fermés. Elle avait encore son pendentif autour du cou et le serrait dans son petit poing. Les images sur le moniteur alors qu'il était dans une pièce à part pour les identifier l'avaient fait hurler de rage. Il avait ensuite pleuré. S'était laissé aller, se moquant bien de toute dignité masculine. Pourquoi pas lui. Il se l'était tant posée, cette question. Pourquoi n'était-ce pas lui qui était mort à leur place, pourquoi avait-il fallu qu'on les lui prenne toutes les deux. Les images incessantes. Il se raidit et se resserra à Olivia comme à une bouée.


    "Pourquoi pas moi Sarah?"

    Puis à nouveau il fut plus calme, paisible, endormi pour de vrai. Il était ces jours-ci rarement dans cet état, se bourrant jusqu'à tomber endormi, fumant cigarette sur cigarette, s'enfilant de temps à autres ces médicaments que le médecin lui avait prescrit qui était censé le calmer lors des crises de rage. Rien n'y faisait, ce n'était pas assez pour le contenir. Sauf que cette fois il dormait. Il se sentait rassuré, persuadé d'avoir retrouvé Sarah. Une séquence d'hallucinations qu'il n'avait que très rarement, car il n'avait jamais droit à la présence d'une femme, ne se le permettait pas pour tout dire. Ses bras entouraient simplement les épaules de la jeune femme à présent, comme pour l'entourer, simplement pour s'assurer qu'elle était toujours là. Ce fut ainsi jusqu'au matin, lorsqu'il se réveilla. Le mal de tête était imminant mais il était persuadé à première vue que ce n'était pas un rêve. Lorsqu'il sentit le corps contre le sien, endormi paisiblement, il n'osa pas ouvrir les yeux tout de suite.

    Embrassant son bras, remontant vers son épaule, il respira son odeur. Elle ne sentait pas comme à l'habitude, elle n'avait pas ce parfum si habituel de mangue, son fruit préféré. Pourtant, il ne se posa pas de question, l'embrassant toujours, ses baisers se dirigeant toujours plus près de leur but jusqu'à ce qu'il atteigne ses lèvres. Il l'embrassa doucement avant d'ouvrir les yeux et de constater la scène en paniquant.


    "Olivia, bordel, qu'est-ce que tu fous ici?"

    Il réalisait peu à peu. Ce n'était pas Sarah. Toute la nuit, ce n'était pas elle. Toute la nuit, c'était Olivia dans son lit qui dormait, qui avait trop bu. Il avait aussi trop bu. Avaient-ils...Non, certainement pas. Il n'avait pas de préservatifs et n'aurait pas été assez con, même ivre, pour oublier ça. Il roula sur le côté du lit et poussa un long soupir. Il devait certainement passer pour un crétin et ne voulait même pas s'imaginer tout ce qu'il aurait pu lui sortir cette nuit-là à propos de Sarah. Il craignait aussi bien d'autres choses. Que penserait-elle de lui. Le croirait-elle s'il disait qu'il n'avait pas voulu la rejoindre? Que c'était son imagination qui lui avait fait faire ce genre de choses? Il avait un léger doute à ce propos. Il soupira à nouveau avant de se lever, cognant dans la chose la plus près, c'est à dire la commode qui trembla légèrement.

    Il se dirigea vers la table de chevet et se chercha une cigarette, l'allumant en vitesse et la fumant rapidement, énervé, écrasant les cendres dans le cendrier assez nerveusement, si bien qu'il failli éteindre sa cigarette plusieurs fois. Il soufflait la fumée en direction d'Olivia, plus loin, la contemplant, perplexe. Peu importe ce qu'elle lui dirait, il ne répondrait pas à des questions concernant Sarah. Ni Emmy. C'était hors de question. Il termina sa cigarette et en commença une autre, soupirant, prenant finalement la parole pour dire à la jeune femme :


    "Écoute, si tu veux je te fais venir le petit déjeuner au lit ici. Tu peux rester ici, tu me gênes pas trop tant que tu te mettes pas à dégueuler sur la moquette. Je suis pas ta babysitter donc faudrait pas trop en demander."

    Il lui adressa un regard qui se voulait dur mais qui laissait deviner à quel point il était nerveux. La main tremblante, il prit une autre bouffée de sa cigarette et souffla furieusement la fumée, appelant le service aux chambres. Il regarda Olivia et lui demandant, alors qu'on l'avait mit en attente :

    "Tu bouffes quoi, donc?"
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Mar 1 Juil - 15:28


    I need to know what I feel...


    Olivia était donc parvenue à s'endormir, malgré le caractère embarrassant de la situation qui remontait à la surface, l'effet de l'alcool diminuant constamment. Malgré aussi ses doutes enfouis en elle, son malaise intérieur du au fait qu'elle avait failli passer la nuit avec un homme qu'elle ne considérait pas comme un partenaire d'aventure d'un soir. Une première qui semblait la chambouler, la tracasser, elle qui n'était pas habituée à avoir des quelconques sentiments d'attache pour qui que ce soit s'était sentie soudainement comme étouffée. Elle ne connaissait pas le fait de respecter quelqu'un, d'éprouver des sentiments même non amoureux pour une personne, elle n'avait sûrement jamais aimé. Ainsi, chaque aventure qui avait une petite dose de sérieux la faisait fuir, la dégoutait. Peut-être qu'elle n'avait jamais été à l'aise avec les liens dans son passé...un père absent, une mère vous détestant...ça ne facilitait pas les futures relations humaines.

    Elle était donc entre deux feus, entre celui qui lui soufflait : ouf, heureusement qu'il ne s'est rien passé de plus. Celle ci dégoutée de toute petite parcelle de sentiments, et par la même occasion, celle ci ne voulant plus d'aventures sous l'effet de l'alcool, et ne souhaitant pas sauter le pas avec un homme qui visiblement était souvent pris d'hésitations, assez glacial d'ordinaire et plutôt bizarre il fallait le dire.

    L'autre feu qui bien sûr, lui faisait part de cette petite parcelle de sentiment qu'elle ressentait, Aaron contrairement aux autres hommes, lui plaisant autant physiquement que mentalement, sexy bien entendu, mature, attentif, avec qui elle aimait passer du temps. Bien qu'elle les rejetait, peut-être aussi à cause de l'alcool qui lui faisait voir tout en noir, des sentiments inexploités étaient présents.
    Et son attirance pour lui lui faisait regretter de ne pas l'avoir retenu, de ne pas lui avoir pris le bras pour l'entraîner dans le lit où elle passait la nuit, se moquant des conséquences, profitant du moment, son dicton habituel qu'elle n'arrivait décidément pas à mettre en scène. Même lorsqu'elle sentait la présence du chasseur qui dormait non loin d'elle et qui, peut-être, était tout aussi gêné et tourmenté qu'elle, finalement, en plus de leurs caractères de chien en commun, étant tout aussi difficiles, elle eu encore plus de mal à résister...

    Arrêtant de penser, de s'imaginer quelle serait la réaction de l'homme du lendemain, d'avoir peur d'avoir en quelque sorte gâché de nombreuses choses, de se demander ce qu'elle ressentait, et quelle était la cause de ce ressenti, elle s'endormit donc comme une femme enfant qui avait fait ses premiers excès. Quand on connaissait Olivia, le groupe de mots premiers excès pouvaient nous intriguer, celle ci n'ayant jamais été très catholique, mais d'un autre côté, son âme était celle d'une innocente...

    Les doutes qui semblaient donc partis pour de bon grâce à son endormissement resurgirent lorsqu'elle fut réveillée par l'homme qui l'attirait tant et, commençait petit à petit à lui donner quelques petits papillons dans le ventre. Bien qu'avec son sarcasme, il pouvait l'énerver au plus haut point, la jeune femme étant secrètement charmée, mais pas idiote sans caractère.

    Elle sentit donc la présence de l'homme, mais pas tout de suite, d'abord inconsciente, n'ayant pas décuvé totalement, entendant ses murmures, mais se croyant en plein rêve probablement, ou qui sait en compagnie d'un des nombreux homme avec qui elle avait passé la nuit salement...ça ne serait pas une surprise !

    C'est quelques secondes après qu'elle commença à s'éveiller, sentant les mains d'Aaron sur son ventre, et avec, ayant pas mal de sensations transportées par la notion de plaisir, et de tentation encore une fois, submergée par ses caresses. C'est lorsqu'elle ressentit toute cette intensité qu'elle s'aperçut qu'elle n'était pas en train de rêver, que c'était la réalité. Elle ouvrit donc les yeux, ce qui ne lui permit pas de voir ce qui se passait, la pièce particulièrement sombre, la nuit à son apogée.
    De nouveau consciente, elle reconnu donc la voix d'Aaron et fut étonnée d'entendre des phrases comme "J'ai encore ta bague", "Comment va Emmy ?"

    Transportée donc par la réalité, elle fut encore une fois entre plusieurs feux. Elle était d'abord secrètement heureuse que l'homme l'ai rejoint et soit de nouveau près d'elle dans ce lit, à lui faire de délicieuses caresses, à l'embrasser, et à la tenter plus encore, celle ci se trouvant attirée par lui. Le regret qu'elle avait senti en elle lorsqu'elle ne l'avait pas retenu s'était donc enfui, et dorénavant, elle ne pouvait s'empêcher de se laisser faire, éperdument enlacée, et même à plusieurs reprises, d'enlacer elle même Aaron, en se retenant d'aller plus loin.

    Son malaise intérieur était aussi là, son étouffement ressenti semblait omni-présent, et eu d'ailleurs pour conséquences une fixation du plafond, comme chaque fois où elle était tourmentée, non en paix avec elle même. C'est cet état d'esprit qui lui donnait envie de rejeter l'homme, de clamer son besoin de solitude.

    Cependant, ce sont les mots qu'il prononça qui laissa percevoir Olivia que la situation était anormale. Elle se demanda d'ailleurs s'il était venu la rejoindre de son plein grès, donc si l'attirance qu'elle ressentait était réciproque, ou s'il était venu dans son délire, prononçant d'autres prénoms. Bon bien sûr, elle fut vexée de savoir qu'en sa compagnie, Aaron pensait à d'autres femmes, ne sachant même pas qu'Emmy n'était personne d'autre que sa fille décédée, et fut prête à lui faire une scène. Il y avait plusieurs possibilités, le pousser du lit, lui jeter de l'eau en plein visage, ou pousser une gueulante.

    Seulement le mot bague l'interpela. Une bague, même si elle n'avait pas réellement la notion du mariage, selon elle, il ne pouvait s'agir que de cela. Aaron lui avait-il caché qu'il était marié ? L'était-il encore ? Etait-il donc un salaud qui se réfugiait dans les bras d'autres femmes ? Ou avait-il connu une souffrance qui le tourmentait aujourd'hui et était à l'origine de ses hésitations, de son sarcasme ?

    Bague ???

    Ayant quelque part et étrangement confiance en lui, elle pencha pour la dernière hypothèse. C'est d'ailleurs grâce à cela qu'elle laissa donc l'homme s'endormir près d'elle, sans faire de dégâts. Gênée, certes, vexée, mais un peu compréhensible. Une autre qualité enfouie en elle, en plus de cette sensibilité cachée qui pouvait surprendre bien du monde. Olivia n'avait donc pas agit comme Olivia mais comme Lise encore une fois, ce qui la retournait d'autant plus...et fit qu'elle mit un temps fou à s'endormir près de l'homme, songeant, avant de l'éloigner d'elle doucement, sans le réveiller. Bien qu'elle avait déjà été l'amante de plusieurs hommes, elle ne voulait pas créer d'histoires à un homme qu'elle respectait tant, et ne voulait plus en créer du tout d'ailleurs. Elle s'était donc comportée en femme droite.

    Seulement le matin, elle endormie également, tout fut différent, elle embrassée, trop plongée dans son sommeil pour s'en apercevoir, et lui se réveillant et s'apercevant de ce qu'il était en train de faire. Elle fut réveillée par ses mots d'homme profondément dans l'embarra..."Olivia, bordel, qu'est-ce que tu fous ici" osait-il lui demander alors que c'était lui qui était à l'origine de ce retournement de situation. Fidèle à elle même, ayant toujours la réplique, elle lui dit avec un air perplexe.

    Je pourrais te demander la même chose ! Ca t'arrive souvent de partir dans tes délires ?

    Lui dit-elle d'une manière assez ironique, mais non mesquine, un peu amusée. Mais à l'intérieur, pleine d'incompréhension et de questions qui fusaient. A savoir, qui était Emmy, Sarah, pourquoi avait-il parlé de bague ? Etait-il un homme à femmes, un homme marié, infidèle, profitant des faibles comme elle même, ou était-il un homme intègre qui avait beaucoup souffert ? Encore une fois, elle avait confiance, mais ne le connaissant presque pas, elle avait quelques raisons de douter. Celui ci allant vers la petite table, dans le but de se fumer une cigarette, elle était encore dans le lit, avec ce vieux tee shirt de Metallica qui lui avait servi de chemise de nuit, le fixant, intriguée. Pourquoi était-il si embarrassé ? Elle l'avait grillé en quelque sorte ? N'en pouvant plus de rien ne savoir, elle s'apprêta à faire une chose qu'Aaron ne supportait pas, à lui poser des questions.

    Dis moi, c'est qui cette...non laisse tomber !

    Quand elle réalisa qu'elle préférait l'homme ivre et libéré plutôt que sobre et désagréable. Avant, plus sérieusement, de réaliser qu'elle ne souhaitait rien savoir. Peut-être pour ne pas se retrouver déçue, ou peut-être qu'elle voulait au fond que ça vienne de lui même. Bien que selon elle, il n'aurait pas eu l'intention de lui répondre, si un jour il se décidait, elle voulait que cela soit sa volonté, qu'il lui parle parce qu'il en avait envie, qu'il lui fasse assez confiance pour sauter ce pas. Alors elle souffla un bon coup et chassa ces questions, et songea également qu'il ne valait plus parler de la scène d'hier soir. De toute façon, il n'avait aucun compte à lui rendre, et d'une manière ou d'une autre, elle continuait plus ou moins à se mentir à elle même, de se dire qu'elle ne ressentait pour lui aucune parcelle de sentiments d'attache. Et que c'était peut-être mieux comme ça, vu ses incertitudes. Bien qu'encore une fois, elle ne pourrait peut-être pas tout chasser éternellement, tout fuir, et que la tentation était omni-présente.

    Son malaise la poussa d'ailleurs à se lever du lit. Alors que l'homme toujours sur un ton pas super sympa faisait cependant un bon geste en lui proposant de déjeuner, elle s'apprêtait déjà à partir. Elle attrapa vivement ses vêtements de la veille, ayant pour but de les enfiler et de retirer ce long tee shirt pas si sexy mais peu importe. Elle reporta son attention sur Aaron, qui lui avait posé une question.

    Non je crois qu'il vaut mieux que je parte de toute façon. Je veux pas être un poids pour toi. Et puis j'ai pas trop envie de prendre le risque de vomir sur ta moquette si j'avale quoi que ce soit. J'ai la tête comme une pastèque !

    Dit-elle à contre coeur. Et oui, elle avait au fond d'elle cette envie incessante de rester aux cotés de l'homme, cette attraction qui lui disait : reste, reste, qui la poussait à changer d'avis et à se jeter sur lui. Or, il y avait aussi sa conscience et ses sentiments obscures, qui lui disaient que ceci serait une très mauvaise idée, et qu'elle devait à tout prix s'éloigner de cette chambre, et peut-être même de ne plus jamais la regagner. Cependant, c'est un dernier geste maladroit qu'elle eu avant de quitter la chambre, devant se changer...Elle fit signe à Aaron, un peu gênée, à cause de l'ambiguïté du moment et des derniers évènements de se retourner pour bien sûr ne pas profiter de ce si beau spectacle.

    Hum...tu peux te retourner stp ? Il faut que je me change ! Bien que ce tee shirt me mette fortement en valeur...

    Lui dit-elle en se moquant de sa propre apparence avant donc, de se dénuder pour enfiler des vêtements qui avaient le don de la mettre plus en valeur. Bien qu'ils avaient l'inconvénient de ne pas laisser entrevoir son coeur en or caché bien au fond d'elle, que seulement Aaron et peut-être bien Jennifer avaient pu apercevoir à plusieurs reprises. Soudainement, cette scène paru aux yeux de cette si jolie brune intense, et pendant ces quelques secondes, elle aurait rêvé qu'Aaron se retourne et se jette sur elle. Bien qu'elle était toujours aussi partagée par tous ces sentiments qui la parcouraient, en profonde contradiction.
    Son petit coté lui faisait aussi espérer qu'il la retienne ici, qu'il la force à rester auprès de lui...


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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Ven 4 Juil - 19:12

    Lorsqu'Andrew posait certaines questions, il espérait ne pas avoir de réponses. Contrairement à certaines personnes pour qui c'était tout le contraire qui se produisait, lui aurait espéré qu'Olivia ne réponde pas à sa question, en l'occurance à qu'est-ce qu'elle foutait ici. Il fronça les sourcils et faillit pousser un jurron lorsqu'elle répondit. S'il lui arrivait souvent de partir dans un délire? De plus en plus souvent il devait dire. Depuis qu'il était revenu, depuis la mort de Sarah et d'Emmy, il délirait plutôt souvent, ayant en tête qu'elles étaient toujours en vie même s'il avait vu l'autopsie. Peut-être était-il trop optimiste. Aaron Lockhart, trop optimiste. La phrase sonnait tout drôle à son oreille. Il n'avait jamais été optimiste. En fait, moins optimiste que lui, on sombrait dans la dépression. Pour lui, depuis la mort de Sarah, tout avait un aspect négatif, rien ne pouvait être joyeux, simple, agréable. Il se fondait dans son deuil, incapable de le faire, mais peut-être bien qu'une très très minuscule parcèle de lui-même avait en tête qu'elle reviendrait, qu'elle lui dirait que tout allait bien, qu'il pouvait refaire sa vie. Il voulait sa permission pour la refaire. Autant bien alors se placer chez les moines, et il le savait bien. Pourtant, il ne voulait pas se laisser aller, sachant que ce qu'il faisait était mal. Pour revenir au sujet des délires d'Aaron, on ne saurait dire si sa mine en entendant les paroles était furieuse ou tentait de l'être. Au fond de lui, il ne lui en voulait pas. En fait, il savait bien que ce n'était pas sa faute à elle. En fait, ce n'était de la faute de personne. On ne pourrait jamais comprendre réellement ce qui se passait dans la tête d'Aaron. Mais une chose était certaine ; là, maintenant, il savait qu'il aurait des explications à donner.

    Dis moi, c'est qui cette...non laisse tomber !

    Cette quoi. Il voulait savoir ce qu'il voulait dire, ce qu'il osait penser d'elles. Ce qu'elle avait en tête. Cette...Traînée? Garce? Elle ne la connaissait pas et autant pour elle qu'elle n'ait pas terminé sa phrase, Aaron ne l'aurait certainement jamais pardonné. Il ne voulait pas qu'on insulte Sarah, encore moins quand on ne la connaissait pas, qu'on ne connaissait rien d'elle. Il n'avait jamais accepté ce que son frère avait dit à propos d'elle alors qu'Olivia en dise du mal était encore pire. Il lui jetta un regard noir avant de prendre la parole et de lui demander avec un calme absolu, un calme typique de lui avec un sérieux et une froideur digne d'un glacier. Il ne laisserait pas tomber comme elle le lui demandait, il détestait trop que l'on insulte sa femme pour laisser tomber l'affaire.

    "Cette quoi, Olivia? Cette traînée, cette garce? Vas-y, exprime-toi. Fais pas ta timide, on sait tous les deux très bien que tu l'es pas."

    Il lui jetta un regard noir et s'assit sur le lit alors que la jeune femme se relevait. Il l'observa, admirant ses longues jambes laissées à l'air libre à cause que le t-shirt n'était pas assez long. Il était partagé entre la détester pour ce qu'elle avait dit et la désirer parce qu'elle était belle et qu'il savait qu'elle n'était pas désagréable, qu'en fait elle avait simplement un peu souffert. Il avait envie de se lever et d'aller la retenir alors qu'elle tentait de prendre ses vêtements pour se rhabiller mais ne le fit pas. Il l'avait invitée à rester ici pour manger, mais elle n'avait pas encore répondu. Elle finit par contre par décliner l'invitation. Il avait encore tout foutu en l'air et bizarrement, il était triste de ce qu'il avait fait. Il aurait réellement aimé sa compagnie près de lui, en fait il aurait vraiment aimé qu'elle reste tout simplement toute la journée, qu'elle lui fasse oublier que Sarah était morte, il en aurait besoin. Il devait arrêter de penser à sa femme, elle risquerait de le rendre fou. Il fallait qu'Olivia reste, malgré qu'il se demandait comment réagirait Sarah si elle l'apprenait. C'était ridicule, Sarah ne pouvait rien dire et ne pouvait pas juger. Elle devait savoir qu'il l'aimait toujours, qu'il devait simplement se libérer un peu de son emprise pour ne pas devenir fou. Ne pas devenir fou. Il contemblait toujours Olivia, pensif, les sourcils fronçés lorsqu'il pensa à Emmy. Et elle, qu'aurait-elle donc pensé de lui? Si sa fille le voyait avec une autre femme, qu'aurait-elle dit? Rien. Il se rappelait qu'il avait expliqué à Emmy que si sa mère ou lui venait à mourir, c'était je crois pendant sa phase du roi lion et de la mort, il avait expliqué que peut-être ils en viendraient à se remarier.

    Début du flashback


    Aaron était assis sur le canapé, le générique du Roi Lion captivant Emmy. Il allait s'endormir, il commençait à se faire tard. En fait, il avait fait un compromis avec Emmy, lui disant que si elle regardait le Roi Lion, elle dormirait ensuite sans râler. Elle avait promis. Emmy était du genre à tenir ses promesses. Alors qu'il croyait que la petite frimousse blonde allait s'en dormir, elle s'était penchée, le regardant à l'envers et lui demandait à présent, sur ce même petit ton enfantin qu'il se répétait encore souvent maintenant dans sa tête.

    "Papa..Si maman elle mourait comme le papa de Simba dans le film, tu serais triste?"

    "Oui Emmy, pourquoi tu me demandes ça? Tu crois que je n'aime pas maman?"

    "Non. En fait, c'est parce que je veux savoir si tu ferais comme le papa de Chelsea."

    Chelsea était une amie d'Emmy dont le père s'était remarié peu après le décès de sa mère. Ce fut le premier d'ailleurs à l'appuyer lorsqu'il appris le décès de Sarah et Emmy. Il le croyait dans son innocence, non pas comme certaines personnes du quartier, et Aaron le voyait comme un bon ami à présent. Pourtant, lorsqu'il avait appris qu'il s'était remarié si rapidement, il avait été un peu déstabilisé. Il avait dit que c'était pour que Chelsea ait une mère. Alors, lorsqu'Emmy lui demanda s'il se remarierait si Sarah décédait, il ne savait quoi répondre.

    "Probablement Emmy, mais juste si c'est quelqu'un que tu aimerais aussi comme maman. Mais ce ne serait pas parce que je n'aime pas ta maman, hein, tu le sais?"

    "Je sais papa. Chelsea me l'a expliqué, elle son papa il s'est remarié pour elle. Tu ferais pareil, hein?"

    Aaron acquieça et Chelsea se retourna vivement, se serrant dans ses bras, enfouissant son visage contre son torse comme seulement elle savait le faire. Il sentit peu à peu les petite larmes et les soubresauts d'Emmy et glissa sa main dans ses cheveux, la consolant. Il avait un léger sourire aux lèvres et malgré que la situation était désolante, il savait que la réaction était normale. C'était la faute du Roi Lion.

    "Papa, je veux pas que toi ou maman meurt."

    "J'en ai pas l'intention et ta maman non plus, Em'. "

    Fin du flashback


    Il pourrait le faire. Pour les rassurer, leur dire qu'il survivrait. Peut-être qu'elles voudraient qu'il soit heureux. Certainement. Sarah et lui en avaient souvent parler. Ils avaient souvent dit que si l'un ou l'autre mourait, il faudrait refaire sa vie. Il avait promis à Sarah de la vanger, et il avait aussi promis à Sarah d'être heureux. Il ne pouvait pas faire les deux sans risquer gros. Il était si plongé dans ses pensées qu'il ne l'entendit d'abord pas lui demander de se retourner. Il le fit lorsqu'il la vit commencer à se dévêtir et se retourna un instant. Que devait-il faire. Il la laissa se revêtir et se diriger vers la porte avant de réaliser qu'il ne devait pas la laisser faire. Se levant brusquement, il s'approcha d'Olivia et de la porte et la saisit par le bras pour la faire rester. Il la retenait dûrement, comme s'il avait envie de la retenir prisonnière. Une de ses mains remonta son visage vers le sien et il murmura, à proximité de ses lèvres:

    "Te laisser partir? Pour que tu fasses des bêtises, encore? Je suis pas encore assez cruel pour te laisser foutre ta vie en l'air."

    Il plongeait son regard océan dans le sien, sévère mais à la fois protecteur. Une voix dans sa tête réclamait un baiser, une autre lui disait de s'en aller. Toujours plaqué contre la porte, il baissa son visage au niveau de la courbe de la machoire de la jeune femme et y déposa ses lèvres, sans y penser. Il glissa ses mains sur la taille d'Olivia et, très sérieux, lui murmura:

    "Je suis désolé."

    Il l'embrassa avec douceur, de peur qu'elle ne se brusque, et la rapprocha de lui, tentant de chasser de son esprit la voix qui lui faisait la morale.
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Dim 6 Juil - 23:32


    "Why Are You Doing This To Me"


    L'évolution, dans le domaine de l'armée, un mouvement concerté et ordonné, exécuté par une troupe ou une flotte pour prendre une nouvelle position. Plus généralement parlant, un processus continu de transformation, passage progressif d'un état à un autre.
    Certains pensent cet acte peu probable, voir impossible. Mais d'autres arrivent à vous démontrer le contraire.
    C'était sûrement le cas d'Olivia qui, en cette soirée agitée, avait pu montrer toute sa bonté intérieure, que son extérieur ne permettait pas de sentir. Comment pouvait-on penser ne serait-ce qu'une seule seconde que la fille de Satan, agressive et parfois même désinvolte, recherchant à tout prix l'aventure, était une femme qui avait beaucoup souffert et qui avait donc laissé en elle une personnalité autre ? En contradiction ? Un côté de petit ange sensible qui ne voulait faire de mal à personne, qui ne souhaitait qu'un peu d'amour, d'affection, mots qu'elle n'avait jamais connu. Une femme qui était capable de risquer sa vie pour sauver la votre. Un coeur fait d'or.

    Il semblait qu'Aaron avait perçu son coeur. Qu'il avait gratté la surface. Au bonheur d'Olivia qui ne supportait pas qu'on la juge et qu'on lui rappelle un sentiment enfouie au fond d'elle qu'il était plus sage d'oublier pour ne plus causer d'éventuels dégâts. Et sans peut-être le savoir, il avait réussi à la transformer en seulement quelques minutes. Ayant récoltée en quelque sorte une oreille attentive, une épaule pour pleurer, un homme qui voyait plus que la moyenne voyait en elle, il avait permis une évolution. Et la brune au caractère de feu qui, habituellement, aurait profité d'un homme ayant trop forcé sur la bouteille, surtout s'il lui plaisait éperdument, avait été au dessus de tout cela, et au contraire, l'avait pleinement respecté, comme il l'avait respecté en faisant pareil avec elle et en lui démontrant qu'il ne la voyait pas comme elle se voyait elle même. C'est donc à sa grande surprise qu'elle n'avait pas agit comme Olivia, mais comme Lise. Et croyez-moi, cela la chamboulait encore et encore. Elle était même devenue calme devant Aaron qui se montrait plutôt hostile, se contentant de faire de l'humour.

    Cependant, la situation changea du tout au tout lorsqu'il fit ce qu'elle détestait par dessus tout : il la jugea une nouvelle fois : "Cette quoi, Olivia? Cette traînée, cette garce? Vas-y, exprime-toi. Fais pas ta timide, on sait tous les deux très bien que tu l'es pas." Et comme la veille, s'attira ses foudres. Comment voulez-vous qu'elle arrive à changer et à arrêter de se détester si on l'enfonçait sans arrêt ? Si même une personne qui semblait croire en elle lui démontrait le contraire au bout de quelques heures ? Même si d'un coté, ça eu le mérite de prouver qu'elle n'était pas un cas désespéré, puisque les mots garce et traînée ne lui étaient pas venus en tête, cela eu aussi pour conséquence un certain rabaissement qu'elle revivait encore et encore. Et celui ci venait de la part de cet homme qui ne lui inspirait pas les sentiments négatifs que les autres hommes lui inspiraient, qui lui provoquait des papillons dans le ventre. Elle, depuis qu'ils s'étaient embrassé pour la première fois, qui ne désirait au fond d'elle que de recommencer. Cet homme là qui la jugeait, c'était pire que tout à ses yeux.
    Et le regard qu'elle lui lança, partagé entre deux sentiments, la rage et la peine, eu l'avantage d'exprimer son ressenti...elle lui lança d'ailleurs à la tronche...bouleversée par cette évolution, ces sentiments nouveaux qui l'étouffaient, ces questions qui lui venaient en tête et ce rabaissement.

    J'allais dire cette femme Aaron ! Mais je me suis rendu compte que j'attendais aucune réponse sans que ça vienne de toi...Mais à quoi ça sert de te répondre alors que visiblement tu as déjà des aprioris sur moi ? Je suis en train de m'apercevoir que je ne sais pas ce que je fais encore là...j'aurai du être partie depuis bien longtemps...je n'aurai même pas du venir en fait. Tu ne me connais pas du tout, je ne te connais pas du tout, et je ne suis plus certaine de vouloir que ça change.

    Complètement déçue et troublée, voir même très énervée, elle n'hésita pas une seule seconde à prendre ses vêtements et à s'habiller pour ensuite partir au plus vite. Elle remarqua à peine que l'homme ne s'était pas tout de suite retourné, et cette scène qui lui avait paru à première vue intense lui sembla soudainement sans aucun intérêt. La partie d'elle qui aurait voulu qu'Aaron, lui semblant si attirant et ayant le don de lui faire battre le coeur, vienne à elle ne s'exprimait plus, cet élan de colère l'ayant transpercée. C'est d'ailleurs quand quelqu'un vous décevait qu'on lui trouvé un million de défauts. Et les questions qu'elle avait enfouie en elle, concernant ces deux prénoms qu'il avait prononcé dans son sommeil revinrent à la surface. Elle ne lui faisait plus confiance. Ou plutôt, cette confiance qu'elle avait en lui avait laissé place à une colère sans pareille qui avait chassé les autres sentiments d'une manière temporaire. Qui était-il ? Etait-il un homme qui vous flattait et vous mettait en confiance dans le but de vous mettre dans son lit ? Qui était marié et possédait plusieurs amantes ? Elle ne savait plus...c'est d'ailleurs cette incertitude qui laissa place encore et encore à ses répliques mordantes, partagées entre ce sentiment de colère mais aussi d'ironie, la peine étant dissimulée.

    Ou plutôt aurais-je du dire CES femmes d'ailleurs !

    Ayant enfilé son jean et son haut, balancé le long tee shirt que l'homme sombre lui avait prêté pour la nuit à la manière d'un chiffon, maintenant vêtue, sans arrières pensées l'occupant, elle fut prête à sortir de là sans trainer. Bien qu'Aaron avait eu le don de la briser, cela avait eu le mérite de l'arranger. Et oui, elle qui au mieux voulait ne plus regagner ces lieux pour ne plus connaître un seul sentiment fait d'attache qui la dégoutait, ne pouvait pas se résoudre à en arriver là. Ce sentiment présent, ne plus voir l'homme étant à ses yeux impossible, véritable enfer. Seulement là, en se comportant d'une manière odieuse, en lui disant une chose affreuse, elle n'aurait aucun remord à ne plus revenir. Elle pourrait choisir la facilité, ce sentiment d'attache disparaîtrait, et ce besoin de changement également, absorbé par la colère et la tristesse. Elle se laisserait probablement dicter sa conduite par ses pulsions et sa voix intérieure lui répétant de céder à la tentation, qu'elle n'était personne d'autre que cette tentation incarnée, que cette femme glaciale.
    C'est donc toujours avec ce ton de femme frustrée qu'elle lui dit, avant de prendre la porte, une dernière phrase...en espérant ne plus avoir affaire à lui, en prévoyant de ne plus revenir, car mettre ses pensées à exécution lorsqu'il y a des sentiments est un acte extrêmement difficile.

    Sur ce au revoir ! Bonne chance pour la suite !

    Seulement la facilité, ce caractère de ce qui se fait sans effort, sans peine, ne semble pas être de ce monde. Il y a toujours quelque chose pour se mettre en travers de notre route et de nos décisions récentes. Aaron avait permis à Olivia de choisir la facilité, de chasser les sentiments qu'elle ressentait pour lui, bien que ça ne se faisait pas aussi facilement, donc plutôt temporairement, et de permettre une évolution impossible. Ainsi, elle quittait plus facilement les lieux, sans remords, choisissant de considérer cet homme comme un incroyable salaud. Seulement, cet Aaron avait aussi permis l'inverse, en réagissant comme Olivia ne pensait pas qu'il réagirait, en montrant ses désirs cachés, probablement celui de retenir la jolie brune et de la garder auprès de lui. Désir aussi de la chasseuse au fond d'elle. Et avait peut-être dans son élan prouvé qu'il n'était pas une ordure, qu'il n'était pas comme les autres hommes.
    Et donc, bien entendu, toutes les qualités qu'elle avait trouvé au chasseur resurgissaient, et ce désir également, son bras tenu par lui provoquant un énorme frisson qui parcouru son corps entièrement. Ils étaient yeux dans les yeux, à quelques centimètres seulement l'un de l'autre, et son regard fait de bleu ocean continua d'atteindre Olivia qui, encore une fois, n'avait qu'une envie : embrasser Aaron. Encore intimidée, anéantie, transportée et charmée.
    Seulement, il était clair qu'il avait exagéré. Et la demoiselle ne pouvait pas se débarrasser de tous ses défauts comme ça. Fidèle à elle même, un peu orgueilleuse, elle répliqua un peu sèchement, en chuchotant, pourtant à quelques doigts de l'embrasser...lui étant à proximité de ses lèvres, et elle ayant de plus en plus de mal à résister.

    Tu n'es pas si cruel ? C'est pourtant l'impression que tu donnes. Et puis de toute façon j'ai pas besoin de toi. Je suis assez grande pour me gérer toute seule. Laisse moi passer !

    Elle eu là plusieurs possibilités. Rejeter Aaron en plein élan, qui s'apprêtait à lui donner un baiser. Ceci lui permettrait donc de continuer sa lancée et de choisir définitivement la facilité. Ne pas être confrontée à des sentiments nouveaux qui la troublaient, la désorientaient, et même parfois l'étouffaient. Ne pas regretter ses actes et ne pas changer du tout au tout, évoluer. En clair, la solution idéale pour Olivia. Mais pas la plus mature ! Et la plus intelligente ! Puisqu'on ne pas se débarrasser de ses sentiments quand cela nous chante, ni de sa culpabilité. D'ailleurs, bien que son coté raisonnable lui disait de s'en aller, de laisser cet homme qui semblait être en conflit avec sa vie actuelle et si hésitant, son désir enfoui en elle et ses sentiments la poussaient à rester, à se laisser faire, à prolonger le baiser et à arrêter de se poser tant de questions. Pourquoi sa conscience avait-elle surgit comme ça, du jour au lendemain ? Olivia à la base était connue pour ne se fier qu'à ses désirs. Encore quelque chose la tourmentant. Ne pouvant pas se contrôler, les lèvres d'Aaron à quelques centimètres seulement des siennes, elle céda bien entendu, et les mains du chasseur sur sa taille ne firent qu'accentuer cette attraction. Le baiser était doux et rappelait les sentiments pleins de profondeurs qu'Olivia avait pour l'homme, mais son autre acte installa un désir qui n'était pas aussi platonique. Olivia avait envie de lui. Et c'est à ce moment là qu'elle s'aperçut qu'elle n'avait auparavant jamais eu envie de personne. Troublant non ? Comme lorsque celui ci toucha le bras de cette brune pulpeuse, le fait qu'il glissa ensuite les mains sur sa taille lui transmit un nouveau frisson, et elle eu l'impression d'une respiration coupée, se sentant comme dans un ailleurs assez lointain..et la demoiselle donna à son tours un baiser à Aaron mélangé de douceur et de caractère moins catholique, ses mains autour du coup de l'homme, les deux corps collés l'un à l'autre. Mais tout ceci prit fin tout de suite lorsqu'à la fois peureuse et honteuse, ayant l'impression de faire quelque chose de mal, Olivia poussa brusquement Aaron pour libérer l'entrée, avant de lui dire les yeux brillants, sur la défensive.

    Non il faut pas...Je connais pas ta vie, mais j'ai l'impression que tu as des choses qui ne sont pas réglées. Et je ne veux pas avoir le rôle de la femme d'un soir qui pousse l'homme au pêché. Ca non. J'ai assez donné ! Je m'en vais...

    S'en allant vite, après avoir pris la peine de lui lancer un dernier regard de femme enfant sous le choc, elle ressenti une fierté sans pareille. La fierté d'avoir résisté, et d'avoir pour une fois fonctionné avec sa tête, à défaut d'avoir fonctionné avec autre chose. Qui sait peut-être qu'il l'aurait jeté juste après l'acte et qu'elle aurait donc souffert ? Qu'il l'aurait traité comme tous ces hommes l'avaient traité ? Sa peur de l'abandon était belle et bien présente... Il y avait un risque à prendre qu'elle n'aurait pas pris... Cependant, elle regretta également son acte, aussitôt après l'avoir exécuté. Et eu cette envie alarmiste de ne pas tout gâcher et de retourner vers Aaron. Les sentiments toujours présents, l'attirance, et le fond du chasseur qui lui faisait percevoir que son acte ne serait peut-être pas si mauvais, bien que plein de difficultés à venir. Le "Je suis désolé" d'Aaron résonnait dans la tête de la chasseuse. Il montrait toutes ses bonnes intentions. Mais pourquoi était-il désolé ? il était désolé pour l'avoir traité de la sorte, de la tenter ou de la désirer ? Peu importe, un désolement était synonyme de bonté et de générosité. Commençant à partir, ayant claqué la porte, créant peut-être bien une certaine déception chez l'homme ou qui sait un soulagement, elle installa soudainement un sentiment de surprise en revenant à lui vivement, ouvrant violemment et précipitamment la porte, arrivant vers lui presque en courant, et en se jetant sur lui pour l'embrasser sauvagement, ses bras autour de son coup l'empêchant de résister, comme si comme lui, elle en faisait son prisonnier, acte qui avait éveillé son excitation, le fait d'être prisonnière d'un homme qui lui inspirait tant de sérieux et de palpitations n'étant pas du tout déplaisant. Après lui avoir murmuré doucement...

    Pourquoi tu me fais ça ??!

    Une question assez énygmatique dont elle n'attendait pas spécialement de réponse de la part d'Aaron, peut-être plus de sa part à elle même. Mais malheureusement, il allait de soit que connaître le pourquoi du comment serait impossible. C'était un conflit entre Olivia et Olivia, et même les gens ayant l'impression de bien connaître leur propre fonctionnement avaient des surprises. Alors comment cette jeune femme si peu sûre d'elle arriverait à bout ?
    Mais revenons à cette question, que signifiait le "ça" ? Tout simplement, Aaron était le seul homme qui faisait chavirer le coeur de cette caractérielle, qui pouvait la rendre immobile, tremblante, impressionnée et même douce parfois. Avec lui, elle avait eu l'impression de donner son premier baiser, avait l'impression alors qu'elle était dans ses bras de faire sa toute première fois, en était terrorisée, terrorisée d'avoir ces sensations étranges, qu'on fasse intrusion dans sa vie de solitaire et de renfermée, terrorisée par le cours des évènements, terrorisée qu'on parvienne à la changer...Il lui faisait tant de choses que personne d'autre ne pouvait lui faire. En cette seconde, lorsqu'elle lui murmura cette phrase, elle lui en voulu profondément, bien qu'elle savait éperdument qu'il n'y était pour rien, que c'était une sorte de feeling si on pouvait dire.

    Celui ci si doux à son égard ayant le mérite de lui faire oublier son ressenti, elle s'abandonna dans ses bras . Elle lui donna son corps, mais aussi son coeur, pour la première fois de sa vie, espérant qu'il en prendrait soin. Les sensations de plaisir ressentis au moindre touché étaient avec lui accentuées, envoûtantes, immenses, peut-être parce qu'elle ne le considérait pas comme un simple objet. Dans la lancée, elle s'appuya sur ses épaules dans le but de s'accrocher à lui et d'être totalement dans ses bras, peut-être pour l'entraîner vers le milieu de la chambre, près du lit qui sait, continuant de l'embrasser d'une manière à la fois brusque et tendre, ses mains caressant son torse sensuellement...Sentir ses muscles d'homme fort lui donnait encore plus envie de franchir ce pas paraissant pourtant si infranchissable. La raison et la peur semblaient avoir disparues, mais totalement ? Et pour Aaron aussi ?

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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Mar 15 Juil - 18:51

    Si Olivia elle, changeait peu à peu, évoluait si on pouvait nommer son attitude comme tel, Aaron lui semblait régresser ou s'abandonner, montrant à quel point il n'était au fond qu'un lamentable être humain. Pourquoi avait-il fallu qu'il croise le chemin d'Olivia et Jennifer en venant ici? Il ne savait trop. On les avait mis sur son chemin comme on avait mis la couronne d'épine sur la tête du Christ, comme on lui avait fait transporté sa propre croix. Sauf que lui n'était ni Dieu ni rien. Il n'était qu'un pauvre père de famille qui avait tout perdu et se débattait pour jurrer fidélité à sa femme. Il n'accomplissait pas de miracles, si ce n'était que de vanger les deux seules femmes qui avaient réellement compté pour lui dans sa vie. On avait placé la brunette et la blonde sur son chemin pour le tenter, pour lui faire perdre le contrôle, pour qu'il échoue. Qu'il les trahisse toutes les deux. Il s'apprêtait à le faire. Il les trahirait d'une façon ou d'une autre de par son incapacité à faire quoi que ce soit pour se débarasser de l'emprise que l'une ou l'autre avait sur lui. Avec Jennifer, il résistait et se montrait à l'habitude froid, elle lui semblait tellement charitable et un ange, littéralement. Comme si elle tentait de panser ses blessures. Il ne laisserait jamais personne le faire pourtant. Il préférait se faire martyr pour sa cause. Il l'évitait donc du mieux qu'il le pouvait, et elle semblait comprendre jusqu'à présent qu'il n'avait pas envie d'en parler. Avec Olivia, les choses étaient différentes. Elle lui avait raconté bien des choses, s'était littéralement ouverte à lui, et ils continuaient à se provoquer, se lancer un après l'autre des piques. Il faisait ça pour se protéger, sachant bien que s'il ne se cachait pas derrière une armure on finirait par deviner ce qui se tramait chez lui, pourquoi il agissait ainsi. C'était comme s'il tentait de s'immuniser d'Olivia, sachant qu'elle aurait assez de front pour le confronter. Ce n'était qu'une épreuve qu'on lui envoyait. On voulait savoir s'il était capable de ne pas céder. Voilà la seule option qui se présentait. Il devait rester fort...même s'il n'en serait jamais totalement capable.

    Il avait mal réagi. Il le voyait dans le visage d'Olivia, il l'avait blessée et devrait certainement s'expliquer et réparer des pots cassés. Il n'avait pas l'habitude, en général les choses étaient plus simples. Il la laisserait partir, amusé, content d'avoir réussi à s'immuniser même si le vide reviendrait tout de même le tenailler. Aujourd'hui, il ne pouvait plus faire comme s'il était aussi fort qu'avant. Il n'était plus aussi fort, autant en contrôle de lui-même. S'il se retenait encore de l'embrasser et de s'ouvrir à elle, c'était pour ne pas la faire souffrir, pour ne pas la mêler à ses histoires compliquées et qu'il gardait secrètes. Il ne pouvait pas risquer de perdre la jeune femme pour une révélation imprudente. Il préférait encore l'avoir blessée pour qu'elle soit protégée. Pour qu'elle n'ait pas de problèmes. Il poussa un long soupir et elle prit la parole. Il l'écouta, bien entendu, toujours un peu curieux de voir ce qu'elle pourrait bien lui dire. Elle lui dit qu'elle n'avait pas envisagé d'utiliser des termes aussi vulgaires, ce qui apaisa légèrement Aaron qui savait donc maintenant qu'il n'avait pas à s'inquiéter pour la mémoire d'Emmy et Sarah. Elle semblait de plus en plus en colère, triste aussi au fil des mots qui sortaient de sa bouche. Il avait pourtant fait le bon choix. En lui évitant de se rapprocher de lui, peut-être réussirait-il à l'épargner. Il fallait maintenant uniquement qu'elle sorte de la chambre, qu'elle sorte à tout prix. Puis ce fut là qu'elle prit la parole. À nouveau. Ses propos étaient marquants, douloureux, comme des lames de couteaux.


    Ou plutôt aurais-je du dire CES femmes d'ailleurs !

    Il poussa un nouveau soupir, sentant la colère qui montait en lui. Il avait besoin de frapper quelque chose, de se détendre, de se calmer, de sortir ces images de son esprit. Elle pensait qu'il était un mari infidèle. Elle pensait qu'il était une ordure qui menait une double vie déjà. C'était vrai, il menait une double vie. Il ne voulait toujours pas avouer quel était son problème, pourquoi il était ici seul. Il ne lui avait jamais raconté son histoire, c'était la seule raison pour laquelle elle était méchante avec lui. Ce n'était pas sa faute. Il tentait de se le répéter sans cesse, sans succès. Il la contempla se changer, pouvait-elle uniquement deviner combien il avait envie en ce moment-là de lui arracher ses vêtements de son corps et de l'aimer. De lui raconter sa vie avec l'espoir qu'elle sache panser ses plaies. Celles-ci semblaient prendre de l'empleur tous les jours et il avait besoin d'un support même s'il se l'interdisait. Il ne le réalisait pas encore mais Olivia lui était nécéssaire, en quelque sorte. Il attrappa le t-shirt trop grand et le déposa sur le lit non loin. Il fallait tenter une dernière tentative. Juste pour voir si elle devait rester ou partir, s'il la garderait avec elle ou si Olivia partirait vers sa propre chambre sans lui dire un petit mot encore, peut-être l'ignorant jusqu'à la fin de son séjour qui sait. Il ne pourrait pas faire ça. Il s'en trouverait incapable. Lorsqu'elle lui dit qu'elle partait, Aaron prit la parole, lui interdisant visiblement de partir, disant qu'il n'était pas assez cruel pour la laisser partir alors qu'elle était malade. C'était vrai, mais c'était aussi stupide. Il ne savait pas ce qu'il voulait, donc, et s'apprêtait à insister pour qu'elle reste. Il l'embrassa, ses mains se logeants sur le dos de la jeune femme, sur ses hanches, n'hésitant pas une seconde dans leurs mouvements. Il se demandait ce qu'elle ferait ensuite. Étonnemment, elle l'embrassa à son tour, remplie de désir. Si elle ne l'aurait pas repoussé juste là, elle serait certainement par terre ou contre l'appuie-bras du canapé. Aaron chassa les images de sa tête et déglutit alors que la jeune femme prenait la parole. Il s'éloigna un peu plus d'elle, les mots le torturaient.

    Elle disait qu'elle ne pouvait pas faire ça sous prétexte que certaines choses dans sa vie ne semblaient pas être réglées. Effectivement, il n'avait pas exterminé le vampire ayant tué sa femme et sa fille. Il avait été incapable de vendre la maison, aussi, et payer les factures se faisait par obligation, pas pour sa famille, pas parce qu'il avait un but. Il y avait aussi les voisins qui le regardaient d'un air accusateur. Les rumeurs allaient bon train dans le voisinage. Sarah avait finalement décidé de divorcer et de s'en aller vivre chez ses parents, d'emmener la petite avec elle, et lui n'avait pas voulu alors il les avait tuées. C'était le genre de racontards qu'il subissait lorsqu'il était dehors à la maison, fumant une cigarette ou buvant six ou sept bières, se saoulant uniquement pour oublier en fixant la balançoire d'Emmy. Il avait aussi tenté de se suicider, une fois, mais il n'avait pas réussi. Un de ses seuls amis à présent dans le quartier était intervenu trop tôt. C'était la seule fois où il avait pleuré devant quelqu'un d'autre que Sarah. Les souvenirs étaient désagréables, il frissonna. Ne réagissant plus, il n'attendait que le départ d'Olivia. La seconde partie de ses paroles par contre le fit respirer difficilement. Il croyait qu'elle lui ferait faire des infidélités? Il regrettait presque de ne pas lui avoir raconter la vérité. Non, il ne devait pas. Ça devait rester secret. Il la regarda se précipiter vers la porte avec un regard neutre, un peu rassuré tout de même qu'elle parte. Il ne pourrait pas tenir le coup. La porte se claqua vivement, il ferma les yeux. Il avait envie de dormir un peu, de prendre un café, de manger, de boire jusqu'à en perdre conscience. Maintenant qu'il était seul, le poids revenait. Il alla chercher sa chaîne sur le bureau près du lit, l'attachant à nouveau, caressant les alliances l'air terrifié. La chaîne était cassée. Il allait se diriger vers le téléphone lorsque la porte s'ouvrit subitement.

    Elle se jetta sur lui et l'embrassa avec une fougue qui semblait lui transpercer le coeur. Comme si on le tuait petit à petit, il semblait brûler à présent qu'elle l'embrassait, serrée contre lui, ses bras noués autour de son cou. Elle semblait s'enchaîner à lui et il ne put vraiment résister très longtemps et l'embrassa à son tour, la chaînette dans ses mains se déposa sur le meuble de téléphone dans un bruit lourd. Elle lui demanda pourquoi il lui faisait ça et Aaron n'arriva pas à répondre, prenant la jeune femme dans ses bras, l'embrassant dès qu'il en avait l'occasion de cette façon fougueuse qui était typique d'Olivia, apparament. Il la laissait se serrer à lui, s'accrocher à lui, se disant qu'elle avait besoin de quelqu'un sur qui compter, peut-être qu'il ne se prenait pas de la bonne façon mais il savait que lui ne s'éclipserait pas. Il aurait trop peur que cela lui arrive. Il soupira, sentant les mains d'Olivia sur son torse il pouvait presque sentir son pouls dans le creux de sa main. Il l'embrassa une nouvelle fois et la prit dans ses bras, insistant pour qu'elle s'accroche à ses hanches. Il l'entraîna avec lui, s'arrêtant contre l'appuie-bras du canapé pour la relâcher un instant sur le sol. Aaron l'embrassa doucement sur les lèvres, le baiser se faisant plus fougueux, pressant ses lèvres aux siennes il lui murmura :


    "J'en sais rien."

    Il l'embrassa de plus belle, ses mains se posant sur ses hanches puis attrappant le haut, il l'arracha presque du corps d'Olivia, quittant ses lèvres uniquement pour l'espace d'un instant. Ses mains pressèrent sa poitrine à travers le soutien-gorge avant de presser son torse contre son ventre plat. Elle était peu loin de la perfection, du moins pour lui, et s'il pensait à Sarah, c'était vaguement, espérant qu'elle le pardonnerait. Il la prit à nouveau dans ses bras et l'emmena vers le bureau de travail au fond de la pièce, son coeur battant toujours plus fort à chaque seconde. Arrivé là-bas, il l'allongea sur la surface de bois d'acajou et l'embrassa sur le ventre, détachant le bouton de son pantalon. Sans difficulté, il le fit glisser au sol, n'y portant plus d'attention. Il l'embrassa sur le nez, une de ses mains s'étant guidé un passage sur l'intimité de la chasseuse et appliquait de légères caresses à présent au travers de son sous-vêtement. Ce fut lorsqu'il commença à sentir l'envie chez lui monter qu'il la reprit dans ses bras, comme s'il s'était agit d'une petite fille, et qu'il l'allongea sur le lit. Il s'allongea lui aussi, se frayant un chemin entre ses cuisses pour se coller à elle. Il y avait tellement longtemps qu'il n'avait pas été en contact avec une femme. Il l'embrassa du bout des lèvres, remontant vers sa joue puis vers son nez, embrassant son front puis le dessus de sa tête avant d'inspirer doucement son odeur, pensif. Il revint finalement à ses lèvres, une de ses mains s'était entre-temps glissée dans son dos, dégraffant le soutien-gorge pendant que sa jumelle prenait la main d'Olivia. Il lui murmura, sincère, la regardant dans les yeux. Ses prunelles bleu azur semblaient sur le point de parler par elles-même. Le message était important et il espérait qu'elle le croit :

    "Olivia, crois-moi. Tu ne me pousses à aucun adultère, je ne suis pas un homme comme ça. Je ne te parlerai pas des femmes dont j'ai probablement parlé durant mon...sommeil, mais sache simplement que tu ne fais rien de mal présentement. Au contraire. Maintenant, si tu veux partir, je ne t'obligerai pas à rester. Et si au contraire, tu restes..."

    Il l'embrassa à nouveau, tendrement, sa main qui était nouée à la sienne se resserra, son pouce caressa ses doigts avec douceur avant qu'il ne reporte son regard sur Olivia.

    "Je tiens à te dire que les choses seront peut-être différentes."
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Mer 16 Juil - 14:29


    To take a new risk...to be affraid...


    Olivia avait donc une nouvelle fois fait preuve d'une supériorité sans pareille en rejetant Aaron dont elle avait eu cependant tant envie. Ses craintes et ce malaise par rapport à cette métamorphose et ce manque de confiance en l'homme qui l'avait profondément déçu avaient pris le dessus sur tout, si bien que cette chaleur ressentie n'avait pas été suffisante pour qu'elle parvienne à se laisser totalement aller. Lui ayant fait partager ce qui la tourmentait, ayant au fond attendue des réponses, ou une contradiction, Aaron qui aurait pu lui dire qu'il n'y avait aucune femme, elle avait été brisée de n'obtenir pour réponse qu'un long silence et un éloignement. Ceci eu au moins le mérite de la faire déguerpir sans trop de regrets. Bien qu'il fallait l'avouer, rien que ces yeux perçants qu'avait le chasseur l'empêchait réellement de lui dire adieu, et que se jurer de ne plus pénétrer dans cette chambre avait tout de même été pour elle pénible et douloureux. Il ne méritait peut-être pas son attention, quoi qu'à ses yeux, n'importe qui la méritait, elle se sentant minable, mais cependant, les sentiments bels et bien là et impossibles à chasser, même s'ils ne rimaient probablement pas encore avec amour, la situation encore trop récente. Cependant, en plus de cette partie de regrets cachés, cette envie qu'elle avait de ne plus réfléchir, de prendre des risques et de ne se laisser guider que par la passion était aussi là, et elle avait encore cet image de la main d'Aaron sur ses hanches en tête, toute cette sensation ressentie avec ce frisson l'ayant parcouru, ayant aussi son goût savoureux sur les lèvres, parce que oui, tout le monde possédait son propre goût. Son corps brûlant et cette envie d'avoir encore plus de sensations avec l'homme n'avaient pas cessé d'être présents, et ces images qu'elle avait en tête revenaient de plus belle la hanter...Olivia avait encore envie de lui, réelle passionnée de nature.

    La passion , cette tendance d'origine affective caractérisée par son intensité et par l'intérêt exclusif et impérieux porté à un seul objet entraînant la diminution ou la perte du sens moral, pouvant provoquer une rupture de l'équilibre psychique. Par exemple des bouffées de chaleur, des tremblements ou même un changement de teint. Elle est présente en chaque être humain, se faisant entendre parfois d'une manière forte, parfois d'une manière plus silencieuse. Il y a des gens qui répondent à leurs désirs, décident d'écouter pleinement leur corps, et d'autres qui n'y répondent pas, ne pouvant pas s'empêcher d'écouter plutôt leur tête et donc la morale. Olivia elle d'ordinaire écoutait son corps qui criait éternellement famine, s'empêchant de penser, et puis de toute façon se posant trop de questions existentielles pour tenir à sa vie, ayant probablement trop de problèmes pour penser au fait que sa situation empire. Elle était donc à la base un cas particulier.
    Sauf que quand le sexe était mis en cause, n'importe qui pouvait comme elle se laisser guider par ses pulsions, ses sensations, n'ayant en tête rien d'autre qu'un désir inchassable, qu'une envie physique à satisfaire à tout prix, les deux corps en pleine communication sensuelle, la notion de plaisir au rendez-vous. Et la majorité de la population était concernée par cet acte. Personne ne pouvait résister à une attraction physique démesurée, à la recherche de ces sensations, apparemment même pas Aaron d'ailleurs.

    Et cet acte suprême qui était le sexe porté sur la notion de passion et donc de plaisir, Olivia passionnée, elle n'était donc pas parvenue à résister et avait fait très vite demi tours, ouvrant la porte de la chambre d'une manière brusque, attirée par cet homme mystérieux comme un aimant, s'apprêtant à grimper jusqu'au septième ciel . Se laissant guider par ce réchauffement corporel accentué, elle en avait oublié tous ses doutes enfouis en elle et cette peur incessante qui lui disait : non ne t'accroche pas à cet homme, il va te briser le coeur, il n'est peut-être pas si digne de ta confiance. Ou bien les sentiments sont signes de faiblesse. Ou alors, que le fait de partager cette part d'intimité avec le chasseur l'empêcherait complètement de s'en éloigner, et de se sortir de ses griffes d'homme la transformant petit à petit, peut-être sans s'en rendre compte. Il serait trop tard...
    Bien que tant de choses lui faisait changer de comportement, ce respect envers le chasseur, ces sentiments étranges qui venaient, cette interrogation par rapport à lui et à elle même, elle n'était pas encore devenue assez forte pour contrôler un désir si puissant. Elle ne l'avait jamais été, elle n'allait pas le devenir en seulement quelques semaines. Sans parler qu'elle était aussi revenue puisqu'elle avait été faible, incapable de s'en aller définitivement.

    Elle était donc agrippée à Aaron, l'embrassant d'une manière sauvage, de la même façon qu'elle embrassait les autres hommes d'ailleurs, bien qu'un baiser était toujours personnalisé, surtout quand le partenaire avait la faculté de nous plaire, n'attendant pas cette réponse à la question très significative qu'elle avait posé dans sa lancée. Elle ne pensait d'ailleurs pas du tout l'avoir, se contentant de profiter de ce moment présent, ne faisant même pas attention à l'objet pourtant si important pour l'homme, cette chainette qu'il avait déposé dans la lancée. Elle était partie pour prendre l'initiative, serrant Aaron de toutes ses forces, ses bras autour de son cou, ses baisers fougueux. Ce n'était pas étonnant venant d'elle, elle possédait une expérience sexuelle hors norme, et à chaque aventure, c'est elle qui avait le rôle de la dominatrice en quelque sorte, ses anciens actes plutôt accès sur la vulgarité, Olivia ayant passé une grande partie de sa vie à se rabaisser.

    Le chasseur qui à son tours prit l'initiative, et qui en plus lui déposé des baisers pleins de douceurs, ses pensées éloignées revinrent donc à la surface, elle un peu désorientée, novice dans ce domaine, et ne se contrôlant plus, elle se mit à trembler légèrement, plus ou moins prise de panique, une panique qu'elle tenta de ne pas montrer, et de maitriser, suivant le rythme de l'homme, cependant troublée, s'accrochant à ses hanches et se laissant entraînée et embrassée, dorloter en quelque sorte. Les rôles venaient d'être inversés, et c'était Aaron qui guidait la jeune femme. C'est à chaque fois qu'il l'embrassait que cette passion se transformait. Alors qu'elle avait habituellement des pensées moins que catholiques avec ses conquêtes, le chasseur lui provoquait des frissons, cet éternel tremblement, c'était comme si elle entrait dans un monde inconnu. Et elle avait peur ! Une peur qu'elle n'était pas prête à partager avec lui...se sentant en cet instant honteuse et soupirant légèrement pendant ces courts répits, comment une femme qui avait couché avec des dizaines et des dizaines d'hommes pouvait-elle se retrouver si faiblarde devant un seul homme ? Quand les sentiments entraient en jeu, quand le respect était mis sur le tapis, les choses semblaient différentes. Trop différentes selon cette âme blessée complètement perdue.

    Réservée, elle tenta avec bien du mal de faire taire cette partie d'elle qui lui dictait de s'enfuir, véritable trouillarde. Seulement ce qu'elle ressentait, c'était inimaginable, et bien entendu, elle désirait Aaron, et ce plaisir qu'elle ressentait là était incomparable, bien que nouveau. Pour rien au monde elle ne quitterait cette chambre. C'est d'ailleurs cette nouvelle pensée qui provoqua un geste soudain, malgré sa peur, Olivia osa prolonger un des baisers que lui donnait Aaron. Seulement là encore, elle était débutante dans ce genre de bécotement et l'embrassa d'une façon d'abord sensuelle, mais ensuite ce baiser prit une tournure plus sexuelle, voir vulgaire, la jeune femme n'ayant jamais rien connu d'autre. Plus rien ne pouvait l'arrêtait, elle était partie pour traiter Aaron comme ses anciennes conquêtes, dans un élan irréfléchi d'excitation. Cependant, sa peur cachée était encore là, son coté de petite fille troublée par la nouveauté aussi, de plus, ce qu'elle pensait du chasseur revenaient à la surface. Malgré le fait qu'elle se voilait la face en le traitant ainsi, elle s'aperçut de son geste maladroit, déplacé, et gênée et désolée, reprenant sans doute ses esprits, elle s'arrêta et lui murmura pleine de sincérité, parce que oui, s'il y avait une chose à savoir d'Olivia, c'est qu'elle ne mentait jamais, quitte à blesser une personne, même si dans cette situation, ça ne serait pas le cas, ne supportant pas le mensonge...

    Je suis désolée...

    C'est après ces excuses plus charmantes suivies d'un baiser donné plus doux qu'elle le laissa faire, continuant de se laisser guider, jusqu'au canapé, et qu'elle en devint même totalement passive, laissant Aaron prendre les choses en main. Peut-être parce qu'elle n'était pas performante face à un homme qui lui faisait palpiter le coeur, mais peut-être aussi parce qu'elle était toujours un peu ailleurs, bien qu'excitée et comblée par tant de baisers et tant de caresses, qui ne le serait pas ? C'est là que le couple qui n'en était pas vraiment un se rapprocha petit à petit de l'acte suprême, le chasseur retirant ce haut si provoquant que portait la brunette. Ce geste eu d'ailleurs pour conséquence un petit cri presque même silencieux de la part de la chasseuse qui sentait son corps devenir de plus en plus chaud, un autre élan d'excitation plus fort que le précédent, même si celui ci était accompagné d'une certaine pudeur, encore un sentiment inconnu de sa part. Pourtant sûre de son physique habituellement, elle était à ce moment là prises de doutes, cette crainte de ne pas plaire à ce seul homme. Bien que ses envies prenaient le dessus, surtout lorsqu'elle sentit le torse de ce brun se voulant sarcastique sur elle et ses mains à travers son soutient gorge, qui lui transmirent un nouveau frisson qui parcouru son corps entier et qui lui donnait envie de sauter le pas au plus vite, ses mains caressant le dos d'Aaron, ses lèvres toujours sur les siennes, une partie d'elle était toujours ailleurs.

    Même lorsqu'une scène encore plus attirante que celle ci eu lieu ? Etendue sur le bureau, toujours comblée par les frissons apportés à chaque baiser et donc frissons toujours présents, sans presque un petit temps de répit, cette chaleur fut d'autant plus présente lorsque l'homme lui retira son pantalon, elle en sous vêtements, lui caressant son intimité. Acte qui la fit même gémir légèrement, un plaisir immense ressenti chaque fois où Aaron approchait une partie plus sensible. Elle en prononçait même son prénom, le murmurant légèrement, montrant à quel point la sensation ressentie était délicieuse... Aaron...
    Elle eu à ce moment là plusieurs pensées. La pensée que l'homme lui retire le reste de ses vêtements, la pensée de lui retirer également ce qu'il portait, lui caressant toujours le dos et le torse, d'aller plus loin rapidement, même trop rapidement, s'ayant toujours contenté d'avoir des relations sexuelles, sans penser à ce qu'il y avait autour, le sexe et rien d'autre. Seulement, en plus de cette notion de plaisir et de volonté excessive, il y avait aussi ces sentiments dont j'évoquais la présence, toujours cette peur, ce sentiment de nouveauté, ces doutes. Et donc oui, même dans un moment comme celui ci où elle était heureuse, elle était encore ailleurs et incertaine. La confiance peut-être pas encore totalement au rendez-vous, seulement voulait-elle réellement l'obtenir ? Prendre un risque comme elle le faisait à chaque fois, mais cette fois là, le risque de souffrir ou d'avoir une relation sérieuse pour la suite, deux possibilités.

    C'est quand elle fut à présent sur le lit avec ce partenaire qu'elle ne considérait pas au fond comme un partenaire de jeu que les choses se mirent à changer, et que cet élan de panique et que ce manque de confiance en elle s'enfuirent Pourtant, les choses ne semblaient pas tant changées, Olivia était toujours couverte de baisers auxquels elle répondait, bien qu'elle était maintenant totalement collée à l'homme, la poitrine à l'air, tentant même de se rapprocher de lui plus encore, ayant besoin de son contact, sûrement d'être rassurée. Seulement elle n'eut pas le temps de lui faire comprendre ce qu'elle désirait qu'il eu une attitude réellement étonnante, grandiose tout simplement. Il avait encore une fois pris l'initiative, ses mains dans les siennes, un geste qui montra toute la particularité de cette scène et qui instaura un sentiment de sécurité en Olivia. Bien que tourmentée, jamais elle ne s'était jamais senti aussi bien en compagnie d'un homme, aussi protégée. Yeux dans les yeux, admirant d'ailleurs ce regard si profond qu'avait l'homme, qui lui donnait une nouvelle envie de l'embrasser, elle considéra le moment à venir comme magique. Et oui, après tout ce temps, bien qu'il ne lui racontait point son histoire, il répondait à une question dont elle pensait ne jamais obtenir de réponse. Elle savait bel et bien que même sous entendre une chose était beaucoup de la part d'Aaron, ce qui eu pour conséquence des yeux brillants de sa part, un coeur battant encore plus fort, un frisson qui indiquait à quel point elle se trouvait émue. Il venait de la mettre en confiance, peut-être même inconsciemment. Et cette scène charnelle devint intime, voir émotive au plus haut point. Si bien que ses mains dans les siennes se serrèrent. Elle n'avait même besoin d'entendre la suite, la situation allait changer. C'est d'ailleurs une nouvelle fois sincère qu'elle le regarda dans les yeux, et lui murmura, sans aucune hésitation...

    Je pense que je peux te croire...je suis sûre de te croire !

    La confiance était donc au rendez-vous, Aaron ayant fait un pas plutôt grand, et personne d'autre n'ayant été capable de lui dire de telles choses dans un moment pareil, alors qu'ils s'apprêtaient à sauter le pas ensemble. Et elle passa donc de la passivité à l'activité, s'apprêtant à l'embrasser et s'apprêtant à sourire lorsqu'il fut plus rapide qu'elle. Les choses se firent plus naturellement et elle eu même cette envie soudaine de lui livrer ses craintes, de lui faire partager un tas de choses et même...de l'aimer. Il n'était donc pas question de partir et elle lui avait fait comprendre, même sans avoir attendu la fin de sa phrase. Elle s'apprêta à s'élancer, ses mains dans les siennes lorsqu'il la termina. Sauf qu'à sa surprise, la fin de sa phrase la foudroya. Non pas qu'elle était pitoyable, pathétique ou d'autres mots de la sorte, mais plus parce qu'elle avait une réelle importance à ses yeux. Que pouvait-elle répondre face à ça ? Quel genre de différence pouvait-il y avoir ? Dans le bon sens, dans le mauvais sens ? Habituellement, elle prenait des risques. Seulement là, accepter pouvait soit lui briser le coeur, soit changer sa vie tout entière. Il y avait de quoi être troublé et hésiter. Anéantie sur le moment, se posant l'éternel question du dois-je partir, dois-je rester, elle finit par prendre une décision, toujours touchée par la douceur du chasseur et par ses paroles, le fixant dans les yeux...après un long silence.

    Différentes...Qu'elles soient différentes en bien ou en mal, je suis prête à prendre le risque. Je ne peux pas m'empêcher de prendre ce risque.
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Mer 16 Juil - 14:37

    Lui dit-elle avant de se jeter sur lui et de l'embrasser, cette fois moins gênée, toujours en confiance, ne se forçant pas à rendre le baiser plus tendre que vulgaire. Il semblait encore avoir eu le don de la transformer, de l'attendrir. Si bien qu'elle prit plus d'assurance. Ses mains toujours dans les siennes, elle les enleva, caressant une nouvelle fois le torse du chasseur, pouvant sentir ses muscles qui bien entendu la séduisait plus encore. C'est avec plein d'entrain qu'elles descendirent vers la partie intime du chasseur, et que celle ci osa lui arracher ses vêtements fougueusement et les balancer sur le sol. Le moment propice s'approchait encore...et eu pour conséquence un coeur qui battait encore plus fort, et une Olivia un peu perturbée qui saisit d'une manière vive les mains d'Aaron et les serra, se rapprochant de son corps, les deux corps collés, brûlants, il ne restait plus que leurs sous vêtements, si bien que la sensation ressentie face aux deux corps collés était immense et donnait envie d'aller plus loin, toujours plus loin. Chaque parcelle de la peau de cet homme provoquant toujours un nouveau frisson et une respiration comme coupée chez Olivia. Se dévoilant, elle lui murmura telle une femme sensible...avant de se coller à lui encore plus.

    Je...j'ai...j'ai peur...reste près de moi...

    Peur ? Cette chasseuse qui n'était plus vierge depuis un bon bout de temps avait peur de sauter le pas ? Encore une surprise plutôt charmante. Et oui, elle avait fait sa première fois physiquement, mais pas mentalement. Bien sûr, elle regretta aussitôt cette révélation qui fit qu'elle eu tout de suite après une envie de se mettre la tête dans un sac. Non habituée encore une fois à ce genre de paroles avant l'acte suprême, et trop réservée pour se livrer. Cependant, sa peur ne l'empêcha pas de faire confiance à l'homme et de se donner tout de même à lui. Elle l'exprima d'ailleurs en lui donnant un dernier baiser avant cette nouveauté dont elle ne connaissait pas encore la conséquence. Peut-être qu'Aaron ne voudrait plus jamais lui adresser la parole, peut-être que ça serait tout le contraire, elle chassait ce genre de questions...pensant que tenter sa chance était une chose qui en valait la peine, quitte à souffrir ensuite.

    [HJ : Dsl j'ai galéré mais ça veut pas rentrer dans un post]

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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Jeu 24 Juil - 8:49

Que faisait-il? Il ne voyait donc pas qu'il allait commettre une grave erreur? Probablement que pour lui, c'était encore la meilleure chose à faire. Peut-être qu'il ne voyait pas les choses comme une erreur. Au contraire, peut-être croyait-il qu'il ferait bien. Qu'il prouverait à ces satanés vampires qu'il vivrait toujours. Qu'il survivrait. De peine et de misère, mais qu'il arriverait à survivre, à refaire sa vie. Après tout, il était célibataire pour la première fois depuis sa majorité. Il s'était marié jeune, il avait fondé une vie de famille sans jamais goûter aux folies que la plupart de ses anciens amis avaient eu le droit de faire. Mais lui, il avait eu ses propres folies. Il les avait goûtées avec une seule femme, peut-être, mais il n'avait pourtant jamais eu de problèmes avec ça. Pourtant, au fil des évènements qui se déroulaient, il lui semblait que peut-être sa vie n'était pas terminée. Peut-être avait-il encore un avenir. Peut-être survivrait-il, finalement. Oui, c'était exactement ça, Aaron Lockhart survivait à sa femme, sa défunte femme. Il ne l'oublierait jamais, mais elle ne serait jamais plus là, il devrait se faire une idée. Sarah ne reviendrait pas. Emmy ne se glisserait plus dans ses draps la nuit en murmurant qu'elle avait fait un cauchemard et en se blottissant contre son ventre, le faisant frémir de sa respiration, de son haleine qui sentait toujours sucré, la gomme à macher, comme le dentifrice pour enfants. Elles ne seraient plus jamais là. Et elle le réalisait alors qu'Olivia l'embrassait avec fougue, l'allumant, le rendant complètement fou. Comme on ne l'avait pas embrassé depuis longtemps. Depuis son anniversaire. Elle s'aggrippait à lui, sa langue se joignait à la sienne avec fougue. Il avait l'impression qu'Olivia allait le dévorer, et ça ne lui déplaisait pas. Ça lui rappellait des souvenirs certes, mais comment pouvait-elle savoir? Comment pourrait-il d'ailleurs lui en vouloir. Ce n'était pas sa faute. Il la laissait donc faire, il ne l'arrêtait pas. Ce baiser incitant à faire beaucoup plus le gonflait déjà d'envie de faire plus mais il se contenait, se disant qu'il tenterait plus tard le tout pour le tout. S'il ne s'était pas retenu, il aurait fait comme il avait fait le jour de son anniversaire. Il l'aurait prise là, sur le plancher sans aucune retenue. Sarah ne portait qu'une petite robe de nuit fuschia retenue par de simples ficelles sur les côtés, il avait été si simple d'en finir avec le vêtement. La tentative aurait certainement été plus brusque avec Olivia, mais il n'eut pas le temps d'y penser plus qu'elle se détacha doucement de lui, semblant soudainement troublée.

Il esquissa un petit sourire amusé à ses excuses, mais se retint de lui dire qu'elle n'avait pas de raisons de s'excuser. Il se contenta de la laisser faire, surtout qu'elle déposa à nouveau un baiser sur ses lèvres. Plus doux, plus tendre. Il s'y laissa prendre et lui rendit ses baisers, la dirigeant vers le canapé pour la dévêtir. Il l'avait installé sur le bras du canapé maintenant, et l'avait embrassé doucement à son tour, lui murmurant qu'il ne savait pas. Il ne savait pas pourquoi il lui faisait 'ça' , pourquoi elle était incapable de partir. Pourquoi il avait l'impression de la détester mais de l'aimer tout à la fois. Pourquoi il avait envie de lui dire de partir immédiatement et de lui faire l'amour dans toutes les conditions innimaginables et sur toutes les surfaces le lui permettant. Pourquoi il lui faisait de la peine et qu'il se détruisait lui-même en la voyant alors triste. Pourquoi il était affecté de la voir triste. En fait, il savait peut-être un peu. Mais il ne voulait pas l'admettre. Il ne voulait pas le dire. Puis il reprit ses baisers et il la dévêtit, lui enlevant d'abord son haut avec rapidité, lui faisant pousser un petit cri qui pour n'importe qui aurait été innaudible mais qu'il entendit en souriant, satisfait de l'effet qu'il faisait à Olivia. Sarah, elle, ne criait pas. Elle murmurait, soupirait, mais ne criait que très rarement. Il fallait dire qu'ils ne devaient pas non plus réveiller Emmy...Il s'était attardé assez longtemps à ses seins au travers de son soutien-gorge et chaque fibre de son corps la désirait. Mais il devait continuer, se retenir encore, jusqu'à ce qu'il sente que ce soit le moment propice. Il l'emmena sur la table de travail pour déboutonner et lui enlever ensuite son pantalon et l'avait caressée sur l'intimité, ses doigts le guidant aux bons endroits, ceux qui faisait soupirer et gémir la jeune femme, jusqu'à ce qu'elle murmure son nom. Il fermait les yeux à ce moment-là et cessa ses caresses, prenant à nouveau Olivia dans ses bras.

La jeune femme avait murmuré son prénom. Ça avait eu un effet immédiat, excitant, littéralement aphrodisiaque. C'était ce qui pouvait l'allumer le plus, l'entendre gémir son prénom simplement sous ses doigts. Il voulait plus, il voulait qu'elle crie ce prénom. Il voulait soudainement tant de choses qu'il n'avait pas pu avoir de Sarah. Tant de libertinage que Sarah ne pouvait pas lui offrir. Certes il l'avait tellement aimé, il l'aimait toujours même, mais ce n'était pas la même chose. Olivia avec un quelque chose spécial, une fragilité, un besoin de béquille. Il voudrait peut-être être cette béquille, qui pouvait savoir en fait? Sur le lit, il lui déclara à moitié ce qui le rongeait. Il lui dit qu'elle ne ferait rien de mal en se rapprochant sexuellement de lui. Les choses seraient simplement différentes. Il se logea entre ses cuisses, l'embrassa sur le visage partout où ses lèvres pouvaient se rendre, puis la jeune femme lui répondit. Elle lui disait qu'elle était prête à courir le risque qu'il y ait des changements. Puis elle l'embrassa, fougueuse, tendre à la fois. Il ne résista pas, bien au contraire il la laissa faire avec plaisir, répondant à son baiser, laissant les mains de la jeune femme découvrir son corps. Ses doigts au contact de son torse, ses muscles se contractèrent légèrement et il frissonna. Elle était si douce, si elle le voulait, mais si tranchante et violente aussi si on n'y faisait pas attention. Il lui donna un nouveau baiser, doux, tendre, l'incitant à continuer, puis glissa sa main là où se serait trouvé l'intimité du chasseur s'il n'y aurait pas eu son pantalon et son boxer pour les gêner. Son baiser se fit plus fougueux et il l'aida à lui retirer le vieux jeans et à le balancer loin du lit, bien loin d'eux et de leurs occupations. Il l'embrassa une fois de plus. Elle était magnifique, et plus ils se rapprochaient, plus ils se collaient un à l'autre plus il oubliait petit à petit qu'il avait une femme et une enfant six pieds sous terre à un océan de là. Deux êtres qui avaient représenté toute sa vie et qui maintenant étaient réduits à de l'engrais pour l'herbe qui les recouvraient. Il n'y pensait plus, à ce moment-là, se concentrant simplement sur quelle partie de l'anatomie d'Olivia il explorerait d'abord. Il l'embrassa avec tendresse lorsqu'elle lui demanda de rester avec lui, comme une enfant troublée. Elle lui disait avoir peur. Comprenait-elle qu'il ne pouvait rien promettre? Sans doute que non. Il déglutit et lui dit lentement, doucement, à son oreille en la serrant contre lui:


"J'ai pas l'intention de déguerpir et de te laisser toute seule ici, Olivia. Promis."

Il l'allongea sur le dos et entre ses cuisses, entreprit de lui retirer son sous-vêtement. Il l'embrassa sur le mollet et remonta sa jambe avec les mêmes baisers brûlants, humides qu'il lui réservait, l'embrassant à l'intérieur de la cuisse droite, celle qu'il longeait avec douceur, pour contourner son intimité auquelle il ne toucha pas tout de suite. Il s'attaqua d'abord à son ventre, une de ses mains effleurant simplement l'entrée qu'il s'interdisait jusqu'à nouvel ordre, cherchant les frémissements sous ses doigts. Ses lèvres continuaient leur chemin jusqu'à celles d'Olivia qu'il rencontra finalement et qu'il embrassa avec avidité. Une de ses mains tenait la sienne, la gauche se baladant sur le bas de son corps. Celle qui tenait la main se posa sur son buste lorsqu'il se mit à baiser le cou d'Olivia, descendant sur son ventre, ou plutôt vers un endroit dont il rêvait depuis un moment, quoique pas autant qu'un autre qu'il s'obligeait à résister à embrasser. Il se mit à mordiller, à flétrir ses seins, un après l'autre, leur accordant toute son attention, toute sa passion et son avidité. Il ne prenait plus vraiment le temps de respirer, mais ça en valait la peine selon lui. Il laissa sa poitrine tranquille, finalement, au bout de longues minutes, et continua sa descente au plus bas qu'il le pouvait. Il poussa un soupire lorsqu'il arriva à cette partie du corps généralement réservée à ceux qui y ont droit. Il déposa quelques baisers autour de l'endroit plus sensible avant de relever son visage et de regarder Olivia en attendant un signe l'autorisant à continuer ce qu'il faisait. Puis il baissa la tête, écartant une nouvelle fois les cuisses d'Olivia, un peu plus fermement, lui indiquant de glisser ses jambes sur ses épaules pour une meilleure position. Puis il se remit à déposer ses baisers à l'endroit qu'il avait abandonné un peu plutôt alors qu'elle gémissait son prénom sur la table de travail. En repensant à cette séquance, il frémit et ses baisers reprirent de plus belle, se faisant à divers endroits, jusqu'à la partie la plus sensible de son anatomie. Une de ses mains retenait à présent une de ses cuisses alors qu'il ne se contentait plus de baiser doucement son intimité. Il laissait sa langue l'explorer, toujours à l'affut de futurs gémissements, de savoir si elle gémirait son nom plus fort, cette fois. Sa main serra plus fort sa cuisse à un moment où il sentit lui aussi l'excitation l'envahir. Il cessa ses caresses buccales et regarda la jeune femme dans les yeux avant de se détacher d'elle quelques secondes, le temps d'enlever son boxer. Il n'avait pas vraiment de pudeur, n'ayant pas vraiment à être complexé de son anatomie, et de toute façon, pourquoi être pudique face à une femme nue elle aussi?

Il se rapprocha d'elle à nouveau et s'inclina vers elle à nouveau, cette fois-ci pour autre chose. Ses doigts s'approchèrent de son intimité et il l'embrassa à l'endroit sensible, celui qui la ferait frémir à coup sûr. Il glissa l'un d'entre eux en elle, déposant un second baiser, puis le deuxième glissa avec autant de facilité, ce qui lui donna simplement plus envie d'elle encore. Il poussa un gémissement sourd et embrassa son bas ventre, faisant un léger mouvement de va-et vien avec les deux doigts auxquels il avait donné la tâche qu'il ne se sentait pas le courage d'accomplir d'une autre façon. Il passa un léger coup de langue sur la partie sensible de la jeune femme avant d'aller embrasser ses lèvres, ses doigts ne cessant toujours pas leurs mouvements en elle. Il murmura, contre sa bouche :


"Je te ferais tellement plus que ça, si j'en avais le choix..."

Il ne lui expliqua pas la signification de ses paroles et se dirigea à nouveau vers sa poitrine pour lui prodiguer à nouveau une attention spéciale, suçant et mordillant chaque sein avec douceur, comme de peur de lui faire mal. Il murmura, une nouvelle fois, contre l'un de ceux-ci, d'une voix triste.«J'ai envie de te prendre. Même sans protection..» Il se redressa légèrement et ses doigts se retirèrent de l'intimité de la jeune femme. Il la serra contre lui, son corps contre le sien, son sexe caressant l'entrée qu'il mourrait d'envie de pénétrer mais qu'il s'interdisait. Il embrassa Olivia avec tendresse et lui demanda, calmement, son regard bleu trahissant une envie qui le rendait presque fou.

"Est-ce que je peux? Je veux dire.. Est-ce que ça te dérangerait? Si tu veux je vais me retirer avant la fin. Promis."
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Sam 26 Juil - 13:45


    "Avec de la prudence, on peut faire toute espèce d'imprudences"

    La prudence, cette qualité d'une personne qui prévoit, analyse les conséquences d'une situation, d'une action qui pourraient être négatives, immorales, et qui règle la conduite de façon à les éviter. Olivia de nature était tout sauf prudente, prévoyante, agissait sans se poser de question, s'en fichant éperdument des conséquences de ses actes, un coté de rebelle omni-présent. Cependant, au niveau sexuel de la chose, il y avait une énorme différence. Jamais elle n'avait eu de rapports sans protection. Ne pas prendre ses précautions ayant des conséquences fatales. La mort causée par des maladies, ou bien le fait de tomber enceinte. Non pas qu'avoir un enfant était un fait horrible...quoi que selon Olivia c'était similaire au fait de cesser de vivre. La jeune femme ne détestait pas spécialement les enfants, loin de là, c'était un monde inconnu. Néanmoins, elle était consciente d'une chose : qu'elle ne ferait probablement pas une bonne mère. Sa vie était bien trop mouvementée et elle même était bien trop libérée pour laisser place à un nourrisson. C'était une éternelle solitaire qui n'avait jamais connu le fait d'être à deux. Prendre les besoins d'autrui en priorité n'était donc pas sa tasse de thé. De plus, imaginez cette femme parfois désinvolte changer une couche ! Elle savait bel et bien qu'elle n'était pas faite pour ce genre de chose, que son futur enfant risquerait d'avoir une vie des plus sinistre avec elle, instable, et que par conséquent, il était plus sage de continuer sa voie d'âme seule et blessée. Pour elle, l'évolution était considérée comme impossible, bien qu'objectivement, elle en était peut-être inconsciemment capable, on ne naît pas mère, on le devient. Sans parler des dangers liés à sa mission, ainsi qu'une chose essentielle : l'absence d'un bon père. Bien qu'elle n'avait jamais été entourée par deux parents aimants, Olivia était assez intelligente pour savoir qu'élever un enfant seul, sans mari adapté ne vous considérant pas comme un objet d'un soir, était une tâche extrêmement difficile. Voilà des milliers de raisons pour lesquels la chasseuse prenait toujours le soin de se protéger, pas assez bête pour gâcher sa vie et filer direction le cimetière, et pas assez idiote pour massacrer deux vies à la fois. Quitte à envoyer balader n'importe quel abruti avec les moyens du bord. Et croyez moi, elle n'y allait pas de main morte.

    Mais vous savez autant que moi que les choses ne sont pas toujours aussi simples. Que quand entrent la confiance, une certaine bonté, ainsi qu'un désir insatiable, les évènements peuvent très vite prendre une tournure tragique. C'était le cas avec Aaron. Ses yeux de couleur océan, son regard plein de profondeur avait provoqué en Olivia une sorte d'hypnose. Elle était transportée par le chasseur, captivée, et, sur le moment, pouvait tout lui céder. Devenant sûrement naïve, niaise, séduite, pour la première fois de sa vie et réduite par la même occasion. Bien que les intentions du chasseur n'étaient peut-être pas mauvaises. "Pourquoi tu me fais ça" était la question qui résonnait toujours dans sa tête, ne comprenant toujours pas quelle était la cause de cette différence, de ce changement d'attitude lors de cet acte sensuel, de ces sentiments naissants ayant un petit rapport avec un sentiment d'affection, d'attache. Pourquoi c'était lui ? D'habitude, elle ne se prenait pas la tête, fonçait, prenait son pieds sans même penser à quoi que ce soit. Alors que là, elle connaissait les doutes, les blocages, le plaisir lié à l'émotion. Troublant. Néanmoins, cet écho se faisait retentir de moins en moins fort, celle ci ne cherchant plus tant que cela à comprendre, Aaron par ses gestes faisant monter son élan d'excitation.

    Elle se trouvait à présent allongée sur le lit, serrée contre le chasseur lorsqu'il lui répondit d'une manière aussi douce qu'à la réponse précédente, ce qui eu l'avantage de la rassurer avant le moment propice si attendu par cette chasseuse pleine de désir. Ses caresses et ses baisers avaient été tels qu'elle n'était désormais plus en mesure de quitter ces lieux. Cette voix tendre et ce regard également, qui la faisaient craquer littéralement. Alors qu'elle découvrait son corps, ses mains caressant toujours ce torse musclé, il frissonnait, l'embrassait, ce qui bien sûr la poussait à continuer, à en faire davantage. Pas trop davantage, il fallait savoir qu'un autre homme serait certainement dans une position beaucoup plus extrême que celle de l'homme. Ses mains vers son intimité, ils enlevèrent à deux les vêtements qui recouvraient le chasseur. Il ne lui restait plus que son caleçon qu'Olivia voulait à tout prix enlever, mais pas tout de suite. Aaron ne tarda pas à en faire autant avec elle, la libérant de sa prison de tissu, et les jeunes gens furent serrés l'un à l'autre, presque totalement nus. Etrangement, Olivia ne fut pas aussi pudique qu'elle l'avait été au début de leurs ébats. Peut-être parce qu'elle avait écouté les douces paroles de l'homme, et peut-être parce que de toute façon, très rapidement, son coeur avait été mis à nu en sa compagnie. Face à lui, elle continua donc sa lancée et ponctua son torse musclé de baisers humides, prenant la relève et mettant Aaron sur le dos d'une manière à la fois brusque et sensuelle. Allongée sur lui, sentir sa peau contre la sienne l'enveloppait d'une chaleur diffuse. Elle fit courir ses lèvres sur le magnifique corps d'un Aaron ayant l'air fou de désir, remontant vers ses lèvres pulpeuses avant de lui donner un baiser langoureux, caressant la moindre parcelle de sa peau par la même occasion. Elle s'adonna ensuite à un de ses jeux favoris, pourtant non en rapport avec la vulgarité, plutôt érotique, ce qui la changeait. La poitrine à l'air, plus ou moins gonflée probablement à cause de cette température ambiante, elle la frotta légèrement le long du corps du chasseur, voluptueusement, descendant vers son intimité recouvert de son sous vêtement qui empêcha une pleine notion de plaisir, observant sa réaction en même temps. Une chose qui n'avait pas changé par rapports à ses anciens ébats. Olivia était d'une nature provocante, joueuse, taquine. Observer un homme plein de désir face à elle était une réelle partie de plaisir. C'est lors de cette occasion qu'elle se mit à penser à son arrivée dans sa chambre, Aaron en serviette, elle attirée mais gênée. Qui aurait cru qu'ils auraient répondu à leur désir ? Surtout pas la jeune femme qui, bien qu'en apparence ne doutait pas de son sex appeal en avait doutait jusqu'à ce qu'elle revienne à lui. C'est cette pensée qui accentua cet excitation.

    Alors qu'elle s'apprêtait à revenir jusqu'à ses lèvres, glissant une de ses mains de fée dans le sous vêtement du chasseur, se préparant à lui donner du plaisir à son tours, elle se retrouva allongée sur le dos, se laissant à son tours aller complètement au plaisir, laissant l'homme prendre la relève. Les baisers brûlants et humides d'Aaron, ses caresses interminables lui donnaient l'impression qu'elle avait à faire à quelqu'un d'expérimenté, celui ci la faisant frissonner à chaque acte, comme s'il savait exactement quel endroit était propice à la notion de bonheur. C'est lorsqu'il s'attaqua à ses seins qu'elle poussa un nouveau gémissement, sa poitrine durcissant petit à petit. Mais lorsqu'il descendit doucement, qu'il se retrouva complètement nu et excitant, il n'y eut pas de mot pour qualifier le ressenti d'Olivia. La passion au rendez-vous, elle se laissa entraînée, consentante, et glissa donc ses jambes sur les épaules du chasseur, le laissant fixer ce beau spectacle qu'elle lui offrait par cette position. Elle l'entraîna à lui et l'autorisa à continuer, caressant son torse, ses cuisses, son ventre, chaque partie de son corps. Ses yeux se fermèrent, elle se laissa emportée par ce moment présent plutôt crucial. Ses baisers au niveau de son intimité, sa langue, ses doigts en elle, à l'endroit le plus sensible, elle ne pu se retenir et se mit à gémir, plus fort qu'aux premières fois. Et lorsque la sensation devenait de plus en plus torride, elle reprononça le mot "Aaron" sans plus aucune gêne. C'est dans un moment comme celui ci qu'elle s'aperçut qu'aucun autre homme lui avait fait tant de bien. Ses anciennes conquêtes ne pensant pas à lui faire plaisir, mais à se faire plaisir, grande différence. Elle se trouvait maintenant tremblante, avait envie de lui, de passer à l'acte, n'en pouvait plus d'attendre. Les doutes étaient une histoire ancienne. Quand ce regard qu'il lui lança peut-être même inconsciemment la fit frissonner, l'attendrit une nouvelle fois. Il semblait vouloir plus. Cela tombait bien puisqu'elle également. Seulement quelque chose semblait l'empêcher de passer à l'acte, ou à en faire plus. Olivia qui pourtant avait prit l'habitude de respecter les silences de cet homme sombre ne se gêna guère pour lui murmurer, reprenant sa répartie qui était bien sûr dans sa nature...

    Qu'est-ce qui t'en empêche ?

    Elle n'eut pas le temps de l'embrasser pour noyer le poisson dans l'eau qu'il continua encore et encore à la rendre brûlante, folle de désir, s'attaquant de nouveau à son autre partie intime de son anatomie, la faisant gémir encore et encore, celle ci ayant le souffle comme coupé. Néanmoins, sa phrase suivante eu l'effet d'un électrochoc. Faire l'amour sans protection. Aaron avait suggéré de faire l'amour sans protection. De prendre le risque d'attraper des maladies sexuellement transmissibles, de prendre le risque de la faire tomber enceinte et donc de détruire leur vie à tous les deux, car pour une jeune femme se rabaissant autant, enfant, elle mère, c'était synonyme de désastre. La mort aussi d'ailleurs. Bien que se posant des questions existentielles, mourir n'était pas vraiment dans ses intentions. Elle resta bouche baie pendant au moins une demi minute. Le désir était là, le chasseur l'avait rendue chaude comme la braise. Cependant, quelque chose la troubla. Cette phrase, elle l'avait entendu des vingtaines et des vingtaines de fois, peut-être même plus. Et la réponse avait toujours été la même, elle envoyait balader l'homme, des fois lui mettait son poing dans la figure, l'insultait. Mais là, alors qu'Aaron finissait son discours et allait de l'avant, les deux personnes pas loin de passer à l'acte, le désir multiplié par dix, elle n'eut pas la même réaction. Le mot désir se trouvant à coté du mot confiance. Elle ne savait pas si son instinct était bon, si elle faisait bien, mais quelque chose la poussait à accepter, à faire confiance au chasseur, à le laisser aller plus loin, prendre le risque. Après tout, il n'avait pas l'air du genre à accumuler les conquêtes. Quoi que...deux prénoms de femmes prononcées lors de son sommeil. Et elle prenait la pilule...oui mais il y a quand même une chance de tomber enceinte. Elle migeotta avant de lui répondre, et tendrement se prépara à lui chuchoter sa bonne ou mauvaise réponse.

    **J'ai confiance en toi**

    Cette phrase lui vint dans son esprit, elle était très fondée, mais ne résonna pas devant Aaron, elle la garda pour elle. La jeune femme se braquant terriblement, prenant peur, voulant pour une fois chasser ce désir et écouter la morale. Probablement pas prête à prendre le risque de mourir, ou de faire une mère indigne. Elle resta cependant Olivia, une femme pleine de réparti, ironique, agressive. Et c'est avec dynamisme, ironie, provocation qu'elle lui dit, un sourire aux lèvres, le défiant du regard, avant que vers la fin, la colère prenne le dessus.

    Dis moi si tu es prêt à prendre ce risque avec une fille facile c'est certainement parce qu'elle doit te faire beaucoup d'effet...ou alors parce que tu es désespéré. Ou qui sait tu es peut-être à mettre au même rang que les vingtaines de mecs qui m'ont fait cette proposition : un sale type sans scrupules. Le scrupule de gâcher deux vies, voir trois. Oui je pencherais plus pour cette hypothèse. Tu échapperas à mon crochet du droit, mais tu n'échapperas pas à mon départ.

    C'est le regard fuyant qu'elle poussa le chasseur vivement, se relevant du lit et se préparant à chercher ses affaires lui paraissant introuvables au premier abord, puis trouvables lorsqu'elle prit conscience qu'une partie était à ses pieds, une autre vers le canapé. C'est dans des moments comme celui ci, où le coeur n'y était pas, et même pas la pensée qu'elle se sentit complètement stupide et que son coté de femme pudique face à un seul être reprit le dessus. La confiance qu'elle avait en Aaron ne pouvait pas être chassée de la sorte, aussi rapidement, ni ce désir qui avait été dix fois plus présent qu'il y avait encore quelques petites minutes. C'est en soupirant qu'elle se réavança vers le lit, fixant l'homme dans les yeux, comme pour exprimer en un regard son réel ressenti, sa pensée réelle, sa confiance, même son désolement et son envie omni-présente. Tendrement, elle lui dit, répondant aux phrases qu'il avait prononcé d'une manière nouvelle, oubliant son ancienne réponse plus violente.

    Alors prend moi tout de suite. Tu n'as rien à craindre de moi. Je te le jure.

    Elle n'avait même pas pu tenir plus d'une minute. A nouveau hypnotisée, se fiant à son intuition, elle se lança vers lui presque aussitôt et l'embrassa. Ce baiser était tendre, noyant le poisson dans l'eau, mais aussi sauvage, Olivia possédant toujours cette envie de vite passer à cet acte grandiose, son corps à nouveau sur celui d'Aaron lui faisant comprendre ce à quoi elle pensait au moment présent. Par la même occasion, elle lui avouait subtilement qu'elle s'était toujours protégé lors de ses anciens ébats, le mettant en confiance, faisant preuve d'une sincérité sans pareille, en espérant qu'il la croirait. Elle qui avait choisit l'extrême prudence se livra donc à une imprudence, qui pouvait d'ailleurs engendrer des regrets, des conséquences désastreuses, ou positives, ou seulement un énorme soulagement.

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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Sam 2 Aoû - 5:58

Elle avait tenté de jouer les dominantes mais son règne sur Aaron n'avait pas duré pour la simple et bonne raison qu'Aaron avait envie de la faire jouir avant lui. Il avait envie de l'exciter, de la faire trembler et hurler son nom. C'est pour cette raison que lorsque la jeune femme monta sur lui, collant son corps au sien et se mettant à déposer des baisers sur son torse, ce qui eut pour réflexe de faire poser la main de l'homme sur sa tête et de la guider dans ses mouvements. Il se demandait par contre si elle irait jusqu'au bout des mouvements et lorsqu'elle embrassa à nouveau ses lèvres, il posa ses mains sur ses épaules et l'embrassa avec langueur, laissant la jeune femme ensuite redescendre sur son torse, sentant la pointe de ses seins se frotter à son corps, l'allumant toujours plus. Il eut envie de la laisser faire et de l'aider à retirer son boxer, mais il changea d'idée. Elle devait atteindre le plaisir avant lui, même si le plaisir de la jeune femme l'allumait plus que n'importe quoi. Il posa une de ses mains sur les fesses d'Olivia, remontant sa main sur le bas de son dos, la logeant au creux de ses reins, sur son intimité, préparant la jeune femme à se retrouver sur le dos. Il caressa doucement sa peau, cherchant les endroits plus sensibles, titillant la peau douce de la jeune femme qu'il pourrait bientôt embrasser en vue de faire frissonner et gémir Olivia, puis serra sa cuisse finalement, retenant le corps d'Olivia contre le sien alors qu'elle semblait sur le point de glisser sa main dans son boxer. Il la fit rouler sur le dos, se retrouvant plaqué contre elle, son bas-ventre laissant déjà légèrement deviner qu'il était partagé entre lui faire l'amour tout de suite ou s'adonner à ses préliminaires.

Il s'adonna à des caresses, des coups de langues, des baisers en s'appliquant longtemps. Il ne voulait certainement pas lui déplaire et encore moins ne pas être à la hauteur. Il se doutait qu'elle avait déjà eu des dizaines et plus d'amants, et il voulait être celui qui s'était occupé d'elle, qui l'avait appréciée pour de vrai. Parce que oui, il l'appréciait. Certes peut-être pas assez pour être amoureux d'elle, du moins il n'était pas certain, mais au moins il savait qu'il avait envie de lui donner du plaisir, de lui faire sentir pour une fois qu'elle avait de l'importance. Parce qu'il supposait qu'on ne lui disait pas assez souvent ce genre de choses, qu'elle était belle et importante, qu'elle en valait la peine...
Chaque baiser faisait frémir un peu plus la belle, chaque coup de langue semblait la faire gémir. Il mettait le paquet, se montrait plus brûlant avec elle, et lorsqu'elle avait dit son nom avec autant d'exactitude, avec autant de clarté, Aaron avant été fortement excité par cette nouvelle onde de plaisir qui semblait faire vibrer le corps de son amante du moment, celle qui prenait la place de Sarah dans ce lit qui avait accueilli leurs premiers ébats en tant que mari et femme. Dans ce lit-là aussi avait été conçue leur seule et unique petite fille. Il ne devait pourtant pas y penser. C'était mal que de penser à Sarah pendant qu'il s'occupait d'Olivia. Il avait envie d'elle. Terriblement. Ce fut pour cette raison qu'il lui demanda une faveur qui bien évidemment ne fut pas acceptée en premier lieu. Il savait très bien qu'il ne serait jamais capable de la convaincre de ne pas mettre de préservatif. Qu'il était illogique qu'elle accepte de prendre des risques alors qu'elle ne le connaissait pas véritablement, qu'il pourrait lui donner une maladie ou bien la faire tomber enceinte, ce qu'il ne souhaitait pas faire. Du moins pas tant qu'ils n'auraient pas éclairci leur relation. Lorsqu'elle lui expliqua toute son histoire, elle semblait à présent fâchée pour ne pas dire quasiment furieuse. Il restait muet et la regarda se lever, observant son corps littéralement parfait.

Il ne lui en voulait pas et si elle voulait quitter la chambre de ce champs pour ce qu'il venait de lui demander, Aaron pouvait comprendre. Il ne voulait pas qu'elle ait d'ennuis et regrettait à présent sa proposition. Après tout, il n'avait aucune idée de ce que cela pouvait représenter pour une femme de se faire demander ça. Sarah n'avait jamais eu d'objection à ne pas utiliser le préservatif. Mais il fallait avouer que Sarah était sa femme, aussi. Et qu'ils avaient voulu d'un autre enfant. Car c'était ce qu'il y avait le plus à craindre dans une relation sans protection avec Olivia. Il savait malgré lui qu'elle n'avait probablement aucunes maladies sexuellement transmissibles et que le plus risqué était qu'elle tombe enceinte. Ce fut pour cette raison que lorsque la jeune femme revint vers lui et lui dit qu'il pouvait la prendre sans se protéger, il se sentit mal. Non. Il ne pouvait pas lui faire ça. Faire l'amour à Olivia sans protection était finalement une mauvaise idée. Il ne voulait pas risquer de lui causer des problèmes. Il n'était pas mauvais et l'aimait... non l'appréciait trop pour lui faire risquer de rester toute seule avec un bébé. La jeune femme se précipita sur lui pour l'embrasser avec fougue, le rendant de plus en plus brûlant de désir, et il ne se fit pas prier pour allonger Olivia sur le lit à nouveau, ses lèvres se baladant sur son cou jusqu'au creux de son épaule. Il mordilla doucement la peau de cette zone sensible avant de lui murmurer, au creux de l'oreille, des paroles qu'il ne se serait jamais cru dire dans cet hôtel. Il avait toujours eu en tête que s'il reviendrait ici, ce serait uniquement avec Sarah qu'il serait dans ce lit. Et il s'était bien sûr mis en tête que ce serait ici qu'ils feraient le petit frère (car Aaron voulait à tout prix un fils) d'Emmy. Maintenant que ses plans étaient écroulés, les paroles avaient un sens tout particulier aux oreilles d'Aaron.


"J'ai pas envie de te faire regretter d'être restée dans ma chambre ce matin. Je veux pas non plus risquer de 'détruire des vies' comme tu le dis toi-même. Reste ici, je reviens."

Aaron l'embrassa sur la joue avant de l'embrasser sur les lèvres, son visage descendant sur son corps en le parsement de baisers humides et provocateurs dans le seul but de la faire frissonner, puis lorsqu'il arriva à son intimité ses attentions se firent toutes spéciales. Ses baisers se firent à coups de langue, tentant d'obtenir le moindre gémissement, et lorsqu'il obtint enfin ce qu'il voulait il se redressa et se dirigea vers la salle de bain de la chambre, décrochant une robe de chambre typiquement unisexe blanche que l'on trouve dans tous les hôtels et il attacha celle-ci, se dépêchant de sortir de la chambre en vitesse, jettant un dernier regard à Olivia qui signifiait qu'elle devait rester dans la chambre dans la position où il l'avait laissée. Il n'avait jamais visité le TITAN auparavant mais savait qu'il trouverait les distributeurs à préservatifs dans les toilettes des hommes. Le seul hic était qu'il n'avait pas pensé à emmener l'argent avec lui pour les distributeurs. Ne pensant pas vraiment, sauf peut-être avec l'image d'une Olivia nue et tremblante de désir sous ses caresses à l'esprit, il se mit à frapper avec détermination sur le distributeur pour faire tomber le préservatif, finissant finalement par en obtenir plus que prévu. Il fourra les cinq petits sachets dans la poche de la robe de chambre et s'éclipsa aussi vite qu'il était entré dans la discothèque, sachant qu'on devait le regarder assez étrangement avec sa robe de chambre. Mais personne aussi ne devait s'imaginer ce qui l'attendait dans sa chambre de l'aile Est. D'ailleurs, à la simple idée qu'Olivia pourrait s'éclipser en croyant qu'il lui avait faussé compagnie le força à se dépêcher encore plus. Il ouvrit la porte de la chambre assez brusquement et balaya la chambre du regard. Elle était toujours là, sur le lit, à l'attendre. Il saisit la poignée de préservatifs et les jetta sur le lit alors qu'il jettait la robe de chambre sur le sol, embrassant ensuite Olivia alors qu'il retournait sur le lit, manquant de se jetter sur la jeune femme. Il l'embrassa une nouvelle fois, une de ses mains saisissant sa cuisse avec force, lui montrant à quel point il avait envie d'elle. Il attrappa un des préservatifs et le lui tendit avant de ramener l'objet vers lui, murmurant contre ses lèvres :

"Je te laisserais bien me le mettre, mais je vais exploser d'une seconde à l'autre sinon babe."

Il se redressa vivement, déchirant l'emballage qu'il jetta sur le sol près du lit aussi, se moquant bien qu'à la fin de leurs ébats ce serait un sacré bordel que le désordre qui règnerait dans la chambre. Enfilant rapidement le préservatif, il attrappa Olivia par les cuisses avant de prendre sa taille et d'emmener la jeune femme vers lui, reglissant ses jambes sur ses épaules. Il glissa un doigt puis un autre à nouveau dans l'intimité d'Olivia même si son membre à lui semblait vouloir prendre la place des deux intrus tandis qu'il embrassait le mollet de la jeune femme, remontant jusqu'à son bas ventre. Il cessa alors ses mouvements en la jeune femme et retira ses doigts, regardant Olivia dans les yeux avant de la redresser sur le lui et de la prendre contre lui. Il la serra dans ses bras et se logea en elle, tentant de ne pas être trop brusque dans ses coups de reins. Une de ses mains serrait la taille de la jeune femme tandis que l'autre se chargeait de sa cuisse. Pendant ce temps, Aaron poussait des soupirs et gémissait le prénom de la jeune femme lorsque ses mouvements se faisaient plus profonds. Il finit par calmer ses mouvements, voulant simplement profiter du moment, réalisant qu'il était peut-être un peu trop brusque pour elle et il l'embrassa doucement du bout des lèvres, faisant s'allonger la jeune femme sur le lit, s'allongeant sur elle doucement pour avoir un accès tout différent à son corps. Il lui murmura, contre sa bouche, sans même y penser :

"Tu me rappelles Sarah."
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Lun 4 Aoû - 15:21


    Simply seventh sky...

    Et Aaron avait réussi à faire ce qu'il avait terriblement envie de faire. Olivia en sa compagnie était tremblante, excitée, frissonnait, et criait son nom. C'est ce à quoi se résumait leur acte suprême. Etonnemment, elle qui avait connu énormément d'hommes, il lui semblait que le chasseur faisait partie des plus performants de sa liste. Il y avait des conquêtes avant lui, en tête, mais celui ci possédait un avantage : il l'appréciait, et lui faire plaisir faisait partie de ses priorités. Cela, la jeune femme le sentait, et cette chose qui semblait si petite pourtant faisait la grandeur d'un moment pareil. Son côté de dominatrice avait donc pris le dessus sur leurs actions. Et cette Olivia s'était pris au jeu, guidée par son partenaire, mais juste guidée, jouant ce rôle de cette femme poussant l'homme au pêché, et savourant, cette façon de penser faisant monter son excitation toujours plus fortement. Néanmoins, cette prise de pouvoir n'avait pas eu lieu pour très longtemps. La brune pulpeuse était très vite redevenue la dominée. Elle avait été coupée, et étrangement, ceci ne l'avait pas dérangé. Pourtant, il était inutile de rappeler qu'elle détestait être commandée, recevoir des ordres, avoir le rôle de la faiblarde dans une relation. Or, à cet instant, elle n'avait pas vraiment eu le temps d'y réfléchir, de contester, ni l'envie à vrai dire. L'homme y allait tel que le plaisir ressenti était immense. Qu'elle était incapable de l'arrêter dans ses mouvements. Le fait qu'il s'y était si bien pris pour reprendre la relève avait peut-être aidé à la maintenir sereine, et brûlante il fallait le dire. Aaron eu le résultat attendu puisque quand il la caressa, celle ci se mit à gémir légèrement. Particulièrement quand il passa sa main au niveau des endroits plus sensibles, ce qui provoqua un gémissement plus intense, et un prénom prononcé d'une manière sourde, elle ne criait pas encore. C'est là qu'à nouveau sur le dos, son corps sous le sien, elle eu une petite surprise. Alors qu'elle pensait que c'était le moment propice, voyant toute l'excitation d'Aaron, ses mains autour de son cou, approchant ses lèvres des siennes, il lui démontra que non, et la surprit. Surprendre quelqu'un en pleine action démontrait toute la performance d'une personne. Et qu'il était performant !

    Il ne décida donc pas de passer directement à l'action, désirant probablement faire encore monter la température. Sauf que ce qu'il ignorait, c'était qu'Olivia n'avait jamais eu envie de faire l'amour à ce point avec un homme. C'est d'ailleurs ce qu'elle pensa au moment présent, se disant que quoi qu'il ferait, elle ne pourrait prendre plus de plaisir. Il la surprit donc une nouvelle fois, et...c'est là qu'elle se mit réellement à hurler son prénom. Il y a quelques instants, avant ce retournement de situation, avant qu'elle revienne dans cette chambre, elle n'aurait jamais osé s'imaginer qu'elle réussirait à crier son prénom en sa compagnie, trop réservée, trop gênée, l'homme si intriguant ne la mettant pas toujours à l'aise, bien qu'elle était de nature libérée. Mais là, elle ne se posa même pas la question de savoir si l'entendre lui déplaisait, gênait les clients qui pouvaient être autour, bien qu'elle s'en fichait éperdument de leurs réflexions, ayant passé la majorité de sa vie à gêner son monde. Elle cria tout simplement, sous l'effet de ce plaisir la transportant. Ses baisers, ses coups de langues avaient eu le don de la faire totalement planer, et les frissons arrivèrent. Son prénom retentissait toujours plus fortement, et elle avait même cette envie de le remercier pour ce qu'il lui donnait, le faisant dans ses gestes, ses mains dans ses cheveux, ou tantôt ses mains caressant son dos, son torse, cette partie de son corps réservée normalement à une seule personne, source de plaisir, ses lèvres l'embrassant. Elle se le répétait : jamais elle n'avait autant eu envie d'un homme, de cesser les préliminaires qui habituellement étaient une éternité pour passer à l'acte. Et c'est d'ailleurs à cette pensée qu'elle lui confia, le rassurant par la même occasion sur sa compétence, un sourire de diablesse en coin, avant de l'embrasser sauvagement.

    Si ton idée c'était de me rendre folle alors tu as réussi.

    Il y était parvenu, elle était folle de désir. Si bien que le fait d'avoir refusé sa proposition était une histoire réellement ancienne à ses yeux, sa conscience n'était plus. Surtout lorsqu'il se mit à la mordiller sauvagement, l'excitant encore plus, et la rendant d'autant plus fougueuse, celle ci l'embrassant à pleine bouche. Alors imaginez sa déception lorsque c'est lui qui changea d'avis, murmurant à son oreille, en plus sûrement à cause d'elle qui avait évoqué les dangers. Olivia aussi de son coté avait pris son parti, elle lui avait d'abord fait confiance, et puis ensuite, elle avait eu un tel désir de l'avoir en elle, sans préservatif, sans rien, le posséder entièrement durant un instant. Quitte à prendre un petit risque. Bon ce n'était pas un risque d'une petite ampleur, une autre vie était en jeu, en plus des leurs, elle ne se voyait pas fonder une famille alors que sa maturité n'était pas complètement présente, qu'il y avait trop de conflits dans sa vie. De plus, elle n'aimait pas ce chasseur, du moins pas encore, elle ne le connaissait pas. Se mettre avec lui du jour au lendemain serait aussi difficile que de se faire abandonner. Quoi que son coeur ne lui disait peut-être pas tout à fait ça...battant toujours à cent à l'heure alors qu'il se trouvait contre celui d'Aaron. Mais ce n'était pas ce qui se produit, il n'y eu pas de risque de pris. Et cette petite reine de la contradiction fut déçue, bien entendu, ne voulant pas perdre de temps et voulant le jeune homme tout de suite, sans rien qui faisait barrière, aucune protection, et puis soulagée. C'était probablement la meilleure chose à faire. Et puis...agréablement étonnée. L'homme brun montrait une nouvelle fois qu'il était quelqu'un de très bien, consciencieux, sensible, compréhensif. Cette attitude eu d'ailleurs pour conséquence un nouveau frisson qui parcouru Olivia, toujours plus séduite, qui le fixa tendrement, avant encore une fois de faire tomber le masque qu'elle portait, sincère.

    Je l'aurais fait pourtant. Je t'aurais fait confiance. Reviens vite...

    Elle fut prête à approuver sa requête lorsqu'avant de quitter la chambre, il trouva le moyen de la faire hurler encore plus fortement, ce qui d'ailleurs pu alerter ses voisins de chambre, mais peu importe. Sa langue, ses baisers parcourant son corps, puis son intimité, elle tremblait comme elle n'avait jamais tremblait, elle frissonnait comme elle n'avait jamais frissonné, il lui semblait qu'il lisait dans ses pensées, sachant exactement ce qui la ferait le plus gémir, qui rendrait son corps encore plus brûlant. Bien décidée à l'attendre, elle resta sur le lit quand il se releva, se moquant de cette robe de chambre qui ne le mettait pas en valeur, se redressant, son désir pour lui redescendant légèrement, influencé par le temps que prenait Aaron pour aller chercher ce qui leur permettrait d'avoir ce qu'ils attendaient depuis maintenant pas mal de minutes. Et donc, les doutes enfouis en elle resurgissaient. Qu'est-ce qui se passerait après leurs ébats ? Est-ce que ça serait un adieu ? Que pensait-il d'elle ? Que pensait-elle de lui ? Ne devrait-elle pas prendre la fuite avant de s'attacher réellement à lui ? Des questions qui la poussaient à fixer la porte, n'attendant plus entièrement le chasseur, mais pensant durant un moment, à partir. C'était peut-être une bonne chose à faire pour éviter de futurs dégâts. Néanmoins, cela pourrait aussi éviter un moment de bonheur, et qui sait, peut-être que ce qui les attendait ensuite n'était pas que source d'ennui, serait bien meilleur que ce qu'ils étaient en train de connaître tous les deux. Oui, c'était aussi à envisager, et cela valait le coup de prendre le risque.

    Elle chassa donc cette idée noire, d'ailleurs au moment où Aaron revint, se jetant pratiquement sur elle, prenant le soin de jeter cette protection synonyme de barrière sur le lit. Parce que oui, les préservatifs étaient en quelque sorte symbolique. Ils représentaient le manque de sérieux de leur relation. Ou alors, la nouveauté, puisque même dans une relation sérieuse, il n'y avait pas de débuts sans protection. Olivia ne sachant pas si c'était du sérieux ou non de toute manière, et essayant de ne pas vouloir le savoir à ce moment là. Il lui tendait le préservatif, étant une professionnelle en matière d'objets sexuels, elle se prépara à l'attraper, caressant le membre d'Aaron en lui lançant un regard intense, se préparant à faire bien plus, mais changement de plan. Il le mit rapidement, et tant mieux, elle avait trop attendu. Ses mains serrant sa cuisse, celle ci se fiant à son instinct animal, elle eu le désir qu'il la serre encore plus, au point de lui faire mal, et elle fut prête à grimper sur lui, ses jambes autour de sa taille, mais ne pu, se laissant éternellement entraînée par le chasseur. Elle se retrouva dans la même position que précédemment, les jambes sur les épaules d'Aaron, et se prépara à recevoir cette partie de son corps habituellement réservée à une seule personne. Mais qui sait, elle était peut-être cette personne, finalement, ou bien le deviendrait, qu'importe. Les doigts d'Aaron dans sa partie de son corps à elle non réservée à une seule personne, qui pourrait le devenir, elle se mit à reprononcer son prénom, seul mot qu'elle pouvait dire dans un moment pareil, suivit d'un faible "Ne t'arrête pas". Et pourtant, il le fit, ce qui l'attendait étant beaucoup plus intense, synonyme de jouissance. Et ça le fut. Aaron en elle, elle eu enfin ce qu'elle désirait depuis son entrée dans la chambre, peut-être même ce qu'elle désirait depuis leur première rencontre au final. Et l'homme à chaque coup de rein obtenant des éternels gémissements, son prénom, eu le droit à une chose plus inhabituelle d'Olivia. Alors que lui également murmurait son prénom, gémissait à son tours, prenait du plaisir, elle réalisait à quel point elle était bien, à quel point elle l'appréciait, à quel point il s'était occupé d'elle, l'ambiguité de ce qu'elle ressentait, qu'elle était incapable d'exprimer. Ses papillons dans le ventre allaient avec le mot amour ? Peut-être, peut-être pas, de toute façon il était trop tôt pour le savoir, et donc pour le dire. Elle se contenta donc de lui dévoiler une chose dont elle était sûre, alors qu'ils étaient yeux dans les yeux, alors que ses mains autour du coup de l'homme brun, elle venait de l'embrasser passionnément.

    Je crois que...je crois que je t'adore !

    Elle embrassa sa main et la serra. C'était une petite phrase, mais qui avait pour Olivia un sens énorme, et qui avait été extrêmement dure à dire. Jamais elle n'avait dit cela à qui que ce soit, pas à sa soeur, pas à ses amis, encore moins à un homme lors de ses ébats. Et cet effort ne fut pas à ses yeux récompensé, puisqu'elle eu une réaction qu'elle n'attendait pas, peut-être pas en réponse à son petit aveux, mais vexante ! Pour la deuxième fois, son partenaire parla d'une autre femme, alors qu'il se trouvait avec elle. "Tu me rappelles Sarah" pouvait être un compliment, mais elle ne connaissait pas cette personne. Elle se doutait qu'il s'agissait d'une femme avec qui Aaron avait eu une aventure, mais petite ou grande ? Pourquoi lui disait-il cela ? Il voulait lui faire comprendre qu'elle n'était rien à ses yeux, qu'une femme avait réellement une importance pour lui, et que par conséquent, cet acte n'était que du vent ? Ou l'inverse...pouvant peut-être s'attacher à une autre femme que cette Sarah, pouvant l'appréciait aussi ? Elle ne le savait guère. La jalousie sembla l'emporter, la colère, la tristesse, la déception. Elle en avait oublié la compassion, la confiance, le fait de penser à la souffrance de l'homme avant de penser à son égo, pour un petit moment, d'accepter qu'il possédait un passé.

    Sarah ??

    La jalousie tantôt ce sentiment de crainte d'avoir à perdre ou à partager avec autrui un avantage dont on aimerait garder la propriété exclusive, tantôt l'irritation et le chagrin éprouvés par crainte ou certitude de l'infidélité de l'être aimé, ou dans ce cas là de son partenaire du moment. Elle est présente en chacun de nous, des fois d'une manière démesurée, parfois d'une manière plus mesurée, la grandeur dépendant essentiellement de la personnalité et du caractère de l'expéditrice. Chez Olivia, cette femme passionnée, elle se trouvait omni-présente. D'une part, elle vivait pour le plaisir. Et donc être privée d'une dose de plaisir ne lui plaisait guère, elle voulait tout pour elle. En ce sens, posséder des sentiments pour la personne n'était donc pas utile. Et par conséquent, la jalousie faisait réellement partie d'elle. C'était ce côté là qui faisait souvent son apparition. Or, face à Aaron qui parlait de cette Sarah, les choses furent différentes. Il y avait donc cette crainte d'avoir à partager ou de ne plus connaître ce plaisir, mais il y avait aussi cette irritation et ce chagrin par rapport à cette infidélité de cet être, qui n'était peut-être pas aimé, mais apprécié d'une manière sincère, qui lui plaisait au point de lui faire chavirer le coeur. Ainsi, elle était profondément irritée et même quelque part triste. Que pouvait donc t-elle faire pour chasser ces sentiments négatifs ? Il y avait plusieurs options. L'arrêter en pleine action, quitte à ne plus prendre son pied, lui faire un scandale comme elle savait les faire, une petite scène de ménage en ce moment propice. Après tout, il le méritait peut-être, il l'avait cherché. Il y avait une chose à savoir des femmes, particulièrement des femmes qui possédaient le caractère d'Olivia, c'était qu'on ne parlait pas de ses anciennes conquêtes en ce moment là, surtout lorsqu'on faisait battre un coeur, si faiblement soit-il. Il y avait aussi la solution de prendre sur soit, de se taire et d'essayer de digérer en silence. C'est l'option que la chasseuse choisit, raisonnable. Cependant, hors de question de se taire éternellement. Furieuse, elle ne manquerait pas de se faire comprendre à la fin de leurs ébats. Et elle frapperait sûrement trois fois plus fort. Bien sûr, elle n'aurait pas pu faire cesser cet acte suprême. Parce que malgré le fait que le chasseur avait été maladroit, elle ne s'était jamais sentie aussi bien dans les bras d'un homme.

    Elle resta donc profondément silencieuse, se laissant toujours emportée par cette notion de plaisir, essayant de chasser les mots d'Aaron de sa mémoire, pour une durée donc bien sûr limitée. Et c'est lors des mouvement du chasseur que comme lui, elle murmurait son prénom, envisageant pendant une seconde de murmurer celui d'un autre, rien que pour le faire rager comme il l'avait fait secrètement ragé. Mais ne voulant pas tout gâché, elle resta une nouvelle fois silencieuse, employant une autre stratégie. Aaron maintenant allongé sur son corps, elle le fixait dans les yeux, d'une manière intense, savourant le moment, l'embrassant d'une façon plus fougueuse à chaque fois où son coup de rein accentuait son bonheur ressenti. Seulement, c'est lors d'un de ces baiser qu'elle lui mordilla la lèvre, un peu fortement, ce qui le fit saigner tout doucement. C'était même dans ses actes qu'elle se montrait un petit peu rancunière. Oh cet élan de colère ne dura pas, c'est juste ensuite qu'elle lécha le sang, pour lui enlever, et qu'elle le réembrassa plus tendrement, démon puis ange.
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Jeu 28 Aoû - 21:17

"Ne t'arrêtes-pas." Ces mots sonnaient si beaux à son oreille. Il se sentait puissant, en controle mais surtout particulièrement heureux de l'entendre le dire. Elle ne voulait pas qu'il arrête, elle appréciait donc ses gestes, cela voulait-il dire? Bien sûr qu'elle appréciait ses gestes. Aaron était pour sa part partagé entre deux sentiments. Il savait qu'il n'avait pas à s'inquiéter, qu'elle serait satisfaite, mais il était aussi nerveux. Terriblement nerveux puisqu'il avait peur de ne pas être à la hauteur d'Olivia. Il avait peur qu'elle le trouve banal, lui qui était pourtant si...Non, il n'était pas amoureux d'elle. Il ne pouvait pas, c'était incensé qu'il ressente des sentiments à l'égard de quelqu'un d'autre que Sarah. Mais Oli était comme Sarah. Sarah.. Elles étaient semblables malgré toutes leurs différences. Olivia était brusque, Sarah était douce. Olivia gardait tout à l'intérieur et Sarah ne se cachait pas pour pleurer. La vision de sa défunte épouse éclatant en sanglots dans ses bras en tenant le test de grossesse quatre ans et demi plus tôt fit en sorte que ses mouvements en Olivia furent plus brusques, plus fougueux comme s'il tentait d'échapper à ces souvenirs. C'est dans ce même lit qu'ils avaient conçu Emmy. Olivia poussa un murmure, à moins qu'elle ne hurla, qui pouvait savoir avec le bruit que faisaient leurs soupirs respectifs et leurs corps s'entrechoquant bruyamment? Elle lui dit qu'elle l'adorait. Était-ce une bonne chose, par contre? Il ne savait pas, pourtant la phrase le fit sourire secrètement. Il embrassa sa peau veloutée là où il pouvait l'atteindre sans trop d'efforts, puis la cadence ralentit, il changea la positition dans laquelle il maintenait son amante. C'est là qu'il brisa sans doute le coeur d'Olivia, sans même le réaliser. Lui disant qu'elle lui rappelait Sarah. Mais c'était la vérité, et elle aurait dû le prendre comme un compliment. Olivia lui semblait à cet instant être peut-être une réincarnation, ou peut-être était-ce Sarah qui avait commis cet arrangement, cette rencontre était peut-être décidée par sa défunte femme? D'ailleurs, pouvait-on dire qu'il trompait réellement sa femme? Il s'en persuadait, même s'il savait bien au fond de lui qu'elle ne reviendrait pas et qu'à 23, presque 24 ans, il devrait refaire sa vie. Il embrassait maintenant Olivia et celle-ci lui mordit la lèvre. Il poussa un soupire et sentit le goût métallique du sang sur sa langue. Lorsqu'Olivia s'affaira à lécher le sang de la morsure, Aaron fut traversé par une vague de dégoût. Il tenta de cacher celle-ci et lorsque la jeune femme l'embrassa doucement sur les lèvres, il tenta d'oublier le geste. Après tout peut-être n'était-il pas volontaire...

Une vague d'émotions plus éprouvantes que les autres lui firent pousser un gémissement rauque.Il agrippa alors la cuisse d'Olivia, la serrant et la relevant, se donnant plus de liberté et de profondeur dans ses mouvements, continuant ses coups de reins tantôt accélérant, puis ralentissant, frémissant à chaque fois qu'il l'entendait soupirer ou crier son nom. Une de ses mains caressait sa poitrine, glissant parfois sur son bas ventre pour aller frôler son intimité pour lui procurer plus de sensations.Il attendait avec impatience le moment où elle allait éclater, sachant lui-même qu'il ne tiendrait pas longtemps encore. Puis finalement, il sentit ce choc électrique, cette chaleur qui les enveloppa tous les deux à quelques secondes d'intervalles. Il poussa un râle presque fauve et serra la cuisse qu'il retenait avec force. Reprenant son souffle, Aaron délaissa la jambe de la jeune femme pour la serrer contre lui, sans se retirer. Il redressa d'une main quelques oreillers éparpillés sur le lit et s'y appuya, Olivia contre lui.Toujours en elle, il se décida finalement à se retirer, nouant puis jettant le préservatif dans la corbeille à papier. Il fouilla ensuite dans le tiroir de la petite commode à côté du lit, y trouvant un paquet de cigarettes et un briquet. Il se retourna vers Olivia et enfouit d'abord son visage dans ses cheveux, en inspirant l'odeur fruité de son shampoing. Il lui embrassa l'épaule, nichant son visage dans le cou de la jeune femme, y restant de longues secondes. Elles se ressemblaient tellement, en étant totalement différentes... Pendant ces secondes enfoui dans le cou de la jeune femme, il fut terrifié à l'idée de découvrir une morsure. Terrifié à l'idée qu'il soit en fait encore dans la forêt. Terrifié aussi de perdre une nouvelle fois Sarah en perdant Olivia. Il frissonna. Pourquoi tenait-il donc autant à cette jeune femme...Non. Il ne pouvait pas être amoureux. Pas d'elle, pas tout de suite. Il laissa tomber le paquet de cigarettes et le briquet, ceux-ci tombant sur le sol dans un petit bruit sourd tandis qu'il serra la jeune femme contre lui, la tournant vers lui. Cherchant ses lèvres, il les trouva finalement puis l'embrassa avec une douceur accablante et surtout inquiétante. Il n'était pas dans ses habitudes d'agir ainsi, sauf avec Sarah. Durant un bref instant, il fut persuadé d'être amoureux d'elle. Il eut envie d'aller chercher l'alliance de Sarah et de la demander tout de suite en mariage pour lui faire une nouvelle fois l'amour, plus longtemps et lentement que la première fois. Réalisant parcontre la stupidité de son idée, il se ravisa et embrassa simplement le front d'Olivia avant de finalement oser dire quelque chose. Murmurant contre son visage, il interrompit à plusieurs reprises sa phrase par des baisers, petites attentions particulières qu'il se devait de lui montrer.

"Je vais te proposer l'horaire de la journée, réfléchis-y et donne-moi ensuite ton avis. Donc premièrement, je vais aller te faire couler un bain pendant que tu restes gentiment couchée. Et je t'en prie, ne pense pas à te rhabiller, quoique je ne refuserais pas de te déshabiller une nouvelle fois..."

Il l'embrassa doucement, caressant son nombril du bout du pouce avant de glisser sa main entre ses jambes.

"Ensuite, je vais venir te chercher et te donner un bain uniquement pour abuser un peu plus de ton corps, parce que je ne compte pas te laisser tranquille après ce qui vient de se produire, n'y compte même pas."

Il lui adressa un nouveau sourire, sa main la caressant toujours, son pouce s'aventura aux endroits plus sensibles.

"Ensuite, je vais prendre un bain aussi et te faire l'amour dans la salle de bain, puis on retournera au lit. J'appelerai le service aux chambres pour faire venir quelque chose à manger et après avoir terminé, j'abuserai une nouvelle fois de ton corps, peu importe ce que tu en diras."

Aaron l'embrassa une dernière fois , plus fougueusement, et s'allongea contre la jeune femme, lui murmurant sur un ton qui ne lui était pas commun. Comme toute son attitude, en fait. Il semblait changer du tout au tout depuis ce matin-là, semblant plus heureux, moins furieux contre tout. Plus amoureux aussi, mais ça il espérait que ça lui passerait.

"Je ne serai pas long, je ne voudrais pas que tu te sauves de moi... Hmm et une dernière chose, ne fouilles pas dans mes effets personnels s'il te plaît. Je vais répondre plus tard à tes questions."

Il faisait bien sûr allusion aux photos de camping, à Sarah et Emmy durant l'enterrement, les preuves de leur mort, les tombes d'Emmy et Sarah. Il avait emmené aussi l'album de photos d'Emmy, ses photos avec Sarah durant leur voyage de noces. Sarah dans ce même lit. Sarah enceinte à chaque mois. Tous ces souvenirs étaient dans un seul tiroir, et il souhaitait qu'elle ne l'ouvre pas, qu'elle ne cherche pas à savoir qui étaient Sarah et Emmy. Il y avait aussi les alliances qui étaient restées sur la petite table près du téléphone. Il embrassa une nouvelle fois Olivia et se dirigea vers la salle de bain, encore nu mais il s'en moquait un peu. Il fit couler l'eau et après un long moment, appela Olivia dans la chambre à côté, l'avertissant qu'il arrivait.
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Dim 31 Aoû - 22:17

    Si Aaron avait pu lire dans les pensées de sa partenaire, il aurait pu lire l'élan de plaisir qui la parcourait. Parce que ses mouvements étaient parfois brusques, oui, mais ils faisaient agréablement mal. Et Olivia qui serrait le drap de toutes ses forces ne le serrait pas avec le désir de quitter la pièce, mais avec le désir de rester plus encore à ses cotés, à faire des galipettes jusqu'à l'épuisement le plus total. L'homme n'avait donc pas à s'inquiéter au sujet de ses performances, il enflammait cette brune mystérieuse comme elle n'avait jamais été enflammée. Quelle était sa force ? Sa supériorité ? La différence ? Le fait qu'il soit si affectueux peut-être, cette qualité qui faisait qu'il avait tendance à faire passer les besoins de cette femme avant les siens. Cela se ressentait pleinement niveau sensations, et les infinis gémissements d'Olivia ainsi que son regard de demoiselle satisfaite le confirmaient. Les gestes du chasseur marquaient donc une différence incontestable, alors que pourtant, il n'était pas censé penser différemment des autres hommes par rapport à elle. Comment pouvait-on être si doux, si attentif, en étant totalement indifférent ? Indifférent, l'était-il vraiment ? Et voilà des questions qui trottaient dans la tête de la belle, et qui lui faisait se poser une autre question : en plus du désir qu'elle possédait de rester pour avoir encore plus de parties de jambes en l'air, n'avait-elle pas envie de rester dans le but de partager avec lui des choses encore plus profondes ? C'était là le problème de cet acte, alors qu'elle était en phase, elle n'était pas pleinement aux cotés d'Aaron, étant trop absorbée par lui, et ceci la tuait constamment, ne supportant pas le fait de s'attacher, se considérant comme trop forte pour laisser les sentiments prendre le dessus sur elle.

    Bien sûr, forte, elle ne l'était pas réellement, personne était surhumain, personne ne pouvait lutter contre son ressenti. Elle se trouvait donc absorbée à propos d'un tas de choses, questions sentiments, questions jalousie, le nom de Sarah impossible à chasser, qui l'avait brutalement conduit à se comporter telle une vampire, et puis questions performances et orgueil. Parce que oui, l'orgueil dans chaque circonstance. Il y avait une chose qui dérangeait cette brune, c'était qu'elle n'avait pas encore réussi à prendre le dessus chez lui, à imposer sa loi, ses règles, n'ayant pas l'habitude de se faire dominer et de se taire. C'est pour cette raison que lorsque le moment propice arriva chez Aaron, lorsque ce choc électrique eu lieu et que leurs corps respectifs furent en feu, elle eu un moment d'attention plus puissant à l'égard du chasseur, souriant légèrement, ses bras maintenant autour de son cou qu'elle venait de chasser dans le but de lui caresser le dos et ses poils à présent hérissés, l'observant être à son apogé avec une joie hors du commun, fière d'elle en étant fière d'eux. Il va de soit que cela ne dura pas, ensuite transpercée par son propre plaisir qui provoqua chez elle un gémissement énorme, une respiration coupée, Aaron mettant sa main où il le fallait qui lui provoqua un moment de bonheur intense, inqualifiable.

    Sur le coup, elle eu une envie soudaine de le remercier, mais abandonna l'idée, préférant l'embrasser précipitemment, d'une manière à la fois sauvage et amoureuse, autre chose si inquiétante, celui ci qui lui donnait tant qu'elle avait tant envie de combler, récompenser, mais aussi dominer, ces deux là par moments devenant deux aimants qui se repoussaient. Un chien et un chat, oui, et on le vit bien lorsque celui ci se rapprocha d'elle, lorsque l'acte toucha à sa fin. Il sembla s'en éloigner, préférant visiblement son paquet de cigarettes à sa compagnie. Oh c'était compréhensible, la femme sans limites réagissant habituellement comme lui, la cigarette après l'amour étant sa manie. Elle eu l'envie de le suivre, alors qu'il semblait la fuir. Seulement, quand il se mit à nouveau à la suivre, il y eu un sens contraire, et elle préféra le fait de le fuir. Pourquoi ? Pour être le chat et non le chien sûrement, se sentant toujours aussi dominée, et puis...pour s'en éloigner avant de réellement tomber amoureuse. Chose qu'il était préférable d'éviter. Ainsi, c'est quand il eu un comportement d'amoureux qu'elle se sentit totalement étouffée, mal à l'aise, sentant son coeur battre à vive allure et ayant un premier geste déplacé qui ne lui permit pas d'en avoir davantage et la bloqua, sa main caressant son visage d'une façon trop douce à ses yeux. Elle se laissa embrassée, le laissa venir à elle, profitant de ses bras en étant en même temps mal en point moralement, et bien que le coeur était présent, pas le mental, la peureuse étant à nouveau présente, surtout lorsqu'il se mit carrément à l'embrasser sur le front, geste si protecteur. Sa proposition ne fut donc pas entendue comme il aurait souhaité qu'elle soit entendue, et suis moi je te fuis, fuis moi je te suis fut au rendez-vous. L'âme sensible était là, mais l'orgueilleuse pleine de rancoeur, aimant jouer le rôle de la dominée et ayant toujours son mot à dire, ses répliques mordantes aussi. Elle ne pouvait pas craquer, c'était inconcevable venant d'elle, elle qui n'était jamais tombé amoureuse n'allait sûrement pas le faire à cet âge. Elle n'était donc pas jalouse, elle ne pouvait être aussi faible, et sa phrase ne raisonnait pas encore...le mot Sarah avait arrêté de la tourmenter. Et pourtant...voilà ce qui sortit. Elle répondit aux baisers du chasseur, mais à la fin de son discours, lui lança avec un ton sec, accompagné d'un regard de femme en colère.

    Hum...je ne sais pas tu m'as légèrement rappelé mes ébats avec un certain Matt et il faut absolument que j'aille voir ailleurs ! Tu sais très bien de quoi je veux parler ! Oh quoi que j'hésite, Andrew n'était pas si mal...

    Elle faisait bien entendu allusion à Sarah, le prénom d'une autre femme lors de leurs ébats non considéré comme appréciable selon elle. Un homme qui avait l'image d'une autre personne dans la tête en vous faisant l'amour, c'était pire que tout lorsqu'on avait des sentiments naissants. On aurait dit une petite fille jalouse qui attendait des excuses ou même une explication. Oui elle avait décidée de ne plus rien attendre de lui, de ne plus essayer de s'immiser dans sa vie, mais oui aussi, les choses venaient de changer. Ainsi, pour obtenir une quelconque information, une quelconque excuse, un relèvement de son estime de soi, ou même pour se venger, elle utilisait le moyen fort et faisait ce qu'il avait fait en exagération pour provoquer en lui la même chose que ce qui s'était produit chez elle et tenter de le faire rager comme elle le pouvait. Coté petite fille qui ne fut pas présent longuement, le coté femme fatale semblant gagner la partie. Cela avait l'avantage de faire cesser ses craintes. Mais l'amertume elle était toujours aussi présente. Aaron lui avait comme donné des ordres, seulement il y avait une chose qu'elle souhaitait lui faire savoir, c'était qu'il n'aurait aucun pouvoir sur elle. C'était qu'il n'aurait pas toujours son mot à dire, elle s'affirmait tout simplement. Deux individus se battant pour faire régner leurs propres désirs, leurs propres valeurs.

    Tu as encore beaucoup à apprendre sur moi. Pour commencer, souviens toi que je fais partie des dominantes et non des dominées. Si tu veux que je reste ici avec toi, tu devras donc utiliser un moyen plus efficace...je sais pas...utiliser la force par exemple ?

    Seulement, elle était par la même occasion trahie par ses sentiments et ses sensations. Elle ne parvenait pas à se montrer totalement rancunière, et l'homme pu s'en apercevoir lorsqu'elle se montra d'un coup plus réceptive, attendrie, le fixant dans les yeux, passant sa main dans ses cheveux qui commençaient à devenir réellement longs et déposant un baiser sur sa joue, avant de contourner ses lèvres et de l'embrasser ensuite d'une manière très caline. Bon et se laissant faire chaque fois où il devenait plus proche d'elle, chaque fois où il lui donnait une marque d'affection, chaque fois où il la tournait vers lui. Pas très persuasive la femme en colère. Peut-être n'était-elle pas tant en colère. Comment pouvait-on être hostile envers Aaron ? Cet homme aux yeux si magnifiques, cet homme aux gestes si craquants ?

    Si tu crois qu'il suffit de...

    Dit-elle avant de pousser un gémissement très fort, Aaron ayant sa main de posée à l'endroit sensible, ce qui encore une fois fit revenir cette notion de plaisir. La question de partir ou de rester n'était plus d'actualité, les performances du chasseur et son amour pour lui, ou qui sait seulement son affection, triomphèrent et les jambes d'Olivia l'entourèrent. C'est ensuite qu'incontrôlable, laissant son coeur parlait, au lieu de laisser ses pulsions lui dicter sa conduite, elle se pencha vers lui afin de le serrer dans ses bras, ayant à ce moment là autant envie de calin et de tendresse que de relations sexuelles. C'est après plus d'une demie minute qu'elle se résolu à le relâcher, se trouvant maintenant allongée, l'homme sur elle, sentant son torse musclé qu'elle avait envie de posséder entièrement contre sa poitrine. Recevant un dernier baiser, semblant dorénavant l'approuver, elle n'accepta cependant pas de rester couchée, se levant et prenant un peu d'assurance.

    Bon de toute façon tant que tu me promets de ne pas m'annoncer que tu as pour habitude de cacher des cadavres dans tes placards ou que tu es marié et père de famille, j'arriverai à tenir le coup.

    Marié et père de famille ? Cadavres ? Heureusement pour elle, elle était loin de se douter des révélations qui l'attendaient. Elle ne se doutait pas non plus qu'elle venait sûrement de foudroyer Aaron en une seule phrase. Une phrase de trop ? Comment aurait-elle pu deviner sa situation ? Et d'ailleurs, l'accepterait-elle ? Etait-elle faite pour panser ses plaies ? Ce qu'il y avait à savoir, c'était que dans ces circonstances, c'était le coeur qui décidait. Le coeur d'Olivia qui était sans doute fait d'or, bien que semblant parfois extérieurement fait de pierre. Elle le laissa donc se diriger dans la salle de bain, bien que le désir de l'attacher à elle commençait à se faire ressentir, l'envie qu'il lui appartienne, et qu'elle lui appartienne. Bien sûr, elle n'avait pas conscience du sens de la phrase qu'elle venait de prononcer, mais étrangement, elle eu un geste qui pouvait laisser percevoir le contraire, elle embrassa la main du chasseur telle un ange. A nouveau seule, elle ne trahit nullement sa confiance et ne toucha à rien, ne regarda rien, bien que l'envie d'en savoir plus sur lui était là. Elle en profita tout de même pour répondre à un autre besoin physiologique, besoin de sa drogue. Parce que oui, le chasseur la faisait évoluer, mais oui aussi, elle avait toujours ses mauvaises habitudes et sa dépendance. Elle se jeta donc sur le paquet de cigarette à terre, taxant Aaron sans même lui demander la permission, seul objet touché. Après tout ils avaient partagé bien plus que cela. Et encore une fois, elle fut maladroite, reprenant ses habitudes vraiment extrêmes. Elle lui demanda, haussant la voix pour qu'il l'entende, la cigarette au bec.

    Aaron ! T'aurais pas quelque chose de plus...extrême ?

    Extrême ? Il allait de soit que l'ancienne délinquante faisait allusion à la drogue forte. Et elle regretta aussitôt sa question, redoutant la réaction de l'homme, qui l'avait averti de son arrivée en même temps. Que faire pour éviter les flammes ? Elle possédait sa tactique, et c'est avec un regard de chien battu qu'elle s'approcha de lui, écrasant la cigarette dans le cendrier et venant à lui tout en douceur, d'une manière charnelle. Elle enroua ses bras autour de son cou, et l'embrassa, avant de le pousser légèrement vers la salle de bain, murmurant...

    Je peux être douce aussi. Dis moi comment tu veux que je sois et je le serai.

    En parfaite contradiction, elle évoqua l'envie de le dominer, mais aussi l'envie de se faire dominer, l'amour rimant peut-être à ça en fin de compte. C'est en prenant sa main d'une manière à la fois brusque et douce qu'elle l'entraina avec elle vers ce bain brûlant qui l'attendait, dans tous les sens du terme.

    Approche...

    Et c'est là qu'elle commença son emprise sur lui, à lui donner un premier ordre, sa dominance, l'image de la main d'Aaron caressant son corps dans la tête. Elle saisit sa main et le poussa à recommencer, assez violemment d'ailleurs, la logeant sur sa poitrine, et le poussant ensuite à descendre de plus en plus bas. Ayant en tête une emprise encore plus forte pour leurs actes futurs, souhaitant le rendre en sa possession, souhaitant peut-être aussi le rendre complètement fou d'elle et se rendre en haut de l'échelle.

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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Lun 1 Sep - 8:24

Aaron préféra ne rien dire en réponse aux premières paroles d'Olivia. Elle parlait d'anciennes conquêtes qu'elle avait eu avant comme si elle tentait de lui prouver quelque chose. Il préféra ne pas se mêler de ça, sachant qu'il finirait par y avoir des cris et des pleurs s'il répliquait. Il devait rester froid, quoiqu'il n'agissait pas froidement, et continua simplement de l'embrasser et de la caresser, peu importe l'air fâché qu'elle se donnait. Il devait la mettre en confiance, il détestait cette pointe de jalousie dans l'air, trouvant désagréable et surtout incompréhensible qu'elle soit jalouse. Après tout, qu'avait-il dit ou fait?! Il la gardait près de lui, tentant toujours de la satisfaire lorsqu'elle finit par l'embrasser sur la joue et par glisser ses mains dans ses cheveux, l'embrassant finalement, tentant de se faire douce après avoir sorti ses griffes. Il la rapprocha alors d'elle, ses mains se faisant baladeuses, ses baisers parfois plus insistants. Son attitude était évidente, il réclamait certainement plus. Il se rappela que la jeune femme lui avait parler d'utiliser la force pour la convaincre. Elle ne croyait pas si bien dire. Les pulsions un peu plus violentes qui démontraient son caractère quelque peu colérique commencèrent à se réveiller lentement puis lorsque la jeune femme reprit la parole, sa main était entre ses cuisses et avait repris ses caresses uniquement pour la provoquer. La réaction fut presque instantanée, elle poussa un gémissement bruyant.

Les jambes de la jeune femme se nouèrent à ses hanches et Aaron esquissa un demi-sourire avant de l'embrasser de plus belle, l'empêchant par moment de reprendre son souffle. Il ne tentait pas de l'étouffer mais son côté un peu contrôlant reprenait le dessus. Elle se serrait à présent contre lui et chacuns de ses baisers ne faisait qu'augmenter chez lui cette envie de la posséder. Il l'embrassa une dernière fois et tenta de redresser légèrement la jeune femme, gardant ses jambes nouées aux siennes, et tenta de se loger en elle mais quelque chose l'en empêcha cette fois-ci. Cette barrière n'était pas physique mais psychologique. Les mots qu'elle prononça le rendirent froid, visiblement elle ne savait pas ce qu'elle venait de dire. Il baissa les yeux et s'arrêta net dans son geste, refusant finalement d'avoir une seconde relation sexuelle avec Olivia. Il l'embrassa sur le front et ce fut là où il partit dans la salle de bain, préparant l'eau sans trop se soucier de la jeune femme. Après tout s'il y avait quelque chose, elle le lui ferait savoir. Il finit finalement de faire couler le bain brûlant et se dirigea vers la chambre à coucher. Il admira Olivia, entièrement nue qui lui demanda s'il n'avait rien de plus extrème. Il n'avait pas de drogue. Il ne prenait plus de drogue depuis son mariage et la grossesse de Sarah, pour tout dire, et ne voulait pas non plus recommencer. Il n'eut pourtant pas le temps de répliquer que la belle brune se dirigeait vers lui d'une attitude féline, sexy et surtout, elle se glissa dans ses bras. Sa peau était brûlante contre la sienne et le contact avec son corps nu fit qu'il en avait soudainement à nouveau envie. Il la voulait juste à lui, uniquement pour lui. Il lui rendit chacun de ses baisers, s'attardant particulièrement sur le dernier tout en laissant la jeune femme gérer la situation.

Olivia l'entraînait vers la salle de bain et lui déclara qu'elle ferait ce qu'il dirait. Soudainement, il trouvait curieux qu'elle veuille qu'il fasse ce qu'il veuille avec elle. Pourtant, il en profita grandement, l'entraînant toujours vers le bain. Puis il recula légèrement, mais elle lui disait d'approcher. Il approcha alors de la jeune femme et elle lui prit la main, la posant sur un de ses seins. Le massant doucement, avec tout de même une certaine force, il se laissa guider jusqu'à son bas ventre, ne se faisant cette fois pas prier pour faire ce qu'il avait à faire. Frottant son pouce contre la partie la plus sensible tandis que deux de ses doigts exploraient cette partie de son corps qu'elle l'incitait à parcourir, il l'embrassa tendrement et lorsqu'il entendit enfin Olivia gémir son nom assez fort pour lui, il décida qu'il était enfin temps de prendre un bain. Entraînant la jeune femme avec lui, il fit en sorte de la soulever, sans aucun problème, et retint ses jambes nouées autour de ses hanches. Se glissant dans le bain, il s'y allongea et assit Olivia sur lui, le dos de la jeune femme collé à son torse. Il embrassa la nuque de la jeune femme puis la serra dans ses bras avant de prendre l'éponge pour la passer sur son corps. C'était surtout une tactique pour continuer à garder contact avec le corps d'Olivia, le caressant sans répit.


« Tu vas faire ce que je vais te dire de faire? Tout? Olivia, ma belle, tu ne sortiras pas de cette chambre de sitôt dans ce cas. »

Il lui tourna la tête et l'embrassa sur les lèvres, réussissant après un essai insistant à joindre sa langue à la sienne pour un baiser plus passionnel. Il l'aida ensuite à se relever et vida le contenu du bain, ouvrant les robinets de la douche. Aaron posa alors ses mains sur la taille d'Olivia et se pressa contre elle et tandis qu'une de ses mains s'était posée sur ses fesses et qu'il l'embrassait à nouveau, ne ratant pas une parcelle de peau sur son visage ou sur ses épaules, la dévorant littéralement, son autre main elle prenait possession de l'éponge. Alors qu'il commença à frotter celle-ci contre le corps de la jeune femme, il porta une attention toute particulière à chaque recoin d'où il sentait parfois surgir un petit frémissement. Ils restèrent ainsi une quinzaine de minutes, Aaron tentant d'éviter qu'elle parle en l'embrassant le plus longtemps possible, puis il finit par couper le contact de l'eau. Serrant la belle brune contre lui de plus belle, il l'aida à sortir de la baignoire et attrappa une serviette double fournie par l'hôtel. Il n'avait jamais été aussi content d'en avoir une à portée de main. Il s'assit alors sur le rebord du bain et insista ou força carrément Olivia à s'assoir sur lui. Il l'embrassa dans le cou et lui murmura à l'oreille doucement :

« Ma belle, c'est ton tour. On fait ce que tu veux pour le reste de l'avant-midi. Et avant que tu décides d'aller voir ailleurs : je te réserves pour toute la nuit aussi.. »

Il la regarda d'un air malicieux. Il se fichait bien du reste à présent, du fait qu'il ne pouvait pas être amoureux car il aimait Sarah. Sarah était loin dans son esprit à ce moment-là. Il n'avait qu'Olivia en tête, Olivia et ses multiples amants, Olivia qui semblait si seule et qui avait besoin d'une béquille. Il voulait bien être sa béquille, en fait. Il huma ses cheveux encore trempés et embrassa sa nuque avant de la serrer contre lui, une de ses mains s'étant entre-temps posée sur le haut de sa cuisse. La suite de leur journée était entre les mains d'Olivia.
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Lun 1 Sep - 19:56

    «On fait ce que tu veux.» Cette phrase n’était pas passée dans l’oreille d’une sourde. Olivia venait de se faire donner l’occasion de prouver toute sa performance dans l’art des relations charnelles. Elle ne perdit d’ailleurs pas une minute, et, se trouvant sur les genoux d’Aaron, en descendit rapidement, ayant une idée en tête depuis déjà quelques minutes, depuis même certainement son entrée dans cette chambre. Une idée plutôt osée, qui effraierait n’importe quel homme sérieux , droit et stable, mais peu importe. Il n’était plus question de laisser ses doutes gâcher une journée aussi merveilleuse. Et puis, il n’était plus non plus question de laisser la Olivia réfléchie et sensible prendre le dessus chez elle. Elle se rendait compte qu’elle préférait la Olivia pleine d’assurance, en séduisant plus d’un, d’une façon démesurée. Il ne fallait pas lui en vouloir, la température avait monté d’un cran depuis que les deux tourtereaux s’étaient trouvés sur la même longueur d’onde, chacun ayant pour volonté de dominer l’autre, leur sale caractère respectif influençant leurs gestes, bien qu’apparemment, leurs sentiments aussi, leurs sensations, et c’était d’ailleurs un tort d’après la peureuse qui avait pour diction de ne jamais tomber amoureuse, de ne jamais faire entrer l’affectif lors de relations sexuelles. C’est d’ailleurs ceci, en plus de son coté de dominatrice et de son élan d’excitation qui lui fit se voiler la face et rendre l’acte beaucoup plus fougueux que platonique. Bon et puis il y avait une autre chose. Aaron qui n'avait pas réagit comme elle l'aurait souhaité, qui s'était montré une nouvelle fois froid et silencieux, elle était décidée à le punir d'une façon ou d'une autre. Cela avait d'ailleurs eu pour conséquence une réponse non réceptive par rapport à son autre requête. Une réponse qu'elle n'avait pas donné d'une manière sincère mais qui avait eu le don de continuer à taquiner l'homme, de le provoquer, et puis encore une fois de le contrôler.

    Je suis désolée mais ça va être difficile pour ce soir, je suis déjà réservée. Une autre fois peut-être.

    Ainsi, maintenant debout face à l’homme qui pouvait encore une fois admirer toute sa splendeur de femme nue, elle le regarda avec détermination, sûre d’elle, ses mains s’approchant de son cou qu’elle tint avec force dans le but de le pencher vers elle et de l’embrasser sauvagement, ses mains se logeant entre ses jambes, comme pour lui donner la force de patienter, quelque chose hors du commun l’attendant, avant donc de le laisser réellement en suspend durant un laps de temps. Un laps de temps très court, mais qui lui paru si long, n'ayant été séparée presque nullement de l'homme depuis bientôt vingt quatre heures. Ca aurait pu la dégouter...et pourtant, pas assez non.

    Dans ce cas là…je reviens attend moi ici.


    Son dernier geste la trahit cependant puisqu’elle lui lança un regard plus romantique, qui semblait lui promettre un éventuel retour, promettre certainement qu’elle ne profiterait pas de cette petite liberté pour s’éclipser comme il le disait si bien. Et telle une femme facile en pleine action, elle se dirigea vers la chambre dans le but d’enfiler cette robe de chambre qui était dorénavant à terre, jetée en chiffon. Chose faite, même encore trempée, pas complètement séchée, elle quitta enfin ce lieu, "enfin" étant une exagération, Olivia n’ayant jamais souhaité le quitter, du moins pas entièrement, et parcouru quelques longs couloirs avec des pas d’ours pour aller jusqu’à sa propre chambre, autant en bazar mais pas pour les mêmes raisons. C’est au milieu de ce désordre qu’elle semblait être à la recherche de quelque chose, d’un objet. C’est après avoir tout balancer et avoir mis encore plus de bordel qu’elle arriva à ses fins, ses yeux se posant sur une paire de menottes qui trainait n’importe où. Elle les saisit sans hésitations, son idée en tête ne demandant maintenant qu’à être réalisée et qu’à prendre forme. C’est la main sur la poignée qu’elle se retourna néanmoins vivement, ayant oublié un objet aussi essentiel. Elle choutta dans des vieilles bottes utilisées souvent dans des soirées très arrosées et atteignit la petite cuisine médiocre qu’elle possédait, la suite n’étant pas prévue pour tout de suite. Elle attrapa ensuite un pot de chocolat et déguerpit enfin direction la chambre d’Aaron. Ils devaient vraiment passer pour deux cinglés, tous deux se trouvant face à un tas de gens dans une tenue moins que décente, Olivia elle en plus accompagnée par des menottes et du chocolat, substance aphrodisiaque. Mais les connaissant, ce n’était sûrement pas le regard des autres possédant des yeux ronds qui allait les empêcher de dormir ou de continuer à s’adonner à des jeux dangereux. C’est donc en ayant pénétré une nouvelle fois ces couloirs les séparant et les empêchant de s’entre tuer en vivant dans exactement le même lieu vingt quatre heures sur vingt quatre qu’elle regagna cet endroit qui devenait maintenant synonyme de plaisir et de luxure. Elle eu pour attention de faire ses derniers petits préparatifs avant de prévenir Aaron de son retour, et disposa les oreillers en hauteur, posant les menottes sur la petite table située non loin. Elle revint ensuite à l’homme d’une façon plus que sensuelle, attirante, à coupée le souffle en fait, faisant tomber la robe de chambre d’une façon très provocante et se rapprochant de plus en plus d’une manière lente, histoire de faire durer le suspens et de le rendre fou de désir, d’impatience. Qu’était-elle en train de lui préparer, c’était la question qu’elle souhaitait qu’il se pose seconde après seconde. Toujours avec une petite parcelle d’envie de dominance, plutôt énorme même, elle l’entraîna vers elle, véritable chipie, le prenant par le bras très brusquement et l’emmenant vers la chambre, avant de le pousser violemment sur le lit, celui-ci y tombant complètement, pratiquement jeté, et à présent étendu, la tête sur les oreillers que sa partenaire avait pris soin de rassembler pour son confort. Et là, elle lui montra qui elle était, elle tenta avec bien du mal de lui faire comprendre qu’elle voulait jouer le rôle du chat, et non du chien. C’est avec un regard de chasseuse stricte qu’elle grimpa sur lui, ne lui laissant pas le temps de répliquer, de se défendre, de partir même si ses idées parfois démesurées lui faisaient peur. Elle donnait les ordres et devenait maître de la situation. Les menottes en main qu’elle avait dans leurs élans attrapées, assise sur l’homme couché, elle saisit son bras toujours brutalement et lui attacha aux barreaux, laissant ainsi son autre bras en liberté, puis jeta les clefs loin de lui. Toujours pleines de projets osés, elle tenta de le rassurer, la situation étant si spéciale mais aussi si fougueuse et attrayante. Reprenant son calme, elle l’embrassa avec douceur, lui caressant la joue, puis les cheveux, puis lui donnant un baiser appelé le baiser des esquimaux, frottant son nez contre le sien, amoureusement, changement d’attitude qui lui empêchait de continuer à se voiler la face et à se dire qu’il ne lui plaisait guère, qu’il n’était rien d’autre qu’un objet, un fantasme. Elle murmura ensuite à son oreille, passant un de ses doigts sur ses lèvres, comme pour lui indiquer de se taire et de la laisser agir, avant de lui faire partager ses pensées les plus inquiétantes et les plus personnelles.

    Chhhut…fais moi confiance. J'ai envie de te rendre fou de moi, que tu m'appartiennes.

    Et c’est là que les choses devinrent plus sérieuses. Elle le laissa pendant une demi seconde dans le but d’avoir le pot de chocolat en main. Chose faite, elle l’ouvrit rapidement, en faisant tomber le couvercle à terre d’ailleurs, le sol maintenant rempli d’objets douteux, couvercle de pot de chocolat, serviette, vêtements, cigarettes…elle passa ensuite sa main dedans, se préparant à étaler l’ingrédient sur le corps de son amant qui n’était peut-être rien d’autre qu’un partenaire d’une journée, qui savait. Elle profita donc de la situation, et, les mains pleines de chocolat, le pot littéralement vidé, le nombre d'actes comme celui ci indéfinissable en étant la cause mais ça elle ne lui avouerait pas, caressa le torse d’Aaron qui semblait l’exciter au plus haut point, en contact avec ses muscles d’homme fort qui lui donnait l’envie d’abuser de lui, et d’être par la même occasion protégée. Bien sûr, n’ayant pas des pensées seulement catholiques et un autre endroit de son corps plus sensible, il allait de soit qu’elle descendit beaucoup plus bas et qu’elle salit par la même occasion son intimité et ses jambes. Une douche était la bienvenue, et bien que l’idée semblait plaire à cette brune pulpeuse, elle laissa place à un autre désir plus intéressant. Après l’avoir caressé d’une manière intense, profitant de chaque pore de sa peau, elle s’adonna à un jeu encore plus intime, ses lèvres à présent sur celles du chasseur redescendant vers ce torse qui l’excitait tant, au point de laisser une de ses mains s’échapper vers un de ses bras, les muscles aussi présents qu’elle tâtait en quelque sorte. Sa langue profita donc de ce coté si masculin et c’est avec celle-ci qu’elle absorba le chocolat, son pêché mignon d’ailleurs, n’en oubliant point, et descendant donc vers le bas de son corps qui risquait de lui provoquer soudainement plus de plaisir, s’attardant d’ailleurs sur cette partie, caressant toujours le haut de son corps en même temps, et faisant deux choses qu'un homme aimait par dessus tout, deux gestes provocants, dont un bucal. Bien sûr, contrairement à ses ébats avec ses autres conquêtes, ce geste n'était pas aussi vulgaire, puisque ses caresses et ses regards plutôt tendres indiquaient qu'elle le faisait bel et bien pour donner du bonheur à quelqu'un qu'elle respectait réellement. C'est donc après ses actes osés qu'elle eu un geste plus banal, voulant maintenant faire passer ses propres besoins en même temps que ceux d'Aaron. N'ayant point oublié leur petit arrangement, elle n'oublia pas d'enfiler la protection, la fameuse barrière, et après des baisers déposés, elle passa à l'acte et s'assit sur lui, allant en lui, serrant la main libre du chasseur dans la sienne, plus fortement lorsque le ressenti se faisait plus brutal. C'est après de bonnes minutes de sauvagerie et un pied de pris en quelque sorte qu'elle se résolu enfin à lâcher son prisonnier, la fatigue un petit peu plus présente, la chasseuse tombant en extase dans les bras de l'homme et fermant les yeux pendant quelques instants, profitant de ses bras et de sa tendresse, avant de penser à lui ôter les menottes. Elle découvrit ensuite sa main marquée par celles ci, une trace, qu'elle embrassa, toujours de la même manière d'une fleur bleue qu'elle n'était pas censée être. Elle était donc de nouveau posée, mais ceci ne dura pas, absorbée par une faim soudaine, la faim liée à l'acte sans doute. Elle lui donna bientôt pour nouvel ordre de lui ramener son pêché mignon...

    Du chocolat ! Je veux encore du chocolat. Vite fais s'en venir...

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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Mer 17 Sep - 5:13

Lorsqu'il lui avait dit qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait de lui, jamais Aaron ne s'était imaginé que la jeune femme le prendrait aussi sérieusement. En fait, il croyait même qu'elle le traîterait de pervers, d'obsédé, ou qu'elle serait comme Sarah à lui dire 'non toi décide' . Il détestait ce genre d'attitude indécise et lorsque la jeune femme sembla soudainement savoir exactement ce qu'elle allait faire, ce fut une excitation toute nouvelle qui s'empara d'Aaron. Il observa Olivia se lever de ses genoux et la reluqua litéralement, profitant de la nudité de la jeune femme pour se faire voyeur sans se le cacher et surtout en le faisant réaliser à Olivia. Il tenta un instant de la mettre un peu inconfortable mais laissa tomber se disant que ce n'était pas une idée particulièrement bonne. La jeune femme lui répondit alors quant à son 'horaire' . Lorsqu'elle lui dit qu'elle était déjà réservée pour ce soir, il fronça les sourcils, puis réalisant sa réaction tenta d'agir plus normalement. Il n'était certainement pas en son avantage de paraître jaloux, il aurait eu l'air tout simplement ridicule. Il murmura, tout simplement, baissant les yeux vers l'intimité de la jeune femme.

"Je suppose que je vais prendre un numéro alors.."

Il ne sut pas si elle avait entendu ses paroles puisqu'elle lui dit qu'elle revenait dans quelques minutes. Il ne répliqua donc rien au début et lorsque la jeune femme lui démontra qu'elle voulait être embrassée, il pencha la tête, ne pouvant certainement pas résister à l'appel, et frissonna lorsqu'il sentit les mains entre ses jambes. Il poussa un gémissement et un jurron, mordant la lèvre d'Olivia avec douceur, se détachant finalement d'elle avec frustration et se contenta de la laisser filer, lui pinçant une fesse alors qu'elle sortait simplement pour la provoquer. Il entendit bientôt la porte se fermer et un peu inquiet qu'elle soit partie avec ses vêtements, il se dirigea vers la chambre où le désordre régnait toujours, ce qui la rassura assez tout de même. Il ne voulait pas qu'elle se sauve de lui, ç'aurait été le comble. Aaron en effet à ce moment-là se trouvait un peu au pied du mur, appréciant énormément la jeune femme. Mais bien trop fier pour le lui dire et trop fidèle pour en quelque sorte 'tromper' Sarah, il n'oserait certainement pas faire les premiers pas. Il poussa un soupire de soulagement en voyant que les affaires de la jeune femme étaient encore là et retourna dans la salle de bain pour se rassoir, se disant qu'il allait attendre que la jeune femme revienne, histoire de voir ce qu'elle lui préparait. Et quelque chose lui disait qu'il s'en souviendrait longtemps. Et il n'avait pas encore idée d'à quel point il n'avait pas tord. Patient, il attendit un long moment avant d'entendre finalement la belle jeune femme qui ouvrait la porte de la chambre. Il le sut uniquement au bruit de la porte, puisqu'elle semblait pieds nus. Comme de fait elle l'était, puisque quelques minutes plus tard qui lui semblèrent excessivement longues, elle apparu dans la robe de chambre blanche trop grande pour elle de l'hôtel. Venant se planter devant lui avec une attitude enjôleuse que Sarah avait par le passé adopté trop peu souvent, elle fit glisser avec lenteur la robe, se découvrant à nouveau devant lui. Chaque fois qu'il la revoyait, il lui semblait de redécouvrir ce corps tout simplement divin. Elle le faisait rêver, et alors qu'elle s'avançait lentement vers lui, plus désirable que jamais, il prit la parole, soufflant plutôt ses mots.

"Tu es belle."

Elle ne sembla pas réagir aux mots et le prit brusquement par le bras, il se leva plutôt par résignation et la suivit jusque dans la chambre où elle le poussa carrément sur le lit où il atterit sur le dos, la serviette non-loin de lui qu'il jetta parterre. Elle se jetta ensuite sur lui, littéralement, montant sur lui ce qui l'alluma presque automatiquement au contact du corps chaud contre le sien, et il tenta de l'embrasser mais ce fut sans succès. Elle lui passa les menottes, toutefois laissa un de ses bras libres. S'il commençait à trouver Olivia un peu particulière, il n'était pas au bout de ses peines. La belle brunette se fit soudainement de miel, se rapprochant de lui en se faisant plus cajoleuse. L'embrassant doucement, caressant ses lèvres, murmurant des mots à son oreille, la main libre d'Aaron caressa doucement son épaule avec le pouce, frissonnant à ses paroles. Elle voulait qu'il lui appartienne? Il était déjà pris, pour l'éternité d'ailleurs. Elle voulait aussi le rendre fou d'elle? C'était déjà fait. Il soupira et la laissa faire, pourtant au bout d'un moment il se demanda ce qu'était la matière crémeuse qui s'étendait sur lui. Il ouvrit les yeux qu'il avait fermé comme pour se détendre et fut un peu sous le choc en réalisant qu'elle le recouvrait presqu'entièrement de chocolat. Son torse était recouvert ainsi que ses bras légèrement, puis Olivia venait de s'engager vers son intimité. Il voulu répliquer quelque chose et la laissa simplement faire, sachant pourtant quelle serait la suite. Il l'embrassa tendrement lorsqu'elle s'approcha de lui et profita un peu du fait qu'il avait une main au moins pour l'embrasser avec un peu d'insistance, lui mordillant et lui suçant la lèvre inférieure. Puis elle se détacha de lui, sa langue se mettant à le parcourir, le débarassant du chocolat qu'elle avait précédemment étendu. Il poussa un jurron et frissonna de plaisir, guidant la tête d'Olivia, et lorsqu'il la sentit se rapprocher de son intimité, il se figea.

"Je..Hmmm..Olivia..Non.Tu n'es pas obligée..Je..S'il te plaît..."

Il poussa un jurron puis un gémissement rauque en la sentant s'adonner à ce qu'il trouvait en temps normal dégradant. Il détestait cette impression d'abuser d'elle par ce qu'elle faisait, et à chaque fois qu'il murmura son prénom et qu'il glissa sa main dans ses cheveux et sur sa nuque pour la guider dans ses mouvements, il lui semblait qu'il l'insultait, comme il insultait Sarah. Il se rappelait par exemple des jours où il revenait trop tard du travail, quand Sarah était enceinte et qu'il se couchait directement à son arrivée, combien de disputes avaient-ils pu avoir parce qu'elle avait en tête que ça lui ferait plaisir? Parce qu'elle avait en tête de le calmer ou de le distraire de cette façon? Bien sûr, il n'était pas complètement froid et les gestes qu'elle faisait l'excitaient énormément, mais il n'aimait pas qu'elle fasse ça. Bien sûr, elle le massait à la fois et lui jettait des regards un peu coquins, d'autres pour le mettre en confiance car même s'il tentait de rester impassible, son masque ne pouvait cacher le trouble qu'il ressentait. Il la laissa tout de même continuer, ne voulant pas s'expliquer et puis finalement après de longues minutes de soupires, Olivia cessa les va-et-viens pour quelque chose de plus concret. Elle s'éloigna quelques secondes de lui pour attrapper un préservatif, ce qui amusa Aaron qui eut envie de lui dire de laisser tomber, mais dans un sens il était peut-être mieux de continuer ainsi. Ils ne se connaissaient pas encore assez, elle n'était pas encore assez proche de lui pour qu'ils puissent partager une nouvelle forme d'intimité. Il la laissa donc lui faire enfiler le préservatif et poussa un soupire de satisfaction lorsqu'elle monta sur lui, faisant en sorte qu'il se loge en elle, bien qu'elle soit au dessus de lui. Leurs ébats furent beaucoup plus brusques que la première fois et beaucoup plus court aussi. Il l'aidait du mieux qu'il pouvait dans ses mouvements mais laissait la plupart de la manoeuvre à Olivia. Ce fut d'ailleurs elle la première à atteindre le summum de la satisfaction, serrant sa main comme si sa vie en dépendait. Elle allait se retirer mais Aaron lui fit savoir qu'il avait encore besoin d'un peu de temps. Quelques minutes plus tard, plus brusques que les autres, Aaron poussait finalement un gémissement rauque, puis laissa finalement la jeune femme s'écrouler dans ses bras. Il la serra doucement contre lui et l'embrassa tendrement sur le front alors qu'elle le détachait finalement, caressant son poignet marqué par la menotte puis y déposait un baiser, ce qui amusa Aaron. Il jeta le préservatif souillé dans la poubelle près du lit d'ailleurs, et serra à nouveau la jeune femme dans ses bras, la gardant contre lui durant un moment, jusqu'à ce qu'elle arrête de se calmer en fait. Lorsqu'elle se dressa, soudainement, Aaron caressa doucement ses lèvres avec amusement. Elle voulait du chocolat, absolument du chocolat. Il esquissa un petit sourire et prit le téléphone, l'emmenant sur le lit, le déposant au bout de celui-ci avant de prendre les couvertures et de s'en recouvrir avec Olivia, prenant le téléphone à nouveau et appela le service aux chambres.

"Oui, bonjour. J'aimerais que l'on vienne me porter du chocolat. Beaucoup de chocolat, tout ce que vous avez en fait.. Non, pas toutes les caisses! Toutes les sortes, je veux dire. Oui, exactement, c'est pour la jeune femme avec moi, donc faites vite. Elle est gourmande et je ne sais pas qu'est-ce qu'elle pourrait bien faire si on ne lui emmène pas son chocolat sur le champs. Vous avez compris? Chambre d'Aaron Lockhart. Oh et tant que vous y êtes, il serait temps de remplir le mini-bar. Vous aurez qu'à entrer dans la cuisine de la suite, nous sommes au lit vous voyez. Oui, bon, d'accord. Dépêchez-vous et vous aurez du pourboire."

Il racrocha et logea la jeune femme dans ses bras, essuyant le coin de ses lèvres taché de chocolat, puis l'embrassa sur le front. Il esquissa un sourire amusé et la garda contre lui, soupirant toujours de leur petite partie de précédemment. Parlant à présent tout bas contre ses lèvres, il la taquina doucement en lui demandant:

"J'espère que Matt et Andrew ne m'en voudront pas trop de te garder pour moi tout seul, mais je te tiens en otage jusqu'à nouvel ordre dans cette chambre."

Il pensa à Sarah quelques secondes mais son nom n'apparaissait pas dans le contexte. Il était avec Olivia, seulement Olivia. Elle était tout ce qui comptait pour l'instant. Soudainement, il entendit frapper à la porte et soupira avant de dire au visiteur d'entrer. ce que la femme fit, observant les deux jeunes gens au lit avec un sourire mesquin qui ne préoccupa pas trop Aaron. Il se releva simplement en attrappant un boxer propre et se mit à fouiller dans le tiroir près du lit où traînaient des multitudes de photos. Il cherchait donc rapidement son porte-feuille, ne voulant pas qu'Olivia voit les images. Il trouva finalement le petit porte-feuille qu'il ouvrit, une photo de lui, Sarah et Emmy quelques temps avant leur mort glissant du porte-feuille. Il ne le remarqua pas et l'image resta sur le lit, bien en vue, mais il était déjà parti voir l'employée pour lui donner l'argent et récupérer le chocolat. Lorsqu'il arriva au lit avec les palettes et les petites boîtes bien décorées, il vit la photo sur le lit et simplement en voyant le tiroir encore ouvert avec des photos telles que l'enterrement, le camping et plusieurs souvenirs maintenant si loin dans sa mémoire, il réalisa qu'il n'aurait pas le choix de s'expliquer à la jeune femme. Il ferma les yeux et lui donna son chocolat, prennant la photo entre ses doigts pour la regarder. Il tourna le dos à la jeune femme et même si c'était le cas, elle pouvait deviner qu'il tremblait. Il regardait la photo et sa vue commença à s'embrouiller, signe de sa faiblesse encore vis-à-vis leur décès. Il toucha le visage d'Emmy et de Sarah du bout des ongles. Comme ils avaient l'air heureux sur cette photo. Jamais alors on n'aurait pu soupçonner que quelque chose arriverait dans la petite famille d'Aaron Lockhart. Il finit par dire, après un long silence :

"Je n'ai pas envie d'en parler."
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MessageSujet: Re: Visite Surprise [PV Olivia]   Sam 20 Sep - 1:41

    Olivia était restée muette face au comportement d'Aaron. Il fallait dire qu'en plus du fait qu'elle avait son idée en tête, qu'elle était déterminée et que rien ne pouvait l'arrêter dans ses gestes, elle avait été troublée par son attitude. La petite parcelle de jalousie n'était pas perceptive, mais ses regards et sa réflexion si. Elle ne savait pas s'il avait cherché à la brusquer, à quel jeu il semblait jouer, mais pendant quelques secondes, elle s'était sentie prise pour une fille facile. Et bien que ce qualificatif pouvait avoir une certaine véracité, elle se sentait insultée. L'ancienne Olivia l'aurait certainement envoyé sur les roses, même si elle se faisait des idées, ce qui était probable. Cependant, cette Olivia garda son calme et répondit par un silence. Après tout, il fallait reconnaître que c'était elle qui l'avait poussé à répliquer. Elle laissa donc ceci en suspend, sentant ce sentiment inconfortable, avant de l'embrasser et de le provoquer, secrètement rancunière, ainsi que de filer vers sa chambre, après avoir poussé un petit cri de surprise lorsqu'il lui pinça une fesse. Bien heureusement, à son retour, ce sentiment négatif qu'elle ressentait disparu. Il lui suffit d'entendre les mots du chasseur qui la placèrent tout en haut de l'échelle et qui fit partir au loin son rabaissement intérieur. Il lui disait qu'elle était belle, et elle se sentait diva, admirée, une envie de sourire se faisant présente, mais qu'elle ne mit pas à exécution. A la fois flatée et troublée. Sûrement parce que l'auteur ne la laissait pas indifférente. Néanmoins, elle ne pu s'empêcher de rougir devant lui, de rougir discrètement. Et c'est aussi pour cela, en plus de l'excitation du moment, qu'elle l'entraîna dans sa chambre avec force et rapidité. Pour se dégager de ce genre de troubles à la fois physiques et mentales, n'ayant pas l'habitude de recevoir des compliments, surtout d'une personne qui commençait à représentait beaucoup à ses yeux. Une personne qu'elle appréciait réellement. Elle le prouva d'ailleurs dans ses gestes, ses premières volontés étant bien entendu de le surprendre, de montrer toute sa performance, mais aussi de lui donner autant qu'il lui donnait. Elle ne l'obéit d'ailleurs pas quand il se mit à répliquer, profitant de ce moment pour aussi imposer ses propres volontés, pour montrer en quelque sorte son pouvoir, prenant même pendant l'acte suprême ses propres besoins en considération, avant que la situation change. Et elle semblait y être parvenue.

    Eprouvant tout de même de la tendresse pour l'homme, elle lui prouva lorsqu'elle fut étendue dans ses bras, sa tête posée sur son torse, celui ci la serrant contre lui. Plus elle passait de temps avec lui et plus elle se sentait à l'aise, ses craintes disparaissant, et celle ci pouvant se faire plus douce, plus caline, plus réceptive. Bien sûr, cela ne dura pas, son coté de femme imprévisible, pas assez posée reprenant le dessus. Ayant soif d'un nouveau désir à satisfaire, elle fut comblée lorsqu'Aaron obéit à son nouvel ordre. Celui ci aussitôt pris en considération, elle se reposa une nouvelle fois sur le torse du chasseur, se laissant recouvrir. Sauf qu'encore une fois, cette pile électrique réapparue. Et une nouvelle excitation naquit. Celle d'être le centre d'attention de cet homme qui était en pleine conversation téléphonique. Un sourire de petite peste au coin des lèvres, elle commença d'abord par jouer avec son corps, le chatouillant de haut en bas, sur les bras, le torse, le cou. Continuant ensuite sa lancée par des baisers donnés à ces mêmes endroits. Voyant qu'elle ne lui faisait pas assez d'effet, elle utilisa une manière plus forte et mit sa main au niveau de son entre jambe, le provoquant lorsqu'il était encore au téléphone, particulièrement lorsqu'il prenait son air taquin en la qualifiant de gourmande. Téléphone raccroché, elle ne perdit pas de temps et l'embrassa tout de suite, ses lèvres lui ayant visiblement manquées, en seulement peut-être une petite minute, une de ses mains lui tenant le menton. De nouveau le centre d'attention, elle se reposa sur lui, se laissant à présent cajoler, rentrant dans son jeu rempli de douce provocation. S'il y avait bien une chose que les hommes détestaient, c'était la concurrence, c'était qu'on juge leurs performances charnelles. Et ça, la brunette le savait, son expérience jouant en sa faveur. C'est donc avec une certaine forme de sadisme qu'elle le taquina en l'entraînant sur un terrain qui pouvait fâcher, ou avoir pour conséquence une remise en question, ses lèvres non loin des siennes, lui murmurant en réponse.

    C'est Derek en ce moment mais je lui dévoilerai que tu fais partie du top vingt et que par conséquent tu es prioritaire. Lui ça serait plus le top trente.

    Avec toujours dans l'esprit la tentative de le rendre jaloux comme il l'avait rendue secrètement jalouse, de l'agacer, de le provoquer. Lui dévoilant en quelque sorte que ses anciennes conquêtes se comptaient par dizaine. Peut-être que ceci pouvait aussi être interprété comme un dégout de sa propre personne clamé haut et fort. Une possibilité. Ce nombre était plutôt juste, mais sa contestation des performances d'Aaron infondée. Tout comme le fait de le mettre dans le même panier que ses autres conquêtes. Elle lui montra d'ailleurs en l'embrassant juste ensuite, d'une manière très insistante et presque amoureuse. De la tendresse suivant ce petit jeu à la fois sensuel et mesquin. Puis c'est après un calme incessant qu'elle alla vers les confidences, toujours dans ses bras, lui faisant partager son ressenti. Ou même mentant sur son ressenti. Plus ça allait, et plus elle se rapprochait de lui. Ce qui était inquiétant dans la mesure où c'était une éternelle réservée, inabordable, ne voulant rien connaître en rapport avec tout sentiment d'attache, à tout ce qu'il y avait autour : la mission, son immaturité etc... mais aussi par rapport au fait qu'elle ne savait pas si ce ressenti était réciproque, si elle plaisait à Aaron ou si elle était à ses yeux qu'une simple partenaire de jeu. Si donc cet attachement grandissant ne pouvait être que synonyme de souffrance. Ne pouvant pas se résoudre à faire un pas vers lui, ayant une peur du rejet certaine, la majeure partie des personnes l'ayant abandonné, ne sachant pas non plus réellement ce qu'elle pensait de lui et de leur aventure, elle détourna la question qu'elle voulait en fait lui poser. Et elle mentit d'une façon au fond brutale, ayant prévu de le foudroyer s'il tenait un petit peu à elle dans le but de savoir ce qu'il en était. Après tout, s'il voulait plus qu'une relation sans lendemain, il trouverait le moyen de répliquer et d'exprimer son désaccord. Et sinon...sinon la jeune femme saurait enfin faire le tri dans sa tête. Car ce qui était le plus pesant, c'était l'ambiguïté, l'incertitude. Elle ne savait pas ce qu'elle pensait, ce qu'il pensait, ce qui était différent ou non de ses anciennes relations, si elle avait fait une erreur en ayant des rapports avec le chasseur. Elle sortit donc la carte du : on en a pas parlé mais ça s'arrêtera là...continuant tout de même ce jeu taquin qu'ils entretenaient pour mieux lui faire avaler la pilule.

    Je ne sais pratiquement rien de toi si ce n'est que tu t'appelles Aaron, que tu as un sale caractère, que tu parles dans ton sommeil et que tu portes des boxers. Je m'étais promis de ne plus jamais avoir de relations sans lendemain.

    Sauf qu'ils n'eurent pas beaucoup de temps pour en discuter. L'employé de l'hôtel entra pour livrer la commande. Olivia regretta tout de suite le fait d'avoir réclamé son chocolat, ceci gâchant cet instant qui aurait pu lui sembler magique, ou bien insupportable. Elle laissa partir Aaron avec une petite pointe de déception et ne se préoccupa pas non plus de la femme qui venait d'entrer, sa pensée se situant ailleurs, fixant la couverture qu'elle serrait avec force, appréhendant une quelconque réaction de l'homme. Puis, ce fut lorsqu'elle fut toute seule avec elle même que cette réalité non encore très joyeuse se transforma en un effroyable cauchemar, découvrant l'objet même des révélations qu'elle attendait de l'homme avec qui elle venait de passer peut-être les plus bels instants de sa vie, celui ci s'étant occupé d'elle comme jamais on s'en était occupé. Une photo de famille ! Une photo de famille d'Aaron. Celui ci possédait une famille. Il allait de soit que son coeur se serra, à moins qu'il ne se brisa en mille morceaux. Pourquoi ? Pour un millier de raisons. Premièrement, parce qu'en une seconde, elle venait de s'apercevoir, ou plutôt de se mettre à penser qu'il était malhonnête. Il lui avait promis qu'elle ne faisait rien de mal en étant avec lui. Or, il semblait en couple, père de famille. Il ne pouvait pas y avoir de coïncidence, Olivia n'était pas dupe. Cette femme et cette petite fille n'étaient pas une soeur et une petite nièce. Il se pouvait donc qu'il ne soit rien d'autre qu'un incroyable salaud. Après tout, elle ne savait rien de lui et il en était le seul coupable, responsable de la fausse image qu'Olivia pouvait avoir de lui. Deuxièmement, parce que ce n'était pas le fait qu'il était malhonnête qui la brisait. Elle avait déjà connu des cas similaires. Seulement là, le fait qu'elle commence à tenir à lui, à s'attacher était toute la différence. Il lui plaisait cet homme. Et elle venait de s'apercevoir qu'elle ne pourrait jamais être pour lui aussi importante que la femme de la photo l'était : sa femme et la mère de son enfant. Une femme qui était en plus incroyablement jolie, la chasseuse se sentant si misérable et ridicule à coté, manquant cruellement de confiance en elle. Ses raisons étaient bien visibles, seulement, un petit espoir régnait en elle, et elle espérait encore se tromper, espérait encore qu'il n'en soit pas ainsi. Qu'Aaron ne soit pas ce genre d'homme, qu'il tienne un petit peu à elle ou au moins la respecte, qu'elle puisse être importante dans sa vie peut-être, ou peut-être pas, la chasseuse incertaine au niveau de son ressenti et de ses désirs pour lui. Peut-être aurait-il une explication à lui donner, saurait-il faire cesser cette torture mentale. Elle se trouva complètement anéantie lorsque l'homme refit surface, à la fois dégoutée et bouleversée, le regardant comme elle pouvait regarder une ordure, et puis...déjà en sous vêtements. Elle n'avait pas perdu une seconde et commençait déjà à se rhabiller devant lui, assise sur le rebord du lit, ne souhaitant qu'une seule chose : partir. Les seuls mots qui surgirent furent les suivants...dits sèchement.

    J'ai plus très faim tout d'un coup.

    Bien sûr, elle attendait cette fameuse explication. Dans des cas comme ça où toute chose semblait être gâchée, détruite, on ne pouvait que souhaiter la vérité. Apparemment, il ne semblait pas être de son avis, ce qui bien sûr irrita la brunette chamboulée qui maintenant avait les larmes aux yeux, essayant de se contrôler avec énormément de mal. Et qui bien sûr fut révoltée. Il pensait avoir son mot à dire alors qu'il lui avait menti sur une chose si primordiale, l'avait traité comme personne ne l'avait jamais au fond traité, et cette fois d'une manière négative, et pour faire pire que ses anciennes conquêtes, il fallait y aller. Sur le coup, elle avait décidé de le traiter comme le méchant de l'histoire, ne remarquant même pas à quel point il était perturbé, en explosant devant lui, lui parlant d'une manière à la fois brusque et pleine de peine, toujours en train de se rhabiller par la même occasion, posée sur le lit, puis maintenant débout derrière lui en train d'enfiler son pantalon de cuir comme elle le pouvait, ses méninges ne fonctionnant plus correctement, l'émotion ayant pris le dessus chez elle. Et elle démontrait qu'Olivia était loin d'être indifférente, prenant les choses d'une manière atroce, à la fois caractérielle et sensible.

    Hé ba c'est dommage parce que moi j'ai envie d'en parler. Alors tu es quoi ? Un homme marié ?? Tu m'avais promis que je ne faisais rien de mal en étant avec toi...Moi qui pensait que...laisse tomber j'ai vraiment rien compris.

    Elle lui montrait toute sa déception, elle parlait pour lui en lui faisant comprendre ce qu'elle avait déduit toute seule, une chose plutôt fausse, et il ne répliquait pas, se contentant de lui tourner le dos. Un long silence plana, Olivia étant en train de finir de se rhabiller, Aaron toujours dans son instant solennel. Celui ci ne réagissant toujours pas, la chasseuse qui en avait finit avec ses vêtements, encore plus anéantie, lui hurla dessus sans plus aucune pitié, écoeurée par cet attitude lâche ou mesquine.

    Je te parle !!

    Réalisant à quel point elle prenait mal la chose, elle tenta de se calmer, soufflant un bon coup, immobile, puis après une bonne demie minute, elle jeta un dernier coup d'oeil vers la pièce, histoire de vérifier qu'elle n'avait rien oublié. Elle tomba bien entendu sur les menottes qu'elle avait ramené ici, avec quoi elle s'était livrée à une activité bien plus propice au plaisir que celle qu'elle avait en ce moment. Choquée à l'idée de revivre cela en revoyant cet objet maintenant symbolique, elle les laissa là et s'apprêta à prendre la porte d'une manière définitive. Cependant, elle eu un dernier réflexe. Celui de regarder peut-être une dernière fois cette personne qui avait représenté beaucoup à ses yeux, il y avait seulement quelques minutes. Supportant mal que tout finisse d'une manière aussi dramatique, l'attention se fit plus présente envers lui. Et elle remarqua, bien qu'il était de dos par rapport à elle, le fait qu'il tremblait. Assez intriguée, rongée, peinée, attendrie, elle s'avança vers lui, réalisant que même une si grande infidélité et un si grand manque de respect ne méritait pas une si grande indifférence et un si grand mépris de sa part. Soupirant, elle l'entoura avec ses bras, posant son menton sur l'épaule de l'homme et fermant les yeux pendant un certain temps, pleine d'incompréhension mais se fiant plus à son instinct que la fois précédente. Elle lui murmura, comme pour lui demander ce qui se passait...ce qui se passait dans sa tête à lui mais aussi à elle même, ce qui leur arrivait, n'y comprenant plus rien en quelque sorte. Et lui faisant réaliser qu'elle avait besoin de lui, qu'elle tenait à lui...

    Aaron ??

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OLIVIA ELISABETH WOOD
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